26 novembre 2009

Enterrement de première classe pour la RNT

radio-numerique.jpgCoup de grâce pour la Radio Numérique Terrestre ! Initialement prévu à Noël puis envisagé "avant l'été" 2010 à Paris, Marseille et Nice, le lancement de la RNT semble plus que compromis, du moins dans l'immédiat.

Hier, dans un communiqué commun, les 4 groupes privés nationaux de radio ont fait part de leurs "interrogations fortes sur le modèle économique de la radio numérique". Le groupe RTL, NRJ Group, NextRadioTV (RMC & BFM), Europe 1 et les musicales du groupe Lagardère, ont indiqué que "le coût du projet n'est pas compatible avec l'économie du média radio et ne permet pas d'envisager le lancement de la RNT dans de bonnes conditions".

Deux semaines après la remise du rapport de Marc Tessier, qui dénonçait "les risques d'appauvrissement" liés au forts investissements, cette sortie inattendue des radios privées inquiètent les partisans de la RNT. Le Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (SIRTI) qui a dénoncé la "lourde responsabilité qu'impliquerait l'arrêt du chnatier de la RNT.

Le CSA, qui n'a pas souhaité commenter cette prise de position, a lancé lundi 4 groupes de travail pour préparer le basculement numérique du média.

 

+ Pour en savoir (un peu plus), écoutez la fin du Journal de la nuit de France Culture (à partir de 8'30) présenté par Antoine Marette.

 

17 juillet 2009

Alexandre Bompard : "Première étape largement remplie"

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Le PDG d’Europe 1 clôt sa saison avec une audience cumulée de 9,1 points en avril-juin. Alexandre Bompard fait le bilan de sa première saison radio.

CB News : Comment jugez-vous les retombées d’audiences de la relance d’Europe 1 ?
Alexandre Bompard :
Nous sommes dans une dynamique vertueuse ! Dans un média d’habitude, où il est risqué de changer radicalement une grille, la première année de notre relance a été saluée par 4 vagues d’audiences successives en hausse par rapport à l’année précédente. On est passé de 8,8 points d’audience cumulée entre avril et juin 2008 à 9,1 à avril-juin 2009 avec un pic à 10 points en novembre-décembre 2008. Nous terminons l’année avec une audience moyenne sur la saison à 9,4 points (contre 9,0 points l’année dernière). Avoir progressé de plus de 20% sur les CSP+ et les 25-49 ans et avoir renouvelé notre public aussi rapidement est une performance. Ce sont donc d’excellents résultats surtout dans un marché radio est en contraction.

Vous avez nettoyé l’image d’Europe 1 et fait oublier le surnom de « Radio Sarko » qui lui avait été attribuée en 2007. Fier de ce changement qualitatif ?
AB :
Ce dont je suis surtout fier c’est d’avoir réussi la première étape de notre relance, celle du repositionnement comme radio généraliste, présente sur tous les piliers éditoriaux : l’info, bien-sûr, mais aussi le sport, le divertissement et la musique, etc. Je voulais également que notre antenne redevienne événementielle. On y est assez bien parvenu sur l’info mais aussi dans nos partenariats ou dans nos délocalisations en Province qui nous ont permis de renouer le lien avec nos auditeurs. La première étape est donc largement remplie. Il s’agit maintenant d’accélérer ce mouvement l’année prochaine.

Comment cela s’est-il répercuté sur votre chiffre d’affaires publicitaire ?
AB :
Le marché de la publicité est très mauvais. Notre chiffre d’affaires est en légère baisse mais il y a beaucoup de signes rassurants. Notre relance éditoriale et le travail de notre régie nous ont permis de gagner des parts de marché par rapport à nos concurrents. Nous avons augmenté notre nombre d’annonceurs et capté des marques qui n’étaient jamais venues en radio. Au global même si ce n’est pas satisfaisant, nous nous en tirons mieux que les autres.

 

Entretien publié le 20 juillet dans CB News.

29 juin 2009

RTL prépare l’après-Duroux

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Avec le départ d’Axel Duroux pour TF1, lastation perd  une stratégie claire incarnée par un manager charismatique. A travers la nomination de son successeur, RTL Group doit définir l'évolution du statut de sa filiale radio.


Lundi 15 juin, 19h22, quelques minutes avant que ne débute la cérémonie du Grand Prix des Médias 2009 de CB News, un communiqué de TF1 annonce la nomination au poste de directeur général de la Une d’Axel Duroux, le président du directoire du groupe RTL. Au pavillon Dauphine, où se déroule la soirée, Vincent Parizot, venu chercher le prix de la meilleure émission, et les attachés de presse de la station dissimulent mal leur embarras face à ce départ surprise. Car en effet, personne ni à RTL ni ailleurs ne s’attendait à ce transfert, probablement le plus important du mercato 2009.

