28 juin 2008
Si Roumanoff reçoit des menaces, elle nous apppelle !
Sur le web, son sketch osé sur le mariage de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni a été l'un des plus gros buzz de la saison. Début janvier, plus de 5 millions d'internautes s'étaient rués en quelques jours sur sa rubrique Radio Bistrot présentée dans Vivement Dimanche prochain chez Michel Drucker. Un mois plus tard, Anne Roumanoff taclait à nouveau le président, puis en remettait une couche en avril. Toutes ces prestations avaient cartonné sur internet.
Comment-a-t-elle vécu ce buzz ? La réponse dans la vidéo ci-dessous.
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10 juin 2008
Quand on déconne avec Cyril Hanouna
Sans raison réelle, cette interview déjantée de Cyril Hanouna, mise en boîte il y a quelques longues semaines, n'a été mise en ligne que ce matin sur programme-tv.net. Pourtant, elle est très amusante, en partie à mes dépens.
Cette séquence a été enregistrée dans les coulisses de Pliés en Quatre, entre deux émissions. Fidèle à sa réputation de très bon client, Cyril Hanouna a totalement rebondi à toutes questions idiotes. Très (trop ?) détendu, il n'a pas hésité à parler des sujets qui fâchent : la coke (il n'en prend pas) et son ventre (il essaye d'en perdre). Un résultat au-delà de nos espérances !
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22 avril 2008
Quand on rigole avec Marc-Olivier Fogiel
Il y a quelques jours, nous étions dans la loge de Marc-Olivier Fogiel pour une interview décalée avec des questions stupides. Il a très bien joué le jeu. Et le résultat, que nous venons de publier sur programme-tv.net est amusant.
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10 avril 2008
Cindy Sander veut faire la nouvelle Macarena
Eh oui, mardi, le temps d'une interview, Cindy Sander, la recalée la plus célèbre de Nouvelle Star, est venue dans les locaux de programme-tv.net.
Entourée de 2 équipes de télévision, Cindy nous a parlé de son tube, Papillon de Lumière, dont elle veut faire le tube de l'été 2008. Je vous laisse regarder cette interview.
09:54 Publié dans Interviews, La vidéo du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle star, cindy sander
08 janvier 2008
Stéphane Rotenberg : "Etre en Amérique du sud change complètement Pekin Express"
Après avoir traversé par deux fois l'Asie, Pékin Express change de continent. Mais M6 n'a pas changé un concept qui gagne. Pour sa troisième saison, les candidats vont devoir parcourir les 8 000 kilomètres qui séparent Rio de Janeiro et Lima avec 1 euro par jour.
Au final, le binôme gagnant aura traversé, en auto-stop, l'Amérique du sud, de l'Atlantique au Pacifique. Il sera passé par le Brésil, ses favelas et sa forêt tropicale, le désert de sel bolivien, le lac Titicaca et l'incontournable cité péruvienne du Machu Pitchu !
A l'occasion du lancement de la troisième saison, nous avons interrogé Stéphane Rotenberg. Il nous dit tout sur le programme.
09:10 Publié dans Interviews, La vidéo du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, télévision, m6, pekin express
29 novembre 2007
Didier Lombard : "L’iPhone marque l'arrivée de la convergence en France"
Didier Lombard, le pdg de France Telecom, nous explique les objectifs de son entreprise alors que sort aujourd’hui l’iPhone exclusivement commercialisé par sa filiale Orange.
Alors comment vous le trouvez, votre iPhone ?
Ce téléphone est important. Il marque la véritable arrivée de la convergence dans la poche des Français. Alors oui, la convergence existait déjà mais soit elle n’était pas totale, soit les terminaux n’était pas très simples d’accès…
Avec l’iPhone, vous possédez un téléphone qui permet de se connecter à Internet, d’écouter de la musique, de regarder photos et vidéos… Et, surtout, son ergonomie parfaite en fait le potable le plus simple d’utilisation du marché. Tout fonctionne avec le bout du doigt ! C’est tellement simple que je me sers du mien sans aucun problème ! (rires)
Vous avez cassé votre tirelire pour avoir l’iPhone… Quelles retombées économiques attendez-vous ?
