17 juillet 2009
Alexandre Bompard : "Première étape largement remplie"
Le PDG d’Europe 1 clôt sa saison avec une audience cumulée de 9,1 points en avril-juin. Alexandre Bompard fait le bilan de sa première saison radio.
CB News : Comment jugez-vous les retombées d’audiences de la relance d’Europe 1 ?
Alexandre Bompard : Nous sommes dans une dynamique vertueuse ! Dans un média d’habitude, où il est risqué de changer radicalement une grille, la première année de notre relance a été saluée par 4 vagues d’audiences successives en hausse par rapport à l’année précédente. On est passé de 8,8 points d’audience cumulée entre avril et juin 2008 à 9,1 à avril-juin 2009 avec un pic à 10 points en novembre-décembre 2008. Nous terminons l’année avec une audience moyenne sur la saison à 9,4 points (contre 9,0 points l’année dernière). Avoir progressé de plus de 20% sur les CSP+ et les 25-49 ans et avoir renouvelé notre public aussi rapidement est une performance. Ce sont donc d’excellents résultats surtout dans un marché radio est en contraction.
Vous avez nettoyé l’image d’Europe 1 et fait oublier le surnom de « Radio Sarko » qui lui avait été attribuée en 2007. Fier de ce changement qualitatif ?
AB : Ce dont je suis surtout fier c’est d’avoir réussi la première étape de notre relance, celle du repositionnement comme radio généraliste, présente sur tous les piliers éditoriaux : l’info, bien-sûr, mais aussi le sport, le divertissement et la musique, etc. Je voulais également que notre antenne redevienne événementielle. On y est assez bien parvenu sur l’info mais aussi dans nos partenariats ou dans nos délocalisations en Province qui nous ont permis de renouer le lien avec nos auditeurs. La première étape est donc largement remplie. Il s’agit maintenant d’accélérer ce mouvement l’année prochaine.
Comment cela s’est-il répercuté sur votre chiffre d’affaires publicitaire ?
AB : Le marché de la publicité est très mauvais. Notre chiffre d’affaires est en légère baisse mais il y a beaucoup de signes rassurants. Notre relance éditoriale et le travail de notre régie nous ont permis de gagner des parts de marché par rapport à nos concurrents. Nous avons augmenté notre nombre d’annonceurs et capté des marques qui n’étaient jamais venues en radio. Au global même si ce n’est pas satisfaisant, nous nous en tirons mieux que les autres.
Entretien publié le 20 juillet dans CB News.
07:51 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe 1, radio, audiences, médias
08 février 2009
"Europe 1 a aligné ses tarifs publicitaires sur sa hausse d'audience"
Frédéric Hergaux, directeur des achats radios chez ZenithOptimedia (Publicis Group), analyse les conséquences tarifaires du succès de la relance d'Europe 1.
On a beaucoup parlé de la remontée en audiences d'Europe 1. S'est-elle accompagnée d'une hausse des tarifs publicitaires ?
Frédéric Hergaux : Effectivement, les tarifs bruts des espaces d'Europe 1 ont augmenté depuis novembre. En raison de la hausse d'audience observée sur novembre/décembre, la régie a revu à la hausse en février les prix qu'elle avait fixé en janvier pour garder le même coût/puissance. On peut même sourire de la parfaite similitude entre les deux augmentations. Alors que les audiences ont progressé de 9% en moyenne (entre 6% et 12% selon les cibles entre novembre/décembre 2008 par rapport à septembre/octobre de la même année). Et les tarifs, eux, ont grimpé de ... 9% !
La station avait-elle fait de même quand les audiences déclinaient ?
Les médias ont tous tendance à maintenir à tout prix leur coût GRP et donc à faire aussi baisser leurs tarifs quand ça va mal. Mais là, globalement les généralistes se portant bien, elles peuvent profiter du mouvement pour attaquer l'année dans de bonnes conditions pour elles.
Vous voulez dire qu'Europe 1 est en bonne position pour négocier les tarifs avec les centrales d'achat ?
Lagardère a été fragilisée par la perte du GIE Indépendants et par la baisse des musicales. Elle n'est plus dans une position forte pour résister aux négociations des régies.
Y-a-t-il une volonté de certains annonceurs de communiquer sur Europe 1 juste parce que la station se relance ?
(rires) Les critères affectifs jouent peu dans le business ! Mais globalement la remontée des généralistes dans son ensemble plaît aux annonceurs qui cherchent de la puissance. Plus le média en offre, mieux c'est ! Mais le marché raisonne sur le coût GRP, presque uniquement. Le reste importe peu.
Interview réalisée pour TarifMédia, le 4/02/2009.
10:13 Publié dans Interview, Le chiffre du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : radio, médias, publicité, europe 1