Pour TF1, Axel Duroux, ancien dirigeant d’Endemol France, est une jolie prise. La Une, qui souffre notamment de l’usure de ses programmes phares, compte sur cet homme de contenu pour créer les émissions emblématiques de la décennie à venir et relancer la chaîne. Du côté de RTL, on se veut rassurant. En 2009, la radio a conforté son leadership tant au niveau de ses audiences que de ses recettes publicitaires. « Nous somme très sereins. Axel a solidement armé l’entreprise pour l’avenir. Il ne serait jamais parti si la station avait été en danger », explique un porte-parole de la station.

Pourtant, rue Bayard, on accuse le coup de cette nouvelle aussi dure qu’inattendue. « C’était un excellent patron. Un manager intelligent qui a su dès son arrivée donner à la radio un dynamisme et une ligne stratégique bien construite. Il a parfaitement rempli la mission qui lui avait été confiée », analyse un ancien haut dirigeant de la radio luxembourgeoise. En 2005, quand Duroux pend les rênes de RTL, la station a été remise sur les rails par Robin Leproux après l’incident Stéphane Duhamel qui avait tenté d’imposer, aux forceps, un rajeunissement de l’audience. NRJ en avait alors profité pour ravir la place de première radio de France. Axel Duroux doit consolider le bilan de son prédécesseur et accélérer les coups. Il excelle dans l’exercice et muscle la grille en embauchant notamment Christophe Hondelatte pour le matin ou Laurence Ferrari le week-end. Parallèlement à l’antenne, il travaille à la diversification, en lançant une quatrième station (RTL-L’Equipe) et en se plaçant sur le marché des paris en ligne avec la Française des jeux. Mais, en interne, on sait depuis longtemps que les perceptives d’évolution au sein du groupe sont maigres pour ce dirigeant ambitieux. Après avoir repoussé plusieurs fois les avances de TF1, il finit par céder. Il laisse une entreprise solide sans avoir désigné de successeur logique.

Aujourd’hui, RTL Group, la maison mère, s’active pour trouver un remplaçant à Duroux qui a quitté ses fonctions dès le lundi 15, effectuant depuis son domicile ses 3 mois de préavis pour pouvoir rejoindre TF1 mi-septembre. En tant que président du conseil de surveillance de la station, Rémy Sautter a la lourde tache de dénicher le nouvel homme fort de la rue Bayard. Mais l’ombre de Nicolas de Tavernost, le président de M6, l’autre filiale française de RTL Group, plane sur ce choix. « Il est évident que Rémy Sautter ne fera pas l’économie de l’avis de ce grand connaisseur du PAF », explique un expert, rappelant que du fait de l’actionnaire commun les deux hommes se connaissent bien (Tavernost siège au conseil de surveillance de RTL tandis que Rémy Sautter est membre de celui de M6). Du côté de la chaîne qui monte (où Nicolas de Tavernost n’a pas souhaité répondre à nos questions), on imagine mal que le nouveau patron de RTL ne partage pas « la même communauté de pensée » que Tavernost. Tout est dit !

Stratégique, la direction de RTL est un poste qui suscite la convoitise. De nombreuses personnalités ont fait connaitre leur intérêt. Mais les connaisseurs de la maison savent que l’actionnaire aime à privilégier les solutions internes. On pense d’abord à Jean-Michel Kerdraon et à Jacques Esnous, les deux autres membres du directoire qui assurent aujourd’hui l’intérim. Mais ils ne possèdent pas forcément les qualités de gestionnaire, la vision sur les programmes et l’entregent politique pour assumer la fonction à la veille d’une campagne présidentielle. Du coup, c’est un autre nom qui revient régulièrement : celui de Christopher Baldelli. Cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé connait bien la télévision. Après avoir été directeur général de France 2, il préside désormais les chaînes thématiques du groupe M6 (Paris Première, Téva, M6 Music…). Un profil idéal que cependant Nicolas de Tavernost n’a pas l’intention de laisser filer, même dans une entreprise cousine.