On espère en vendre environ 100 000 d’ici Noël et, pour 2008, nos estimations se situent entre 400 000 et 500 000 exemplaires. Cela représente entre 3 et 5 % du chiffre d’affaires d’Orange.
On dit que vous allez reverser 30% de la marge de l’iPhone à Apple ?
C’est une partie du contrat qui est confidentielle. Je ne vous dirai rien. C’est un modèle économique exceptionnel que nous avions déjà adopté avec MSN lors du lancement d’Orange Messenger. Aujourd’hui, Apple est la seule marque qui peut provoquer des files d’attentes devant les boutiques quand sort un nouveau produit.
Nokia nous a récemment proposé de partager nos revenus contre l’implantation définitive du logiciel OVI dans nos terminaux. Nous avons refusé.
Il y a eu des cafouillages de communication lors de vos négociations avec Apple. On a compris qu’elles avaient été tendues. Que s’est-il passé ?
Il n’y a pas eu de « cafouillage » et j’avoue avoir bien ri en lisant la presse à ce moment-là. Steve Jobs m’a parlé de son projet il y a deux ans et demi. L’accord a été signé en juin. Apple a choisi Orange principalement parce que nous sommes l’opérateur qui a le plus de boutiques en France. C’est cette force commerciale unique qui a convaincu la marque américaine.
Nous avons eu des discussions ultérieures car la loi française nous impose clairement de proposer l’iPhone sans aucun forfait orange. En Allemagne et en Angleterre, les textes sont moins explicites.
Que représente l’iPhone pour vos marques ?
L’iPhone va permettre de capter de nouveaux abonnés (comme les aficionados d’Apple et de nouvelles technologies) et de proposer un produit jeune à nos abonnés. Mais c’est également un terminal qui permet la convergence sur laquelle nous travaillons beaucoup. Notre métier de base c’est de construire et d’exploiter des réseaux de télécommunication. Tout l’argent que nous gagnons est réinvesti dans le renouvellement de notre réseau.
Pour fidéliser nos clients, nous proposons des équipements (comme l’iPhone) mais aussi des contenus et des services. C’est indispensable mais moins essentiel à notre survie que le passage à la fibre optique.
A propos de contenus, la Ligue de football professionnelle va lancer vendredi son appel d’offre pour les droits de retransmission pour 2008-2012. Vous êtes candidats pour les lots mobiles, vod et ADSL ?
Cela peut nous intéresser mais nous attendons de voir les limites exactes de ces lots. Il est évident que l’ensemble des lots ne nous intéresse pas. Nous ne sommes pas là pour diffuser 2 heures de match en direct à 20h50.
Vous êtes prêt à faire un gros chèque pour cela ?
Nous serons économe. Une fois de plus, le football est un contenu qui satisfait quelques dizaines de milliers d’abonnés. Il a une bonne audience mais notre argent doit aller avant tout au développement de nos réseaux.
Interview pbliée sur le blog de GuiM.
10:50 Publié dans Interviews, L'info du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, téléphonie, iPhone, apple, football
10 novembre 2007
Adrienne Pauly : "Je ne suis pas folle"
Très « charrette » comme disent les américaines. Je suis passée par tout un tas de phases. D’abord, je me suis confrontée à ce monde de bêtes, une vraie jungle. Puis je suis passée par le stade de la promo qui n’est pas forcément un plaisir. Il y a plein de règles à comprendre. J’ai utilisé une doublure promo, qui a un air un peu plus vide que le moi. Et ensuite, j’ai fait une tournée … 4 mecs dans un camion… vraiment super.
La tournée m’a fait entrer dans un monde en mouvement et ça a été un choc. J’ai été prise dans une tourmente à laquelle je n’étais pas habituée parce que pendant 4 ou 5 ans j’étais au chômage, un peu honteuse… A un moment, j’en ai eu un peu marre parce que j’étais la fille toute seule. Il y a eu des périodes de grande dépression à pleurer tout seule dans son lit. « J’en ai marre, je veux aller faire des confitures ! ». Mais maintenant, ça va.
J’ai mis toute mon énergie dans les concerts et donc j’en ai plus trop pour écrire des chansons. Mais non, je ne suis pas vidée. J’ai tout de même réussi à faire de nouvelles chansons pour mon concert parisien. Elles seront sur un nouvel album, qu’on va sans doute enregistrer en mars pour le sortir à la rentrée.
