24 novembre 2009
The Kaiser Thief
La Main dans le sac Chanel ! J'ai déjà dit ici à quel point j'avais aimé l'année dernière la publicité pour le gilet jaune avec Karl Lagerfeld. "C'est jaune, c'est moche, ça ne va avec rien mais ça peut sauver la vie" : Le slogan trouvé par l'agence Lowe Stratéus pour le comité interministériel de la Sécurité Routière a amusé les gens au moment où ils devaient s'équiper en gilet et en triangle. Une campagne rigolote et efficace qui lui vaut aujourd'hui un prix Effie 2009 (un prix organisé avec CB News qui récompense l'efficacité publicitaire).
Mais hier, lors de la remise des prix, un mythe est tombé : le couturier n'a jamais porté de gilet jaune ! Le gilet a été ajouté sur photoshop après coup sur une photo prééxistante de Kaiser Karl... Oui oui, une photo truquée comme celle qui avait fait apparaître d'un peu trop près un vulgaire bourrelet présidentiel. Mais l'agence Lowe Stratéus est tout de même restée élégante : hier elle a bien précisé que le couturier-star avait prêté gracieusement son image pour cette cause. Menteur mais gentleman !
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09 novembre 2009
Le jour où le capitalisme a triomphé
Photo Raymond Depardon
Aujourd'hui les médias vont largement faire échos du 20e anniverssaire de la chute du mur de Berlin, surnommé à l'époque "le mur de la honte". Pour l'Europe, c'est une des dates les plus marquantes du siècle. Parce qu'il symbolise l'effondrement de l'URSS communiste, ce 9 novembre a profondément bouleversé l'équilbre de la planète, tant géopolitique qu'économique. C'est aussi, comme beaucoup des évènements de l'après guerre, une succession de faits relayée en direct par les télévisions du monde entier sans qu'elles anticipent évidemment toutes les conséquences - plus complexes que l'euphorie de l'instant ne le laissait penser - de la réunification de Berlin. Un extrait du journal de d'Antenne 2 de l'époque.
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23 octobre 2009
Le départ précipité de Duroux, incarnation du malaise à TF1
Un mois et puis s'en va. Axel Duroux a quitté hier soir la direction générale de TF1 à peine plus six semaines après sa prise de fonction. Depuis son arrivée à la tête de la Une, les tensions ont été vives entre lui et le pdg du groupe, Nonce Paolini (notre photo). Pourquoi ? Avant tout pour des raisons de prérogatives mal définies dès l'origine. En effet, le charismatique Axel Duroux, ex-patron de RTL, avait été nommé fin juin dans l'optique de "seconder Nonce Paolini dans toutes ses missions et dans toutes ses responsabilités sociales, stratégiques et opérationnelles".
Les Cassandre prédisaient que ces deux-là se marcheraient vite sur les pieds. Et cela n'a effectivement pas trainé. Un combat de coqs a débuté dès la prise de fonction d'Axel Duroux. Les deux patrons se disputant leurs champs d'action. Axel Duroux avait, par exemple, réfléchi à la mise en place d'une nouvelle direction de l'information pour la Une, retoquée par Nonce Paolini au motif que lui seul avait compétence pour gérer l'information. Les deux hommes avaient même des désaccords sur la stratégie de la Une. Cette semaine lors d'un séminaire réunissant tous les cadres, Nonce Paolini a félicité ses équipes d'avoir stabilisé l'audience de de TF1 aux alentours de 26,5% de pda, ce qui lui parraissait un objectif raisonnable. Duroux a pris la parole juste après en fixant un objectif d'audience de 30% devant des cadres médusés par tant de divergences de fond entre les deux leaders.
Après plusieurs menaces de démission, Martin Bouygues, le propriétaire de TF1, a convoqué les deux hommes pour arbitrer le conflit et imposer un partage des missions, comme l'indiquait la semaine dernière l'excellent site Ozap. Sans succès. Le départ de Duroux a de quoi surprendre tant il est rare de voir une aussi intense crise de management (ou erreur de casting ?) à la tête d'une entreprise du CAC 40. Un événement d'autant plus dommageable que l'arrivée de celui que l'on surnomme Double Axel - en raison de son mètre 98 - avait été bien accueillie par le marché et fait bondir le cours de l'action TF1. Homme de contenu, il était attendu comme le Messie et devait correspondre avec la fin de la crise du groupe qui a perdu de sa superbe depuis le lancement de la TNT. Une crise que le passage éclair aura finalement amplifié et qui nlaissera des traces..