Mais, en sous-marin, se joue aussi l’influence de Nicolas de Tavernost sur RTL. « Pour garder son indépendance, Axel Duroux s’était opposé aux projets de rapprochement des régies de M6 et IP. L’arrivée de Baldelli pourrait relancer ce projet », analyse un ex-cadre sous couvert d’anonymat. La fusion des deux entreprises parait compliquée puisque RTL Group, qui possède 100% de RTL France, ne détient que 48,55% du groupe M6. Mais le rapprochement des régies serait en revanche pertinent en terme commercial en ces temps de campagnes 360. A travers la succession de Duroux, c’est aussi la stratégie à long terme du groupe que doit trancher l’actionnaire luxembourgeois.

 

Article publié dans le CB News du 29 juin 2009.

27 mai 2009

LCI Radio, RTL - L’Equipe et Europe1 Sport seront diffusés en RNT

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Les sages du CSA ont rendu public hier les radios qui seront autorisées à diffuser en numérique terrestre dès la fin d’année 2009 dans trois villes: Paris Marseille et Nice. Les résultats des 16 autres villes seront dévoilés ultérieurement. Conformément à la loi, les stations qui possédaient déjà une fréquence hertzienne dans une ville étaient prioritaire pour une autorisation RNT. 377 candidatures avaient été déposées au terme de l’appel d’offre. L’enjeu était donc de voir quels nouveaux formats allaient être retenus et quelles stations disposeraient désormais d’une couverture nationale. Les Sages ont choisi 55 stations à Paris, 41 à Marseille (contre 32 en FM) et 40 à Nice (contre 29 aujourd’hui). L’information est à l’honneur puisqu’un ticket dans les trois villes a été accordé à LCI Radio, le format 100% info porté par le groupe TF1. Côté sport, RTL-L’équipe et Europe 1 Sport vont entamer une longue bataille sur le sport sur l'ensemble du territoire et tenter de concurrencer RMC sur le créneau. R2O, nouveau format consacré au 10-15 ans, a obtenu une triple autorisation. A noter que Oüi FM, Radio FG, Radio Nova, FIP, RFI, Jazz Radio et TSF Jazz, entre autre, ont obtenu une triple autorisation. La liste complète est à lire sur le site du CSA.

27 avril 2009

Radio : La grille idéale existe, nous l’avons faite

1011.jpgLes audiences radio de janvier/mars ont permis de dresser la liste des tops et des flops de la saison. De quoi imaginer la meilleure programmation possible. Un exercice auquel nous nous sommes prêtés en toute liberté.

 

7h-9h30

Dans une radio rêvée, le matinale serait évidemment calquée sur celle des généralistes tant l'écart à cette heure-là avec les musicales est important. Pour diriger le 7h-9h30 le plus puissant, un directeur des programmes audacieux se devrait de proposer un tandem composé de Nicolas Demorand et Jean-Jacques Bourdin. Evidemment, l'idée même de ce duo fait sourire tant les deux hommes ont des profils opposés. Pourtant, malgré leur longévité, le présentateur de France Inter et celui de RMC ont fortement progressé depuis un an. Pour sa troisième saison aux commandes du 7/10 de la station publique, Demorand a fait progresser sa case de plus de 15% entre janvier et mars par rapport à la même période de 2008. Chaque jour 1,44 millions de Français se réveillent au son de sa voix. Avec un gain de 130 000 auditeurs, France Inter talonne désormais RTL. La tendance à la hausse est identique pour RMC. A l'antenne depuis 2001, Bourdin & co progresse encore de 7% en un an, avec 631 000 auditeurs en moyenne. L'émission améliore ses parts de marché sur toutes les cibles et enregistre de faibles variations d'audiences entre 7h00 et 11h00.

Derrière ses deux valeurs sûres, Marc-Olivier Fogiel apparaît comme un joker de luxe. Complètement refondue cette saison, Europe 1 a en effet fait une bonne opération en le recrutant, la greffe ayant prise entre le public et le journaliste. L'émission Europe1 Matin s'est vite installée et a progressé de 8% sur un an. La station enregistre une part d'audience record de 10,8 % entre 7h00 et 9h30. La seule raison d'exclure Fogiel de notre grille est son manque d'ancienneté.  S'installer en radio prend du temps. Or, d'un caractère ambitieux, le journaliste semble avoir envie d'ailleurs... Sur RTL, Vincent Parizot a en revanche eu du mal à faire oublier Christophe Hondelatte en début de saison. Même s'il a légèrement progressé entre janvier et mars (+2% par rapport à novembre/décembre), le journaliste ne figure donc pas dans notre grille idéale.