Ce qui me plait dans la chanson, c’est me dédoubler, fuir ce monde de brutes en faisant quelque chose de plus marrant. Et, puisque ses chansons sont des histoires - même s’il y a forcément des choses issues de la réalité - il faut en faire des fictions un peu mises en scène !
Je n’ai pas du tout l’impression d’être folle. Pour moi, c’est le monde qui est fou. Je comprends qu’on ait parfois l’impression que je suis un peu agitée mais je ne rajoute rien, j’aimerais bien passer inaperçue même. Je peux avoir l’air folle mais je ne me trouve pas folle.
Le serveur apporte un café allongé à Adrienne Pauly et deux verres de vin blanc pour nous.
Je comprends pourquoi vous n’êtes pas fous, c’est parce que vous êtes complètement alcooliques… Je suis devenue folle le jour où j’ai ouvert les yeux : ce monde rend fou. Quand on est sur scène, c’est le lieu où l’on peut sortir tous ces monstres que l’on a en soi. Dans la vie, j’aimerais bien passer pour plus normale même si des fois j’ai l’air un peu agitée.
Quand je dis dans Nazebroke que je comprends qu’il y a quelqu’un qui rentre en moi et m’oblige à regarder la TV, je pense que tout un tas de gens comprennent ça… Vous avez vu comment je suis là ? Avec mes cheveux coiffés n’importe comment et mes sacs ? Je n’ai jamais le temps de rien ! Quand on est dans une rêverie et qu’on est en même temps de traverser une rue, on peut éventuellement se faire renverser. Pour moi, ce qui a été dur c’est de faire le lien entre mon côté rêveur et la réalité. Si on veut fonctionner, il faut quand même s’organiser un peu. Et ça je pense que tout le monde est un peu pareil…
Pas du tout, je n’ai jamais été à l’aise, même pour jouer la comédie… Je ne voulais faire que des rencontres superbes, comme pour Chabrol même si ce n’était qu’un petit rôle, j’étais contente quand même… Un univers qui m’amuserait un peu… Quand j’ai commencé à rentrer un système de TV, je n’arrivais plus à articuler deux mots, je perdais tous mes castings et je me suis retrouvé au chômage. Mon disque, je ne l’ai pas fait comme j’ai voulu exactement mais c’est normal, c’est souvent comme ça les premiers disques, c’est une façon de voir.
J’ai fait Drucker deux fois, je peux bien faire la Star Ac ! Du moment que je chante ma chanson et pas une reprise, ça peut être marrant… La promo télé, on est là pour vendre un disque : au début, je le prenais pour une corvée mais finalement, il ne faut pas prendre ça trop au sérieux.
Non, pas du tout ! Je connais des filles comme Emily Loizeau ou Rose. Mais, je ne me reconnais pas dans leur travail et j’espère pour elles qu’elles ne se reconnaissent pas dans le mien.
Ce n’est pas moi qui me réfère à Juliette Gréco, je ne l’ai jamais écoutée même si je trouve que c’est une fille qui avait une personnalité, du chien, mais elle ne m’a jamais touchée. J’aime beaucoup Frehel, qui faisait partie des chanteuses qu’on dit réaliste mais c’est des histoires d’amour qui partent dans un délire qu’on ne peut pas dire réaliste. C’est des histoires d’amour graves et romantiques qui deviennent tellement délirantes que ça finit par être drôle et libérateur.
Une fille comme Catherine Ringer a dû écouter des chansons comme ça, ça devient quelque chose d’un peu baroque. Ce n’est pas du théâtre grec mais il y a un côté un peu délirant. Mais les gestes que Juliette Gréco fait avec les mains, j’ai toujours trouvé ça un peu trop figé, très années 50… Mais c’est surtout parce que je suis brune, je m’habille en noir et je suis pâle de peau.
On me l’avait envoyée par La Poste, je l’ai renvoyée… Elle ne bougeait pas du tout, et ne voulait pas me prendre dans les bras… Un vrai mec, c’est mieux ! Vous allez où maintenant, vous êtes motorisés ?
