23 octobre 2009

Le départ précipité de Duroux, incarnation du malaise à TF1

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Un mois et puis s'en va. Axel Duroux a quitté hier soir la direction générale de TF1 à peine plus six semaines après sa prise de fonction. Depuis son arrivée à la tête de la Une, les tensions ont été vives entre lui et le pdg du groupe, Nonce Paolini (notre photo). Pourquoi ? Avant tout pour des raisons de prérogatives mal définies dès l'origine. En effet, le charismatique Axel Duroux, ex-patron de RTL, avait été nommé fin juin dans l'optique de "seconder Nonce Paolini dans toutes ses missions et dans toutes ses responsabilités sociales, stratégiques et opérationnelles".

Les Cassandre prédisaient que ces deux-là se marcheraient vite sur les pieds. Et cela n'a effectivement pas trainé. Un combat de coqs a débuté dès la prise de fonction d'Axel Duroux. Les deux patrons se disputant leurs champs d'action. Axel Duroux avait, par exemple, réfléchi à la mise en place d'une nouvelle direction de l'information pour la Une, retoquée par Nonce Paolini au motif que lui seul avait compétence pour gérer l'information. Les deux hommes avaient même des désaccords sur la stratégie de la Une. Cette semaine lors d'un séminaire réunissant tous les cadres, Nonce Paolini a félicité ses équipes d'avoir stabilisé l'audience de de TF1 aux alentours de 26,5% de pda, ce qui lui parraissait un objectif raisonnable. Duroux a pris la parole juste après en fixant un objectif d'audience de 30% devant des cadres médusés par tant de divergences de fond entre les deux leaders.

Après plusieurs menaces de démission, Martin Bouygues, le propriétaire de TF1, a convoqué les deux hommes pour arbitrer le conflit et imposer un partage des missions, comme l'indiquait la semaine dernière l'excellent site Ozap. Sans succès. Le départ de Duroux a de quoi surprendre tant il est rare de voir une aussi intense crise de management (ou erreur de casting ?) à la tête d'une entreprise du CAC 40. Un événement d'autant plus dommageable que l'arrivée de celui que l'on surnomme Double Axel - en raison de son mètre 98 - avait été bien accueillie par le marché et fait bondir le cours de l'action TF1. Homme de contenu, il était attendu comme le Messie et devait correspondre avec la fin de la crise du groupe qui a perdu de sa superbe depuis le lancement de la TNT. Une crise que le passage éclair aura finalement amplifié et qui nlaissera des traces..

 

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Finissons par un gros mea-culpa. Depuis les premières tensions, j'étais persuadé que Nonce Paolini, à cinq ans de la retraite, craquerait le premier. Je pensais qu'après avoir débarqué un à un les barons de l'air Le Lay-Mougeotte (Villeneuve, Dassier, Namias, PPDA, etc.) et enduré toutes les critiques de la presse, il serait débarqué dans un an ou deux pour laisser son fauteuil à Duroux afin de signifier que le début de la nouvelle ère de TF1. Je me suis donc royalement trompé. Donc, a postériori, ce que, fièrement, j'ai dit dans le cadre d'une interview dans l'Edition Spéciale de Canal+ (voir vidéo ici) fait ... sourire. Mais fail avoué...

17 août 2009

9''58

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Même en vélo, je ne vais pas aussi vite. Hier aux championnats du monde d'athlétisme de Berlin, Usain Bolt a encore repoussé les limites du corps humain. A 22 ans, le Jamaïquain a explosé son propre record du monde du 100 mètres réalisé il y a exactement un an aux JO de Pékin. 9 secondes et 58 centièmes. 37 kilomètres par heure. Un temps inimaginable il y a encore quelques années. Un athlète d'exception qui, en plus, affiche en permanence un large sourire et une décontraction déconcertante en rupture avec la concentration extrème des sprinteurs.