La présence d'un humoriste s'impose bien évidemment. Chroniqueurs et imitateurs font les pics d'audience des toutes les généralistes. Sur Europe1, Nicolas Canteloup a gagné 50 000 auditeurs (à 12,4% de PDA), et le retour de Laurent Gerra sur RTL s'est transformé en plébiscite (+120 000 auditeurs en septembre-mars). Mais ces deux là ne font pas le poids face à la percée du trublion le plus haï des politiques, Stéphane Guillon. Celui-ci est bel et bien l'humoriste de la saison. Bien que programmée uniquement trois fois par semaine, son Humeur de 7h55 a gagné 160 000 auditeurs. Alors évidemment il est tentant de mettre Guillon dans notre grille, au risque de se faire mal voir d'un exécutif très rétif à ses billets. Etant donné le contexte actuel sur le marché de l'emploi, nous optons plutôt pour Nicolas Canteloup, tout aussi moqueur mais peut être moins "méchant", qui a l'énorme atout d'être le deuxième podcast le plus téléchargé du pays (selon iTunes).

Concernant l'interview politique, notre cœur balance. Nicolas Demorand et Jean-Michel Aphatie sont au coude-à coude avec chacun 1,8 millions d'auditeurs. Nous misons néanmoins sur Demorand, dont les invités sont plus variés (universitaires, technocrates internationaux, etc.). Pour présenter les journaux, en revanche, aucune hésitation. Notre choix se porte sur Fabrice Drouelle, de France Inter. Son journal de 8 heures est suivi par 2 millions d'auditeurs. Il est la voix la plus écoutée de France, toutes stations confondues ! Du côté des revues de presse, Pascale Clark (RTL) et ses 1,81 millions d'auditeurs quotidiens est incontournable, même si l'exercice proposé par Frédéric Pommier sur France Inter a le mérite de renouveler sensiblement  le genre.

A plusieurs reprises nous ferions un décrochage en région pour un journal local en nous appuyant sur le réseau France Bleu (+11% sur un an). Le tout agrémenté de quelques morceaux de musique classique puisque le 8/10 heures de Radio Classique a progressé de 28,6% en janvier/mars 2009 par rapport à la même période 2008. Enfin, pour la demi-heure culturelle de 9h/9h30 devenue très concurrentielle, on se laissera tenté par la bande de spécialistes de RTL qui fidélisent chaque jour 1,68 millions d'auditeurs en cumulés.

 

9h30-20h

Pour remplir les journées, une double stratégie s'impose. En matinée, les audiences prouvent qu'il vaut mieux programmer des stars. A 9h30, l'inusable Michel Drucker s'est rapidement installé. Europe1 Découvertes rassemble 778 000 auditeurs en moyenne entre janvier et mars 2009. Il faudrait être fou de s'en priver. A10h30, nous enchaînons avec Julien Courbet. Le Zorro de la télé est un phénomène radio. Avec 1,51 million d'auditeurs cumulés, Ca peut vous arriver réalise deux fois plus d'audience que le premier de ses challengers. Parfaitement stable sur un an, Courbet est devenu une institution qui ne doit pas nous échapper ! A 11h30, nous confions une plage de divertissement à Stéphane Bern. Sa bande du Fou du roi rassemblent 1,03 millions d'auditeurs de 13 ans et plus. Le programme a trouvé un second souffle et a gagné 9% d'audience par rapport à la saison précédente. Le bon sens voudrait que l'on cale ici une plage de rap car, sur Skyrock, l'émission Rap RNB non stop est une des plus fortes audiences de la station. 349 000 jeunes y sont branchés à cette heure là (+18% sur un an). C'est à peine moins que la libre antenne de Difool le soir !

L'après-midi, nous pourrions nous contenter de copier les programmes France Inter, car l'ensemble des émissions ont des progressions à deux chiffres sur un an : 2000 ans d'histoires (+33%),  Là-bas si j'y suis (+23%), Nonobstant (+29%) ou Et pourtant, elle tourne (+40%). Difficile pour les programmateurs que nous sommes de faire notre choix parmi ces programmes de contenus. A moins de caler des programmes musicaux. Pascal Langlois de RTL2 pourrait se voir confier une case puisqu'il a progressé de 6% sur un an. En milieu d'après-midi, nous donnerions volontiers  sa chance au Duo des non de Sud Radio (+31%, 165 000 auditeurs) ou à Didier Raynal de Rires et Chansons (105 000 ac, +7%). Autre possibilité, Laurent Ruquier, qui a relancé avec succès son émission d'Europe 1. On va se gêner a récupéré 10% d'auditeurs en plus (avec 589 000 ac au total). Pour notre 18/20 heures, nous jouerions la proximité. Les auditeurs, qui délaissent les grandes tranches d'actualité du créneau des généralistes, apprécieront de rentrer chez eux en écoutant des radios locales dans leurs voitures. Outre l'info-trafic, Les Indépendants leur proposent des bons plans pour sortir dans leur région. Un format qui fonctionne puisque, entre 18 et 20h, la centaine de stations du GIE rassemblent 622 000 auditeurs.