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Finissons par un gros mea-culpa. Depuis les premières tensions, j'étais persuadé que Nonce Paolini, à cinq ans de la retraite, craquerait le premier. Je pensais qu'après avoir débarqué un à un les barons de l'air Le Lay-Mougeotte (Villeneuve, Dassier, Namias, PPDA, etc.) et enduré toutes les critiques de la presse, il serait débarqué dans un an ou deux pour laisser son fauteuil à Duroux afin de signifier que le début de la nouvelle ère de TF1. Je me suis donc royalement trompé. Donc, a postériori, ce que, fièrement, j'ai dit dans le cadre d'une interview dans l'Edition Spéciale de Canal+ (voir vidéo ici) fait ... sourire. Mais fail avoué...
13:43 Publié dans A la Une | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, clash, tf1, médias
17 août 2009
9''58
Même en vélo, je ne vais pas aussi vite. Hier aux championnats du monde d'athlétisme de Berlin, Usain Bolt a encore repoussé les limites du corps humain. A 22 ans, le Jamaïquain a explosé son propre record du monde du 100 mètres réalisé il y a exactement un an aux JO de Pékin. 9 secondes et 58 centièmes. 37 kilomètres par heure. Un temps inimaginable il y a encore quelques années. Un athlète d'exception qui, en plus, affiche en permanence un large sourire et une décontraction déconcertante en rupture avec la concentration extrème des sprinteurs.
Avec ses foulées magiques (de plus de 2,5 mètres chacune), Usain Bolt a fait renouer le stade olympique de Berlin avec l'Histoire. Lors des tristes Jeux de 1936, Jesse Owens avait été sacré sur 10 mètres en 10,2s. Le belliqueux moustachu qui dirigeait alors le pays avait alors refusé de saluer cet athlète parce qu'il était noir. Une Histoire lavée hier en 9 seconde 58. 73 ans plus tard, c'est un stade debout qui a acclamé le triomphe du grand Usain.
08:48 Publié dans A la Une, La Palme, La vidéo qui buzze | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, athletisme, usain bolt
29 juin 2009
RTL prépare l’après-Duroux
Avec le départ d’Axel Duroux pour TF1, lastation perd une stratégie claire incarnée par un manager charismatique. A travers la nomination de son successeur, RTL Group doit définir l'évolution du statut de sa filiale radio.
Lundi 15 juin, 19h22, quelques minutes avant que ne débute la cérémonie du Grand Prix des Médias 2009 de CB News, un communiqué de TF1 annonce la nomination au poste de directeur général de la Une d’Axel Duroux, le président du directoire du groupe RTL. Au pavillon Dauphine, où se déroule la soirée, Vincent Parizot, venu chercher le prix de la meilleure émission, et les attachés de presse de la station dissimulent mal leur embarras face à ce départ surprise. Car en effet, personne ni à RTL ni ailleurs ne s’attendait à ce transfert, probablement le plus important du mercato 2009.
Pour TF1, Axel Duroux, ancien dirigeant d’Endemol France, est une jolie prise. La Une, qui souffre notamment de l’usure de ses programmes phares, compte sur cet homme de contenu pour créer les émissions emblématiques de la décennie à venir et relancer la chaîne. Du côté de RTL, on se veut rassurant. En 2009, la radio a conforté son leadership tant au niveau de ses audiences que de ses recettes publicitaires. « Nous somme très sereins. Axel a solidement armé l’entreprise pour l’avenir. Il ne serait jamais parti si la station avait été en danger », explique un porte-parole de la station.