Avec ses foulées magiques (de plus de 2,5 mètres chacune), Usain Bolt a fait renouer le stade olympique de Berlin avec l'Histoire. Lors des tristes Jeux de 1936, Jesse Owens avait été sacré sur 10 mètres en 10,2s. Le belliqueux moustachu qui dirigeait alors le pays avait alors refusé de saluer cet athlète parce qu'il était noir. Une Histoire lavée hier en 9 seconde 58. 73 ans plus tard, c'est un stade debout qui a acclamé le triomphe du grand Usain.

 

29 juin 2009

RTL prépare l’après-Duroux

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Avec le départ d’Axel Duroux pour TF1, lastation perd  une stratégie claire incarnée par un manager charismatique. A travers la nomination de son successeur, RTL Group doit définir l'évolution du statut de sa filiale radio.


Lundi 15 juin, 19h22, quelques minutes avant que ne débute la cérémonie du Grand Prix des Médias 2009 de CB News, un communiqué de TF1 annonce la nomination au poste de directeur général de la Une d’Axel Duroux, le président du directoire du groupe RTL. Au pavillon Dauphine, où se déroule la soirée, Vincent Parizot, venu chercher le prix de la meilleure émission, et les attachés de presse de la station dissimulent mal leur embarras face à ce départ surprise. Car en effet, personne ni à RTL ni ailleurs ne s’attendait à ce transfert, probablement le plus important du mercato 2009.

Pour TF1, Axel Duroux, ancien dirigeant d’Endemol France, est une jolie prise. La Une, qui souffre notamment de l’usure de ses programmes phares, compte sur cet homme de contenu pour créer les émissions emblématiques de la décennie à venir et relancer la chaîne. Du côté de RTL, on se veut rassurant. En 2009, la radio a conforté son leadership tant au niveau de ses audiences que de ses recettes publicitaires. « Nous somme très sereins. Axel a solidement armé l’entreprise pour l’avenir. Il ne serait jamais parti si la station avait été en danger », explique un porte-parole de la station.

Pourtant, rue Bayard, on accuse le coup de cette nouvelle aussi dure qu’inattendue. « C’était un excellent patron. Un manager intelligent qui a su dès son arrivée donner à la radio un dynamisme et une ligne stratégique bien construite. Il a parfaitement rempli la mission qui lui avait été confiée », analyse un ancien haut dirigeant de la radio luxembourgeoise. En 2005, quand Duroux pend les rênes de RTL, la station a été remise sur les rails par Robin Leproux après l’incident Stéphane Duhamel qui avait tenté d’imposer, aux forceps, un rajeunissement de l’audience. NRJ en avait alors profité pour ravir la place de première radio de France. Axel Duroux doit consolider le bilan de son prédécesseur et accélérer les coups. Il excelle dans l’exercice et muscle la grille en embauchant notamment Christophe Hondelatte pour le matin ou Laurence Ferrari le week-end. Parallèlement à l’antenne, il travaille à la diversification, en lançant une quatrième station (RTL-L’Equipe) et en se plaçant sur le marché des paris en ligne avec la Française des jeux. Mais, en interne, on sait depuis longtemps que les perceptives d’évolution au sein du groupe sont maigres pour ce dirigeant ambitieux. Après avoir repoussé plusieurs fois les avances de TF1, il finit par céder. Il laisse une entreprise solide sans avoir désigné de successeur logique.

Aujourd’hui, RTL Group, la maison mère, s’active pour trouver un remplaçant à Duroux qui a quitté ses fonctions dès le lundi 15, effectuant depuis son domicile ses 3 mois de préavis pour pouvoir rejoindre TF1 mi-septembre. En tant que président du conseil de surveillance de la station, Rémy Sautter a la lourde tache de dénicher le nouvel homme fort de la rue Bayard. Mais l’ombre de Nicolas de Tavernost, le président de M6, l’autre filiale française de RTL Group, plane sur ce choix. « Il est évident que Rémy Sautter ne fera pas l’économie de l’avis de ce grand connaisseur du PAF », explique un expert, rappelant que du fait de l’actionnaire commun les deux hommes se connaissent bien (Tavernost siège au conseil de surveillance de RTL tandis que Rémy Sautter est membre de celui de M6). Du côté de la chaîne qui monte (où Nicolas de Tavernost n’a pas souhaité répondre à nos questions), on imagine mal que le nouveau patron de RTL ne partage pas « la même communauté de pensée » que Tavernost. Tout est dit !