 

20h-00h

Difficile dans une grille idéale de se passer, en soirée, d'une bonne dose de sport et surtout de football pour attirer des auditeurs. Les trois grandes généralistes privées en font d'ailleurs l'alpha et l'oméga de leur grille entre 20h et 23h. Avec des fortunes diverses. Dès lors, qui privilégier entre la soirée de RMC avec Coach Courbis et Integrale Foot, celle de RTL avec RTL Foot ou d'Europe 1 avec Europe1 Foot et le club Sports ? Les émissions de RMC, sans aucun doute, pour nous assurer un maximum de résultats. Ainsi, l'émission Coach Courbis diffusée entre 20h et 22 h attire chaque quart d'heure 169 000 auditeurs selon les derniers chiffres Médiamétrie. En progression de 55% sur un an. C'est le meilleur score dans les radios généralistes à cette heure là. Et entre 22h et minuit Intégrale foot est aussi devant les émissions concurrentes de RTL et d'Europe 1. RMC rassemble 173 000 auditeurs, contre 148 000 sur Europe 1 et 85 000 sur RTL qui est la seule des trois radios à perdre du terrain sur un an (-41%). De quoi envisager peut-être un chamboulement de la grille du soir la saison prochaine. Car si RTL avait été portée au départ par sa soirée, elle est aujourd'hui en baisse réelle sur cette tranche horaire.

Mais pour contrer la concurrence, l'alternative de la contre-programmation est également séduisante... A l'image de ce que fait France Inter et qui fonctionne plutôt pas mal, même si les émissions ont accusé un léger recul sur un an entre janvier-mars 2008 et janvier-mars 2009. Avec 303 000 auditeurs par quart d'heure moyen entre 21h et 22h, l'humeur vagabonde de Kathleen Evin devance tous ses concurrents  et progresse de 22 % sur un an. De même, les trois émissions qui se succèdent chaque heure jusqu'à minuit attirent en moyenne 143 000 auditeurs chaque quart d'heure.

L'autre match du soir est celui des émissions de libre-antenne sur les radios musicales. Et l'affrontement oppose trois radios qui sont largement devant les autres. Il s'agit de Skyrock, NRJ et Fun Radio. Ainsi, pour bâtir notre grille,  nous confierions l'antenne à Difool et son émission pour être sûr de plaire aux auditeurs puisque l'émission devance toutes les radios chaque soir en attirant 331 000 personnes par quart d'heure entre 21heures et minuit. Devant NRJ (129 000 auditeurs) et Fun Radio (96 000).

 

Ecrit avec David Medioni et publié dans le CB News 1011 en kiosques le 27 avril 2009.

02 mars 2009

Guillon/Aphatie : Sous les mots, les chiffres !

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La polémique entre l'humoriste de France Inter et le journaliste politique de RTL masque un duel acharné entre les deux stations.

La semaine dernière, les petites phrases ont fusé et les oreilles ont sifflé. Jean-Michel Aphatie, l'interviewer politique de RTL, et Stéphane Guillon, l'humoriste matinal de France Inter, ont échangé une flopée d'amabilités. Le premier critiquait ouvertement une chronique du second remontant au 17 février et consacrée à Dominique Strauss-Kahn. Guillon avait alors conseillé à toutes les salariées de la station publique de se cacher avant l'arrivée dans les studios du président du FMI, récemment mis en cause dans une affaire d'adultère. Quelques minutes plus tard, DSK s'est ému en direct d'un humour qui est "principalement de la méchanceté".

Un avis partagé par Jean-Michel Aphatie qui, quelques jours après, expliquait sur son blog que "Guillon est tout simplement méchant. Chez lui, les mots sont des balles, il est direct et carré, il veut faire mal, il fait mal, c'est son boulot, c'est son emploi, il le remplit." La réplique ne s'est pas fait attendre. Dès le lendemain, le snipper lui répondait (assez violemment d'ailleurs) à l'antenne : "Il faut comprendre ses aigreurs et ses complexes ! (...) Nous, à France Inter, on ne dézingue jamais RTL. Eddy Merckx ne critiquait pas Poulidor." L'humoriste transformait habilement cette polémique en un duel entre deux concurrents directs.