Pourtant, rue Bayard, on accuse le coup de cette nouvelle aussi dure qu’inattendue. « C’était un excellent patron. Un manager intelligent qui a su dès son arrivée donner à la radio un dynamisme et une ligne stratégique bien construite. Il a parfaitement rempli la mission qui lui avait été confiée », analyse un ancien haut dirigeant de la radio luxembourgeoise. En 2005, quand Duroux pend les rênes de RTL, la station a été remise sur les rails par Robin Leproux après l’incident Stéphane Duhamel qui avait tenté d’imposer, aux forceps, un rajeunissement de l’audience. NRJ en avait alors profité pour ravir la place de première radio de France. Axel Duroux doit consolider le bilan de son prédécesseur et accélérer les coups. Il excelle dans l’exercice et muscle la grille en embauchant notamment Christophe Hondelatte pour le matin ou Laurence Ferrari le week-end. Parallèlement à l’antenne, il travaille à la diversification, en lançant une quatrième station (RTL-L’Equipe) et en se plaçant sur le marché des paris en ligne avec la Française des jeux. Mais, en interne, on sait depuis longtemps que les perceptives d’évolution au sein du groupe sont maigres pour ce dirigeant ambitieux. Après avoir repoussé plusieurs fois les avances de TF1, il finit par céder. Il laisse une entreprise solide sans avoir désigné de successeur logique.
Aujourd’hui, RTL Group, la maison mère, s’active pour trouver un remplaçant à Duroux qui a quitté ses fonctions dès le lundi 15, effectuant depuis son domicile ses 3 mois de préavis pour pouvoir rejoindre TF1 mi-septembre. En tant que président du conseil de surveillance de la station, Rémy Sautter a la lourde tache de dénicher le nouvel homme fort de la rue Bayard. Mais l’ombre de Nicolas de Tavernost, le président de M6, l’autre filiale française de RTL Group, plane sur ce choix. « Il est évident que Rémy Sautter ne fera pas l’économie de l’avis de ce grand connaisseur du PAF », explique un expert, rappelant que du fait de l’actionnaire commun les deux hommes se connaissent bien (Tavernost siège au conseil de surveillance de RTL tandis que Rémy Sautter est membre de celui de M6). Du côté de la chaîne qui monte (où Nicolas de Tavernost n’a pas souhaité répondre à nos questions), on imagine mal que le nouveau patron de RTL ne partage pas « la même communauté de pensée » que Tavernost. Tout est dit !
Stratégique, la direction de RTL est un poste qui suscite la convoitise. De nombreuses personnalités ont fait connaitre leur intérêt. Mais les connaisseurs de la maison savent que l’actionnaire aime à privilégier les solutions internes. On pense d’abord à Jean-Michel Kerdraon et à Jacques Esnous, les deux autres membres du directoire qui assurent aujourd’hui l’intérim. Mais ils ne possèdent pas forcément les qualités de gestionnaire, la vision sur les programmes et l’entregent politique pour assumer la fonction à la veille d’une campagne présidentielle. Du coup, c’est un autre nom qui revient régulièrement : celui de Christopher Baldelli. Cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé connait bien la télévision. Après avoir été directeur général de France 2, il préside désormais les chaînes thématiques du groupe M6 (Paris Première, Téva, M6 Music…). Un profil idéal que cependant Nicolas de Tavernost n’a pas l’intention de laisser filer, même dans une entreprise cousine.
Mais, en sous-marin, se joue aussi l’influence de Nicolas de Tavernost sur RTL. « Pour garder son indépendance, Axel Duroux s’était opposé aux projets de rapprochement des régies de M6 et IP. L’arrivée de Baldelli pourrait relancer ce projet », analyse un ex-cadre sous couvert d’anonymat. La fusion des deux entreprises parait compliquée puisque RTL Group, qui possède 100% de RTL France, ne détient que 48,55% du groupe M6. Mais le rapprochement des régies serait en revanche pertinent en terme commercial en ces temps de campagnes 360. A travers la succession de Duroux, c’est aussi la stratégie à long terme du groupe que doit trancher l’actionnaire luxembourgeois.
Article publié dans le CB News du 29 juin 2009.
15:10 Publié dans A la Une, Enquêtes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rtl, radio, médias
15 juin 2009
Radio France marque média de l'année
CB News organisait ce soir la 11ème édition du Grand Prix des médias et a récompensé d'un Grand Prix le groupe Radio France (après NextradioTV en 2007 et RTL en 2008). Cette récompense vient saluer le travail réalisé par toute l’équipe depuis trois ans et qui s’est traduit par de bons résultats d’audience –en particulier France Inter, qui a été élue "meilleure radio de l’année"-, un développement sur le numérique tenant compte des nouveaux modes d’écoute et une gestion rigoureuse. Le prix a été remis au nouveau président de Radio France, Jean-Luc Hees, et à son prédécesseur Jean-Paul Cluzel, ce qui a donné lieu à une rencontre mémorable.