Stratégique, la direction de RTL est un poste qui suscite la convoitise. De nombreuses personnalités ont fait connaitre leur intérêt. Mais les connaisseurs de la maison savent que l’actionnaire aime à privilégier les solutions internes. On pense d’abord à Jean-Michel Kerdraon et à Jacques Esnous, les deux autres membres du directoire qui assurent aujourd’hui l’intérim. Mais ils ne possèdent pas forcément les qualités de gestionnaire, la vision sur les programmes et l’entregent politique pour assumer la fonction à la veille d’une campagne présidentielle. Du coup, c’est un autre nom qui revient régulièrement : celui de Christopher Baldelli. Cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé connait bien la télévision. Après avoir été directeur général de France 2, il préside désormais les chaînes thématiques du groupe M6 (Paris Première, Téva, M6 Music…). Un profil idéal que cependant Nicolas de Tavernost n’a pas l’intention de laisser filer, même dans une entreprise cousine.

Mais, en sous-marin, se joue aussi l’influence de Nicolas de Tavernost sur RTL. « Pour garder son indépendance, Axel Duroux s’était opposé aux projets de rapprochement des régies de M6 et IP. L’arrivée de Baldelli pourrait relancer ce projet », analyse un ex-cadre sous couvert d’anonymat. La fusion des deux entreprises parait compliquée puisque RTL Group, qui possède 100% de RTL France, ne détient que 48,55% du groupe M6. Mais le rapprochement des régies serait en revanche pertinent en terme commercial en ces temps de campagnes 360. A travers la succession de Duroux, c’est aussi la stratégie à long terme du groupe que doit trancher l’actionnaire luxembourgeois.

 

Article publié dans le CB News du 29 juin 2009.

15 juin 2009

Radio France marque média de l'année

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CB News organisait ce soir la 11ème édition du Grand Prix des médias et a récompensé  d'un Grand Prix le groupe Radio France (après NextradioTV en 2007 et RTL en 2008). Cette récompense vient saluer le travail réalisé par toute l’équipe depuis trois ans et qui s’est traduit par de bons résultats d’audience –en particulier France Inter, qui a été élue "meilleure radio de l’année"-, un développement sur le numérique tenant compte des nouveaux modes d’écoute et une gestion rigoureuse. Le prix a été remis au nouveau président de Radio France, Jean-Luc Hees, et à son prédécesseur Jean-Paul Cluzel, ce qui a donné lieu à une rencontre mémorable.

 

PALMARES

Grand Prix : Radio France

Meilleure chaîne de télévision : M6

Meilleure radio : France Inter

Meilleur quotidien : Le Télégramme

Meilleur magazine : Alternatives économiques

Meilleur site d'information : rue89.com

Meilleure nouvelle émission radio : RTL Matin

Meilleure nouvelle émission TV de Flux : L'Edition Spéciale (Canal+)

Meilleure émission TV de stock : La Journée de la jupe (Arte)

Meilleur repositionnement : La Tribune

Meilleure initiative de diversification : Oüi FM (partenariat Deezer&MySpace)

Meilleur événement média : Les 20 ans des Guignols (Canal+)

Meilleure campagne de publicité : Orange Foot (Agence Publicis)

 