 

Aphatie a perdu 200 000 auditeurs

Car en effet derrière cette passe d'armes se dissimule une bataille acharnée pour le leadership entre 7h50 et 8h00. Largement en tête ces deux dernières saisons, L'invité de RTL se fait grignoter depuis la rentrée des parts de marché sur ce quart d'heure stratégique (qui devance le pic d'audience de 8h/8h15). Jean-Michel Aphatie a perdu presque 200 000 auditeurs en un an tandis qu'au même moment France Inter et Europe 1 en ont gagné chacune 200 000. Pis, malgré ses 1,766 million d'auditeurs, le quart d'heure politique de la rue Bayard a été devancé lors de la dernière vague par L'humeur de Stéphane Guillon qui compte désormais 1,868 millions de fidèles. L'évolution de l'audience n'arrange certainement pas les affaires d'IP France, la régie de RTL, qui commercialise son spot de 30s entre 7h30 et 8h00 17 300 € brut H.T., contre 15 800 € brut un an plus tôt. La perte d'audience ne justifiant plus frocément la hausse tarifaire (IP justifie cela en raison de l'absence de pub sur France Inter). Bref, la poussée de Guillon énerve non seulement l'interviewer Apathie, mais également l'ensemble de la rue Bayard.

 

Article publié dans le CB N° 1003 (2 mars 2009)

08 février 2009

"Europe 1 a aligné ses tarifs publicitaires sur sa hausse d'audience"

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Frédéric Hergaux, directeur des achats radios chez ZenithOptimedia (Publicis Group), analyse les conséquences tarifaires du succès de la relance d'Europe 1.

 

On a beaucoup parlé de la remontée en audiences d'Europe 1. S'est-elle accompagnée d'une hausse des tarifs publicitaires ?

Frédéric Hergaux : Effectivement, les tarifs bruts des espaces d'Europe 1 ont augmenté depuis novembre. En raison de la hausse d'audience observée sur novembre/décembre, la régie a revu à la hausse en février les prix qu'elle avait fixé en janvier pour garder le même coût/puissance. On peut même sourire de la parfaite similitude entre les deux augmentations. Alors que les audiences ont progressé de 9% en moyenne (entre 6% et 12% selon les cibles entre novembre/décembre 2008 par rapport à septembre/octobre de la même année). Et les tarifs, eux, ont grimpé de ... 9% !

 

La station avait-elle fait de même quand les audiences déclinaient ?

Les médias ont tous tendance à maintenir à tout prix leur coût GRP et donc à faire aussi baisser leurs tarifs quand ça va mal. Mais là, globalement les généralistes se portant bien, elles peuvent profiter du mouvement pour attaquer l'année dans de bonnes conditions pour elles.

 

Vous voulez dire qu'Europe 1 est en bonne position pour négocier les tarifs avec les centrales d'achat ?

Lagardère a été fragilisée par la perte du GIE Indépendants et par la baisse des musicales. Elle n'est plus dans une position forte pour résister aux négociations des régies.

 

Y-a-t-il une volonté de certains annonceurs de communiquer sur Europe 1 juste parce que la station se relance ?

(rires) Les critères affectifs jouent peu dans le business ! Mais globalement la remontée des généralistes dans son ensemble plaît aux annonceurs qui cherchent de la puissance. Plus le média en offre, mieux c'est ! Mais le marché raisonne sur le coût GRP, presque uniquement. Le reste importe peu.

 

Interview réalisée pour TarifMédia, le 4/02/2009.

15 janvier 2009

Audiences radio : les généralistes en forte hausse, les musicales en nette baisse.

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L’écart s'est fortement creusé entre les musicales et les généralistes en novembre et décembre, selon les chiffres publiés ce matin par Médiamétrie. En un an, les généralistes ont pris 1 million d’auditeurs aux musicales. La riche actualité du mois de novembre (présidentielle américaine et élection socialiste) est une des explications mais elle ne doit pas être une excuse facile pour les musicale puisque la tendance était observée depuis plusieurs vague.

Les chiffres du jour confirment la relance d’Europe 1 qui gagne 537 000 auditeurs en un an et atteint 8,4% de pda. La rue François-Ier profite de la hausse de sa Matinale (grâce à Canteloup) et à Laurent Ruquier. En revanche, son arrivée sur le foot en soirée ne convainc pas. France Inter réussit l’autre bonne performance de la période. Avec 5,55 millions d’auditeurs cumulés (ac) et 9,1% de part de marché, Inter finit à un souffle de NRJ, le deuxième du classement toujours dominé par RTL, stable avec 6,5 millions d'ac. La rue Bayard rattrape une rentrée un peu décevante. RMC continue tranquillement son inexorable ascension et France Bleu est proche de ses meilleurs scores.