PALMARES
Grand Prix : Radio France
Meilleure chaîne de télévision : M6
Meilleure radio : France Inter
Meilleur quotidien : Le Télégramme
Meilleur magazine : Alternatives économiques
Meilleur site d'information : rue89.com
Meilleure nouvelle émission radio : RTL Matin
Meilleure nouvelle émission TV de Flux : L'Edition Spéciale (Canal+)
Meilleure émission TV de stock : La Journée de la jupe (Arte)
Meilleur repositionnement : La Tribune
Meilleure initiative de diversification : Oüi FM (partenariat Deezer&MySpace)
Meilleur événement média : Les 20 ans des Guignols (Canal+)
Meilleure campagne de publicité : Orange Foot (Agence Publicis)
Le jury, qui s’était réuni autour de Christian Blachas –président et fondateur de CB News- le 11 mai dernier, pour étudier les 71 dossiers retenus par la rédaction, était composé de : David Abiker (Journaliste à France Info), Danielle Attias (Consultante du cabinet Greenwich), Laurence Bridier- Bonicalzi (Directrice associée de la société Weborama), Fabrice Jouhaud (Directeur de la rédaction de L’Equipe), Sébastien Lancrenon (Directeur de l’antenne de Radio classique), Sylvain Niquet (Directeur des études radio de l’agence Carat), Nathalie Pingaud (Directrice de la rédaction de Courrier international), Frédéric Pommier (Journaliste à France Inter), Audrey Pulvar (Journaliste-Présentatrice de France 3), Yves Simeon (DG adjoint « Etudes-Planning stratégique » de l’agence Zenith Optimedia), Laurent Solly (Président de TF1 Digital), Evelyne Soum (Présidente de l’agence Ailleurs Exactement), Nadine Szyf Beley (Directrice « communication et marketing worldwide » de la société TNS Media Intelligence), Bernard de la Villardière (Producteur- Présentateur sur M6), Ainsi que de membres de CB News : Tanguy Leclerc (rédacteur en chef), Frédéric Roy (rédacteur en chef adjoint), Didier Si Ammour (rédacteur en chef adjoint CB News) et Benoît Daragon (journaliste).
23:50 Publié dans A la Une | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand prix des médias cb news, radio france
27 mai 2009
LCI Radio, RTL - L’Equipe et Europe1 Sport seront diffusés en RNT
Les sages du CSA ont rendu public hier les radios qui seront autorisées à diffuser en numérique terrestre dès la fin d’année 2009 dans trois villes: Paris Marseille et Nice. Les résultats des 16 autres villes seront dévoilés ultérieurement. Conformément à la loi, les stations qui possédaient déjà une fréquence hertzienne dans une ville étaient prioritaire pour une autorisation RNT. 377 candidatures avaient été déposées au terme de l’appel d’offre. L’enjeu était donc de voir quels nouveaux formats allaient être retenus et quelles stations disposeraient désormais d’une couverture nationale. Les Sages ont choisi 55 stations à Paris, 41 à Marseille (contre 32 en FM) et 40 à Nice (contre 29 aujourd’hui). L’information est à l’honneur puisqu’un ticket dans les trois villes a été accordé à LCI Radio, le format 100% info porté par le groupe TF1. Côté sport, RTL-L’équipe et Europe 1 Sport vont entamer une longue bataille sur le sport sur l'ensemble du territoire et tenter de concurrencer RMC sur le créneau. R2O, nouveau format consacré au 10-15 ans, a obtenu une triple autorisation. A noter que Oüi FM, Radio FG, Radio Nova, FIP, RFI, Jazz Radio et TSF Jazz, entre autre, ont obtenu une triple autorisation. La liste complète est à lire sur le site du CSA.
10:27 Publié dans A la Une | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : radio, médias, numérique
24 mai 2009
La Palme pour Jacques Audiard ?
D’après les petits veinards qui sont là-bas : c’est un bon cru. Oui, l’édition 2009 du festival de Cannes, 62e du nom, qui se termine ce soir, a tenu toutes ses promesses. Les habitués n’ont effectivement pas déçu. Almodovar a fait du Almodaovar. Tarantino a fait du Tarantino. Lars Von Trier a fait du Lars Von Trier. Et tant mieux ! Mais ces trois-là ne sont pas pour autant assurer d'être au palmarès.