Le jury, qui s’était réuni autour de Christian Blachas –président et fondateur de CB News- le 11 mai dernier, pour étudier les 71 dossiers retenus par la rédaction, était composé de : David Abiker (Journaliste à France Info), Danielle Attias (Consultante du cabinet Greenwich), Laurence Bridier- Bonicalzi (Directrice associée de la société Weborama), Fabrice Jouhaud (Directeur de la rédaction de L’Equipe), Sébastien Lancrenon (Directeur de l’antenne de Radio classique), Sylvain Niquet (Directeur des études radio de l’agence Carat), Nathalie Pingaud (Directrice de la rédaction de Courrier international), Frédéric Pommier (Journaliste à France Inter), Audrey Pulvar (Journaliste-Présentatrice de France 3), Yves Simeon (DG adjoint « Etudes-Planning stratégique » de l’agence Zenith Optimedia), Laurent Solly (Président de TF1 Digital), Evelyne Soum (Présidente de l’agence Ailleurs Exactement), Nadine Szyf Beley (Directrice « communication et marketing worldwide » de la société TNS Media Intelligence), Bernard de la Villardière (Producteur- Présentateur sur M6), Ainsi que de membres de CB News : Tanguy Leclerc (rédacteur en chef), Frédéric Roy (rédacteur en chef adjoint), Didier Si Ammour (rédacteur en chef adjoint CB News) et Benoît Daragon (journaliste).

27 mai 2009

LCI Radio, RTL - L’Equipe et Europe1 Sport seront diffusés en RNT

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Les sages du CSA ont rendu public hier les radios qui seront autorisées à diffuser en numérique terrestre dès la fin d’année 2009 dans trois villes: Paris Marseille et Nice. Les résultats des 16 autres villes seront dévoilés ultérieurement. Conformément à la loi, les stations qui possédaient déjà une fréquence hertzienne dans une ville étaient prioritaire pour une autorisation RNT. 377 candidatures avaient été déposées au terme de l’appel d’offre. L’enjeu était donc de voir quels nouveaux formats allaient être retenus et quelles stations disposeraient désormais d’une couverture nationale. Les Sages ont choisi 55 stations à Paris, 41 à Marseille (contre 32 en FM) et 40 à Nice (contre 29 aujourd’hui). L’information est à l’honneur puisqu’un ticket dans les trois villes a été accordé à LCI Radio, le format 100% info porté par le groupe TF1. Côté sport, RTL-L’équipe et Europe 1 Sport vont entamer une longue bataille sur le sport sur l'ensemble du territoire et tenter de concurrencer RMC sur le créneau. R2O, nouveau format consacré au 10-15 ans, a obtenu une triple autorisation. A noter que Oüi FM, Radio FG, Radio Nova, FIP, RFI, Jazz Radio et TSF Jazz, entre autre, ont obtenu une triple autorisation. La liste complète est à lire sur le site du CSA.

24 mai 2009

La Palme pour Jacques Audiard ?

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D’après les petits veinards qui sont là-bas : c’est un bon cru. Oui, l’édition 2009 du festival de Cannes, 62e du nom, qui se termine ce soir, a tenu toutes ses promesses. Les habitués n’ont effectivement pas déçu. Almodovar a fait du Almodaovar. Tarantino a fait du Tarantino. Lars Von Trier a fait du Lars Von Trier. Et tant mieux ! Mais ces trois-là ne sont pas pour autant assurer d'être au palmarès.

Si j’en crois les avis des journalistes ciné relevés par le Film Français, le palmomètre de Canal+, le Twitter IsideCannes ou même Le Monde, le meilleur film projeté pendant la quinzaine est : Un prophète de Jacques Audiard. On prie donc que le jury de Mademoiselle Huppert attribue la Palme au réalisateur français. Audiard n’aurait pas volé la récompense suprême tant il est un scénariste audacieux et réalisateur puissant comme l'indiquent ses derniers films magistraux (Sur mes lèvres et De battre mon cœur s’est arrêté). Artiste établi et grand public, il sait pour autant prendre des risques en faisant des films sans stars ou en situant l’action de son film en prison (comme c’est le cas pour Un Prophète). Plus largement, cette Palme prouverait aussi au monde que le cinéma français est bien vivant et qu’artisitiquement il se passe des choses dans notre pays.