Côté musicales, hormis Skyrock qui progresse de 276 000 auditeurs et Rires et Chansons, toutes les autres stations sont en baisse. NRJ perd 380 000 auditeurs sur un an mais regagne quelques points par rapport à septembre-octobre 2008. Ce leger mieux signifie-t-il que la radio de  Jean-Paul Baudecroux a stoppé son hémorragie ? Réponse à la publication des prochains chiffres !

Sur les cibles jeunes, Fun Radio et Virgin Radio enregistrent de réelles contre-performances. Chez les adultes, Chérie FM et RTL2 sont également en net retrait. A noter également la légère baisse des thématiques et des locales sur un an. France Info n’a pas su profiter de l'actualité et cède du terrain (- 232 000 auditeurs en un an). Les Indépendants, eux, sont en légère baisse (-65 000 auditeurs). Et Radio Classique enregistre la meilleure performance depuis sa création avec 925 000 auditeurs.

18 décembre 2008

Arthur : "Oüi FM va devenir 'plus libre plus rock' "

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Le CSA a acté mardi 16 décembre 2008 le rachat de la station rock parisienne Oüi FM par Arthur. Hier, l’animateur a expliqué à CB News son projet pour la station.

 

CB News : Vous venez d’acquérir Oüi FM. Que comptez-vous en faire ?

Arthur : Eh bien figurez-vous qu’on va continuer à en faire une radio rock ! (rires) Le nouveau slogan c’est "Oüi FM, plus libre, plus rock". On ne touchera pas à la ligne musicale très pointue de Oüi qui a trouvé son public depuis longtemps. Avec Michael Gentile, qui reste à la tête de la station, nous allons tenter de redonner un esprit rock à la grille en développant des émissions dans le style de Rock'n'Roll Circus qui a fait naître Kad et Olivier. Parallèlement, nous allons travailler à consolider la marque qui est très forte et très appréciée. Nous sommes déjà en train de terminer une campagne de com’ sympa sur le rachat avec Leg, l’agence de la station, qui sera diffusée très prochainement dans Libération, Les Inrocks... Nous souhaitons aussi retravailler le logo.

 

CB News :  Prévoyez-vous de faire de l’antenne sur Oüi FM ?

Arthur : Non, cela n’est pas d’actualité. Je n’ai pas acheté cette radio pour cela. Je vais faire travailler les équipes en place.

 

CB News : Parce que vous n’avez pas forcément le même public que celui de la station ?

Arthur : Non parce qu’il ne faut pas tout mélanger.

 

CB News : Quels sont vos axes de développement ?

Arthur : Cette radio était en danger de mort. Elle doit être relancée pour regarder rapidement des points d’audience en Ile-de-France. On mise sur la RNT pour se développer géographiquement. Mais pour s’étendre encore plus rapidement en Province, nous envisageons également de demander de nouvelles fréquences FM au CSA. Je vais aussi faire installer des caméras dans les studios et construire un studio de télé dans la radio. Pas pour faire une télé réalité avec les animateurs de la station, mais pour nous développer sur le web ! (rires) On devrait signer des partenariats avec MySpace. Si on arrive à faire coexister la radio et le web, ce sera déjà pas mal ! Voilà pour le développement mais, dans son format actuel, Ouï FM est déjà rentable.

 

CB News : Quel sera le chiffre d’affaires de Oüi en 2008 ?

Arthur : 4 millions d’euros environ.

 

CB News : A partir du 1er janvier, la commercialisation de la station sera partagée entre TF1 (via le GIE des Indépendants) et Lagardère. Envisagez-vous de regrouper l’ensemble de vos activités commerciales, chez TF1 Publicité par exemple ?

Arthur : Notre contrat avec Lagardère court jusqu’à juin 2009. Il n’y a pas de problème avec nos rentrées publicitaires, notre système de régie fonctionne bien.

 

CB News : Comment se sont passées les négociations avec Virgin ?

Arthur :Rapidement. En 10 jours c’était plié ! Richard Branson souhaitait vendre la station depuis qu’il avait donné une licence d’exploitation de son nom à Lagardère. Nous avons été les derniers à nous intéresser au dossier. Nous avons raflé la mise car nous étions solide, sérieux. Le CSA a apprécie qu’un homme, français, qui a fait de la radio pendant 22 ans rachète une station indépendante à un groupe anglais !