Si j’en crois les avis des journalistes ciné relevés par le Film Français, le palmomètre de Canal+, le Twitter IsideCannes ou même Le Monde, le meilleur film projeté pendant la quinzaine est : Un prophète de Jacques Audiard. On prie donc que le jury de Mademoiselle Huppert attribue la Palme au réalisateur français. Audiard n’aurait pas volé la récompense suprême tant il est un scénariste audacieux et réalisateur puissant comme l'indiquent ses derniers films magistraux (Sur mes lèvres et De battre mon cœur s’est arrêté). Artiste établi et grand public, il sait pour autant prendre des risques en faisant des films sans stars ou en situant l’action de son film en prison (comme c’est le cas pour Un Prophète). Plus largement, cette Palme prouverait aussi au monde que le cinéma français est bien vivant et qu’artisitiquement il se passe des choses dans notre pays.
Deux hics s’opposent à l’option Audiard : la France a déjà eu la Palme l’année dernière avec Entre les murs et la présidente du jury est française également. Les Cassandres estiment que ça fait trop. L’autre problème, plus sérieux, se nomme Huppert. L’actrice est exigeante et n’aime rien tant que surprendre. Elle pourrait donc préférer un film plus austère, plus complexe formellement et plus politique comme Le Ruban blanc de Michael Haneke (un des cinéastes fétiche d'Huppert), déjà multi-primé à Cannes mais qui ne fait jamais l'unanimité. Ou, plus consensuel, Vincere de Marco Bellocchio. Mais, tout comme les autres films de la sélection qui ont été applaudis (Fish Tank d’Andrea Arnold, Visage de Tsai Ming-Liang, Les Herbes folles d'Alain Resnais et The times that remains de Elia Suleiman), Haneke et Bellocchio ne sont pas à l'abris de se faire surprendre par un film passé relativement inapperçu en guise de concensus entre les jurés !
Réponse ce soir à 19h20. La cérémonie de clôture sera diffusée en direct sur Canal+.
10:43 Publié dans A la Une, Ce soir à la télé, J'le dis quand même !, La Palme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de cannes
07 mai 2009
La meilleure pub du monde
Ben Southall a tout pour être l'homme le plus detesté de la planète. Ce britannique de 34 ans a gagné hier le "meilleur job du monde". Pour 150 000 dollars, il devra garder l'île de Hamilton, un petit îlot paradisiaque au coeur de la barrière de corail dans le nord-est australien. Au programme de ses journées : plongée, avion et repos dans sa villa de rêve. Effectivement, on deteste Ben Southall. Surtout que pour décrocher ce poste (que je n'ose pas appeler "boulot"), il ne s'est donné que la peine de faire une vidéo d'une minute.
Ce sympathique job a été l'objet d'un jeu sur Internet organisé par l'office du tourisme du Queenland. Les postulants devaient envoyer leur candidature sous la forme d'une vidéo mise sur yourtube. Un procédé malin qui a tout de suite buzzé. Résultat, la presse du monde a parlé du Queenland pour pas un rond. Un des meilleurs coups de pub du monde grâce, tout simplement, à une bonne idée. Une opération originale, voir parfaite, quand on voit ce que bon an, mal an les marques essayent de faire sur le net. Et rentable. l'office du tourisme a annoncé avoir déjà gagné 60 millions d'euros grâce à ce concours.
09:23 Publié dans A la Une | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : buzz
05 mai 2009
The N°5 by Jeunet
Chanel a demandé à Jean-Pierre Jeunet de réaliser la dernière campagne de son cultissime parfum N°5. Le réalisateur devait mettre en scène Andrey Tautou, son égérie, devenue la nouvelle ambassadrice de la marque. Dans le spot ci-dessous (si la vidéo est retirée voir ici), l'actrice rencontre un beau-gosse dans l'Orient Express. Narrativement, cela ressemble à la précédente campagne avec le tandem Nicole Kidman-Baz Luhrmann de Moulin Rouge) mais la french class de Jeunet fait la différence !10:22 Publié dans A la Une, La Palme, La vidéo qui buzze | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : publicité, chanel, mode, luxe, parfum, jeunet



