Deux hics s’opposent à l’option Audiard : la France a déjà eu la Palme l’année dernière avec Entre les murs et la présidente du jury est française également. Les Cassandres estiment que ça fait trop. L’autre problème, plus sérieux, se nomme Huppert. L’actrice est exigeante et n’aime rien tant que surprendre. Elle pourrait donc préférer un film plus austère, plus complexe formellement et plus politique comme Le Ruban blanc de Michael Haneke (un des cinéastes fétiche d'Huppert), déjà multi-primé à Cannes mais qui ne fait jamais l'unanimité. Ou, plus consensuel, Vincere de Marco Bellocchio. Mais, tout comme les autres films de la sélection qui ont été applaudis (Fish Tank d’Andrea Arnold, Visage de Tsai Ming-Liang, Les Herbes folles d'Alain Resnais et The times that remains de Elia Suleiman), Haneke et Bellocchio ne sont pas à l'abris de se faire surprendre par un film passé relativement inapperçu en guise de concensus entre les jurés !

Réponse ce soir à 19h20. La cérémonie de clôture sera diffusée en direct sur Canal+.

07 mai 2009

La meilleure pub du monde

Bensouthall.jpgBen Southall a tout pour être l'homme le plus detesté de la planète. Ce britannique de 34 ans a gagné hier le "meilleur job du monde". Pour 150 000 dollars, il devra garder l'île de Hamilton, un petit îlot paradisiaque au coeur de la barrière de corail dans le nord-est australien. Au programme de ses journées : plongée, avion et repos dans sa villa de rêve. Effectivement, on deteste Ben Southall. Surtout que pour décrocher ce poste (que je n'ose pas appeler "boulot"), il ne s'est donné que la peine de faire une vidéo d'une minute.

Ce sympathique job a été l'objet d'un jeu sur Internet organisé par l'office du tourisme du Queenland. Les postulants devaient envoyer leur candidature sous la forme d'une vidéo mise sur yourtube. Un procédé malin qui a tout de suite buzzé. Résultat, la presse du monde a parlé du Queenland pour pas un rond. Un des meilleurs coups de pub du monde grâce, tout simplement, à une bonne idée. Une opération originale, voir parfaite, quand on voit ce que bon an, mal an les marques essayent de faire sur le net. Et rentable. l'office du tourisme a annoncé avoir déjà gagné 60 millions d'euros grâce à ce concours.

05 mai 2009

The N°5 by Jeunet

chaneln°5tautou.jpgChanel a demandé à Jean-Pierre Jeunet de réaliser la dernière campagne de son cultissime parfum N°5. Le réalisateur devait mettre en scène Andrey Tautou, son égérie, devenue la nouvelle ambassadrice de la marque. Dans le spot ci-dessous (si la vidéo est retirée voir ici), l'actrice rencontre un beau-gosse dans l'Orient Express. Narrativement, cela ressemble à la précédente campagne avec le tandem Nicole Kidman-Baz Luhrmann de Moulin Rouge) mais la french class de Jeunet fait la différence !


27 avril 2009

Radio : La grille idéale existe, nous l’avons faite

1011.jpgLes audiences radio de janvier/mars ont permis de dresser la liste des tops et des flops de la saison. De quoi imaginer la meilleure programmation possible. Un exercice auquel nous nous sommes prêtés en toute liberté.

 

7h-9h30

Dans une radio rêvée, le matinale serait évidemment calquée sur celle des généralistes tant l'écart à cette heure-là avec les musicales est important. Pour diriger le 7h-9h30 le plus puissant, un directeur des programmes audacieux se devrait de proposer un tandem composé de Nicolas Demorand et Jean-Jacques Bourdin. Evidemment, l'idée même de ce duo fait sourire tant les deux hommes ont des profils opposés. Pourtant, malgré leur longévité, le présentateur de France Inter et celui de RMC ont fortement progressé depuis un an. Pour sa troisième saison aux commandes du 7/10 de la station publique, Demorand a fait progresser sa case de plus de 15% entre janvier et mars par rapport à la même période de 2008. Chaque jour 1,44 millions de Français se réveillent au son de sa voix. Avec un gain de 130 000 auditeurs, France Inter talonne désormais RTL. La tendance à la hausse est identique pour RMC. A l'antenne depuis 2001, Bourdin & co progresse encore de 7% en un an, avec 631 000 auditeurs en moyenne. L'émission améliore ses parts de marché sur toutes les cibles et enregistre de faibles variations d'audiences entre 7h00 et 11h00.