 

CB News :  Combien avez-vous acheté la station ?

Arthur : Quelques millions d’euros. Il a fallu que je vide mon codevi ! (rires)

 

CB News :  Allez-vous continuer les acquisitions en 2009 ?

Arthur : Là, on va se calmer et consolider nos actifs.

30 juin 2008

Télé : Ce qui va changer à la rentrée

Des transferts en veux-tu en voilà, de nouvelles têtes en séries et, partout, de nouvelles émissions. A partir de septembre, un vent de nouveautés va s'abattre sur vos écrans. Si vous avez raté une étape, voici un récapitulatif de ce mercato de folie afin de mieux comprendre ce qui vous attend à la rentrée.

 

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TF1 révolutionne son info

Sans doute le changement le plus marquant de la saison. Après 21 années aux commandes du JT, Patrick Poivre d'Arvor a été débarqué du 20 heures de la Une. Pour remplacer PPDA, la chaîne a rappelé Laurence Ferrari. A 42 ans, la jolie journaliste devient nouvelle reine de l'info de TF1 en semaine. Les éditions du week-end seront toujours assurées par Claire Chazal.

Pour remplacer Laurence Ferrari pendant ses congés, la première chaîne a confirmé Harry Roselmack. Le "joker" continuera à présenter 7 à 8, mais seul, puisque Anne-Sophie Lapix, son ex-collègue, part vers Canal+. Le joker des JT du week-end se nomme Julien Arnaud. Nouvelle tête également à la direction de l'information de TF1 : Jean-Claude Dassier (de LCI) remplace Robert Namias.

Deux nouveautés pour finir. Jean-Pierre Pernault présentera Combien ça coûte chaque samedi à 18 heures. Aux manettes du Droit de Savoir, la remplaçante de Charles Villeneuve (parti au PSG) s'appelle Magalie Lunel.


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Courbet sur France 2
Suite au départ prévu depuis plus d'un an de Laurent Ruquier, une grosse bataille a secoué le PAF. De nombreux animateurs lorgnaient sur la case quotidienne d'access prime time. C'est Julien Courbet qui a emporté les suffrages de la direction de France Télévisions. Le Zorro de la télé présentera un magazine de service du lundi au jeudi, Service Maximum.

Le vendredi, il laissera sa place à Christophe Hondelatte qui animera une émission culturelle, Vendredi si ça me dit.

Daniel Picouly prendra le relais le vendredi en deuxième partie de soirée avec un magazine littéraire. Le projet de Nicolas Demorand, le journaliste de France Inter, a finalement été abandonné en raison d'un nébuleux désaccord financier.

 

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Un nouveau Soir 3
Marie Drucker passe sur France 2 pour devenir le joker de Laurent Delahousse le week-end. Du coup, c'est Carole Gaessler qui récupère le journal du Soir. Sinon, rien de nouveau. Julien Lepers et Georges Pernoud seront toujours au rendez-vous !

 

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M6 perd ses têtes
Gros gadin pour la petite chaîne qui monte. Ses deux animateurs-phares ont choisi de tourner une page dans leur carrière. Virginie Efira, la pétillante animatrice de Nouvelle Star, veut se concentrer sur la comédie. Elle va tourner une grande émission d'humour (genre Les Nuls, l'émission) avec les délirants Omar et Fred pour Canal+. Marc-Olivier Fogiel arrête tout simplement la télé pour se consacrer à la matinale d'Europe 1. M6 ne leur a pas encore trouvé de remplaçants.
Autre départ : celui de Véronique Mounier (L'Amour est dans le pré).

 

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Deux blondes à Canal + !

En plus de Virginie Efira, Anne-Sophie Lapix rejoint Canal+. Sur la chaîne cryptée, la journaliste y présentera le magazine politique Dimanche+. Grand jeu de chaises musicales en interne :  Samuel Etienne quitte L'Edition Spéciale qui échoie à Bruce Toussaint. Maïtena Biraben reprend La Matinale.

 

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Ils ont raté le mercato
PPDA, qui quitte le plus prestigieux poste du PAF pour ... rien. Mais sa marionnette sera toujours aux commandes des Guignols .
Samuel Etienne, qui a postulé partout, arrive sur France 3. Il présentera un magazine politique le vendredi soir à 23h00. Autant dire, pas grand chose...
Olivier Minne, complétement absent de la grille de rentrée de France 2.

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