Derrière ses deux valeurs sûres, Marc-Olivier Fogiel apparaît comme un joker de luxe. Complètement refondue cette saison, Europe 1 a en effet fait une bonne opération en le recrutant, la greffe ayant prise entre le public et le journaliste. L'émission Europe1 Matin s'est vite installée et a progressé de 8% sur un an. La station enregistre une part d'audience record de 10,8 % entre 7h00 et 9h30. La seule raison d'exclure Fogiel de notre grille est son manque d'ancienneté.  S'installer en radio prend du temps. Or, d'un caractère ambitieux, le journaliste semble avoir envie d'ailleurs... Sur RTL, Vincent Parizot a en revanche eu du mal à faire oublier Christophe Hondelatte en début de saison. Même s'il a légèrement progressé entre janvier et mars (+2% par rapport à novembre/décembre), le journaliste ne figure donc pas dans notre grille idéale.

La présence d'un humoriste s'impose bien évidemment. Chroniqueurs et imitateurs font les pics d'audience des toutes les généralistes. Sur Europe1, Nicolas Canteloup a gagné 50 000 auditeurs (à 12,4% de PDA), et le retour de Laurent Gerra sur RTL s'est transformé en plébiscite (+120 000 auditeurs en septembre-mars). Mais ces deux là ne font pas le poids face à la percée du trublion le plus haï des politiques, Stéphane Guillon. Celui-ci est bel et bien l'humoriste de la saison. Bien que programmée uniquement trois fois par semaine, son Humeur de 7h55 a gagné 160 000 auditeurs. Alors évidemment il est tentant de mettre Guillon dans notre grille, au risque de se faire mal voir d'un exécutif très rétif à ses billets. Etant donné le contexte actuel sur le marché de l'emploi, nous optons plutôt pour Nicolas Canteloup, tout aussi moqueur mais peut être moins "méchant", qui a l'énorme atout d'être le deuxième podcast le plus téléchargé du pays (selon iTunes).

Concernant l'interview politique, notre cœur balance. Nicolas Demorand et Jean-Michel Aphatie sont au coude-à coude avec chacun 1,8 millions d'auditeurs. Nous misons néanmoins sur Demorand, dont les invités sont plus variés (universitaires, technocrates internationaux, etc.). Pour présenter les journaux, en revanche, aucune hésitation. Notre choix se porte sur Fabrice Drouelle, de France Inter. Son journal de 8 heures est suivi par 2 millions d'auditeurs. Il est la voix la plus écoutée de France, toutes stations confondues ! Du côté des revues de presse, Pascale Clark (RTL) et ses 1,81 millions d'auditeurs quotidiens est incontournable, même si l'exercice proposé par Frédéric Pommier sur France Inter a le mérite de renouveler sensiblement  le genre.

A plusieurs reprises nous ferions un décrochage en région pour un journal local en nous appuyant sur le réseau France Bleu (+11% sur un an). Le tout agrémenté de quelques morceaux de musique classique puisque le 8/10 heures de Radio Classique a progressé de 28,6% en janvier/mars 2009 par rapport à la même période 2008. Enfin, pour la demi-heure culturelle de 9h/9h30 devenue très concurrentielle, on se laissera tenté par la bande de spécialistes de RTL qui fidélisent chaque jour 1,68 millions d'auditeurs en cumulés.

 

9h30-20h

Pour remplir les journées, une double stratégie s'impose. En matinée, les audiences prouvent qu'il vaut mieux programmer des stars. A 9h30, l'inusable Michel Drucker s'est rapidement installé. Europe1 Découvertes rassemble 778 000 auditeurs en moyenne entre janvier et mars 2009. Il faudrait être fou de s'en priver. A10h30, nous enchaînons avec Julien Courbet. Le Zorro de la télé est un phénomène radio. Avec 1,51 million d'auditeurs cumulés, Ca peut vous arriver réalise deux fois plus d'audience que le premier de ses challengers. Parfaitement stable sur un an, Courbet est devenu une institution qui ne doit pas nous échapper ! A 11h30, nous confions une plage de divertissement à Stéphane Bern. Sa bande du Fou du roi rassemblent 1,03 millions d'auditeurs de 13 ans et plus. Le programme a trouvé un second souffle et a gagné 9% d'audience par rapport à la saison précédente. Le bon sens voudrait que l'on cale ici une plage de rap car, sur Skyrock, l'émission Rap RNB non stop est une des plus fortes audiences de la station. 349 000 jeunes y sont branchés à cette heure là (+18% sur un an). C'est à peine moins que la libre antenne de Difool le soir !

L'après-midi, nous pourrions nous contenter de copier les programmes France Inter, car l'ensemble des émissions ont des progressions à deux chiffres sur un an : 2000 ans d'histoires (+33%),  Là-bas si j'y suis (+23%), Nonobstant (+29%) ou Et pourtant, elle tourne (+40%). Difficile pour les programmateurs que nous sommes de faire notre choix parmi ces programmes de contenus. A moins de caler des programmes musicaux. Pascal Langlois de RTL2 pourrait se voir confier une case puisqu'il a progressé de 6% sur un an. En milieu d'après-midi, nous donnerions volontiers  sa chance au Duo des non de Sud Radio (+31%, 165 000 auditeurs) ou à Didier Raynal de Rires et Chansons (105 000 ac, +7%). Autre possibilité, Laurent Ruquier, qui a relancé avec succès son émission d'Europe 1. On va se gêner a récupéré 10% d'auditeurs en plus (avec 589 000 ac au total). Pour notre 18/20 heures, nous jouerions la proximité. Les auditeurs, qui délaissent les grandes tranches d'actualité du créneau des généralistes, apprécieront de rentrer chez eux en écoutant des radios locales dans leurs voitures. Outre l'info-trafic, Les Indépendants leur proposent des bons plans pour sortir dans leur région. Un format qui fonctionne puisque, entre 18 et 20h, la centaine de stations du GIE rassemblent 622 000 auditeurs.

 

20h-00h

Difficile dans une grille idéale de se passer, en soirée, d'une bonne dose de sport et surtout de football pour attirer des auditeurs. Les trois grandes généralistes privées en font d'ailleurs l'alpha et l'oméga de leur grille entre 20h et 23h. Avec des fortunes diverses. Dès lors, qui privilégier entre la soirée de RMC avec Coach Courbis et Integrale Foot, celle de RTL avec RTL Foot ou d'Europe 1 avec Europe1 Foot et le club Sports ? Les émissions de RMC, sans aucun doute, pour nous assurer un maximum de résultats. Ainsi, l'émission Coach Courbis diffusée entre 20h et 22 h attire chaque quart d'heure 169 000 auditeurs selon les derniers chiffres Médiamétrie. En progression de 55% sur un an. C'est le meilleur score dans les radios généralistes à cette heure là. Et entre 22h et minuit Intégrale foot est aussi devant les émissions concurrentes de RTL et d'Europe 1. RMC rassemble 173 000 auditeurs, contre 148 000 sur Europe 1 et 85 000 sur RTL qui est la seule des trois radios à perdre du terrain sur un an (-41%). De quoi envisager peut-être un chamboulement de la grille du soir la saison prochaine. Car si RTL avait été portée au départ par sa soirée, elle est aujourd'hui en baisse réelle sur cette tranche horaire.

Mais pour contrer la concurrence, l'alternative de la contre-programmation est également séduisante... A l'image de ce que fait France Inter et qui fonctionne plutôt pas mal, même si les émissions ont accusé un léger recul sur un an entre janvier-mars 2008 et janvier-mars 2009. Avec 303 000 auditeurs par quart d'heure moyen entre 21h et 22h, l'humeur vagabonde de Kathleen Evin devance tous ses concurrents  et progresse de 22 % sur un an. De même, les trois émissions qui se succèdent chaque heure jusqu'à minuit attirent en moyenne 143 000 auditeurs chaque quart d'heure.

L'autre match du soir est celui des émissions de libre-antenne sur les radios musicales. Et l'affrontement oppose trois radios qui sont largement devant les autres. Il s'agit de Skyrock, NRJ et Fun Radio. Ainsi, pour bâtir notre grille,  nous confierions l'antenne à Difool et son émission pour être sûr de plaire aux auditeurs puisque l'émission devance toutes les radios chaque soir en attirant 331 000 personnes par quart d'heure entre 21heures et minuit. Devant NRJ (129 000 auditeurs) et Fun Radio (96 000).

 

Ecrit avec David Medioni et publié dans le CB News 1011 en kiosques le 27 avril 2009.

23 avril 2009

Tarantino, Almodovar, Resnais et Audiard à Cannes

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La direction du festival de Cannes vient de dévoiler la sélection de l'édition 2009 qui sera présidée par Isabelle Huppert. Parmi les pointures attendues sur la Croisette du 13 au 24 mai, on compte 4 ex-palmés : Quentin Tarantino, Lars von Trier, Ken Loach et Jane Campion. Ainsi qu'une série de cinéastes confirmés : Alain Resnais, Ang Lee, Pedro Almodovar, Michael Haneke, Marco Bellocchio, Tsai Ming-Liang et, hors-compet', d'Alejandro Amenabar, Sam Raimi et Terry Gilliam (qui a réalisé le tout dernier film avec Heath Ledger).

La France sera représentée par 9 long-métrages dont 4 en compétition (Les herbes folles d'Alain Resnais, Soudain le vide de Gaspard Noé, Le Prophète de Jacques Audiard et Je suis parti de rien de Xavier Giannoli) ainsi que  Ne te retourne pas de Marina De Van, L'Armée du crime de Robert Guediguian, Coco Chanel & Igor Stravinsky de Jan Koune (en clôture) et un documentaire de Michel Gondry.

Côté stars, sont attendus : Brad Pitt, Penélope Cruz, Johnny Depp, Jude Law, Emile Hirsch, Willem Dafoe, Charlotte Gainsbourg, Johnny Hallyday, Sophie Marceau, Sylvie Testud, Eric Cantona, Diane Kruger, Mélanie Laurent, Mike Myers, Maggie Cheung, François Cluzet, André Dussollier, Sabine Azéma, Mathieu Amalric, etc.

 

Film d'ouverture

Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson (Pixar)


Les films en compétition

Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
Taking Woodstock d'Ang Lee
Les herbes folles d'Alain Resnais
Soudain le vide de Gaspard Noé
Un Prophète de Jacques Audiard
A l'origine de Xavier Giannoli
Antichrist de Lars von Trier
Les Etreintes brisées de Pedro Almodovar
Looking for Eric de Ken Loach
Le Ruban blanc de Michael Haneke
Vincere de Marco Bellocchio
Fish Tank d'Andrea Arnold
The Time that remains d'Elia Suleiman
Visage de Tsai Ming-Liang
Vengeance de Johnnie To
Map of the Sounds of Tokyo d'Isabel Coixet
Chop Chop de Brillante Mendoza
Spring Fever de Lou Ye
Thirst de Park Chan-Wook
Bright Star de Jane Campion
Brillante de Mendoza Kinatay
Bak-Jwi de Park Chan-Wook

 

Hors compétition

The Imaginarium Of Dr Parnassus de Terry Gilliam
Ne te retourne pas de Marina De Van
Agora d'Alejandro Amenabar
Jusqu'en enfer de Sam Raimi
L'Armée du crime de Robert Guediguian

 

Clôture
Coco Chanel & Igor Stravinsky de Jan Kounen

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