Je n’ai jamais pris de Vélib de ma vie, c’est trop dangereux ! J’ai peur de me prendre un arbre dans la tête. Dans la fumée d’un pot d’échappement, je pourrais me perdre et confondre ça avec des nuages…
16:15 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chansons, musique
25 septembre 2007
Hervé Morin : "Je ne souffre pas de l'omniprésence de Sarkozy"
Seul ministre centriste du gouvernement, Hervé Morin assume son ralliement à Nicolas Sarkozy. Dans ce qui constitue le premier entretien accordé par un ministre à un média internet d'information, le Président du Nouveau Centre répond à toutes nos questions : Défense, institutions, Nouveau Centre, Nicolas Sarkozy...
Isubway : Bernard Kouchner, le ministre des Affaires Etrangères, a déclaré, dimanche 16 septembre, que, dans le dossier nucléaire iranien, « il fallait se préparer au pire », c’est-à-dire à l’hypothèse d’une guerre. Vous vous êtes désolidarisé du côté va-t-en guerre de Bernard Kouchner. Estimez-vous qu’il y a eu de la précipitation sur le sujet ?
Hervé Morin : Aujourd’hui, nous ne sommes absolument pas en train de préparer des plans militaires contre l’Iran. C’est un sujet sur lequel il n’y a pas de travaux de cet ordre qui soient menés dans les états-majors. La priorité doit être donnée aux moyens politiques, c’est-à-dire à la diplomatie et au dialogue.
« Personne ne peut penser un seul instant que nous sommes en train d'imaginer et de préparer des plans contre l'Iran ». Etant donné l’attitude agressive de l’Iran, ne faut-il pas néanmoins que vous travailliez les modalités d’une intervention ?
Les militaires élaborent constamment des notes d’analyse sur un grand nombre de sujets, et par ailleurs notre outil de défense est toujours opérationnel. C’est le contrat opérationnel qui le prévoit. La vigilance est permanente.
En 2008, 6.037 emplois dans la Défense vont être supprimés. Est-ce la rigueur au ministère de la Défense ?
Non ! Le ministère de la Défense, en ne remplaçant que la moitié des agents partant à la retraite, participera pleinement à l’action engagée dans l’ensemble des ministères pour maîtriser les déficits publics. Nous sommes soumis aux mêmes règles que tous les autres ministères : pas plus, pas moins. Au ministère de la défense, les 6 037 postes concernés seront en totalité des départs naturels, et non des départs provoqués. Ces 6000 postes non remplacés nous permettent un plan sans précédent de 102 millions d’euros consacrés à l’amélioration de la condition militaire et au traitement des personnels civils.
Pour réaliser des économies, pourriez-vous toucher aux JAPD qui ne servent à rien ?
Pourquoi dites-vous la Journée d’Appel de Préparation à la Défense ne sert à rien ? C’est un élément important du lien entre l’armée et la nation. Cette journée permet d’avoir une photographie de l’état d’une classe d’âge. Elle est l’occasion de proposer aux jeunes Français et aux jeunes Françaises en grande difficulté de lecture et d’écriture, des solutions pour rattraper leur retard, je pense en particulier au dispositif défense deuxième chance. C’est un moyen d’informer les jeunes sur la défense, sur les enjeux internationaux.
Un des problèmes de la défense, c’est le sous-équipement matériel. Avec un budget proche des 2% - soit assez faible -, tous les engagements en programmation matérielle sont-ils gelés ?
En ce qui concerne les équipements, les crédits sont maintenus. Il n’y aura aucune baisse sérieuse des crédits d’équipement en 2008, le budget de défense est, en volume, conforme à la loi de programmation militaire, nous continuerons à consacrer environ 16 milliards d’euros par an à l’équipement de nos forces armées. Je souhaite une armée qui a rationalisé ses éléments de soutien, ses implantations, et qui est mieux payée, plus opérationnelle et mieux équipée.
Allez-vous participer à l’élaboration du Livre Blanc et quelles doivent en être les grandes lignes selon vous ?
Le ministère de la Défense va jouer un rôle essentiel dans l’élaboration du Livre Blanc. Je vois deux préalables à l’élaboration de notre nouvelle doctrine de défense. D’abord, la nécessité de notre autonomie de décision. La France ne doit pas se contenter de déléguer son pouvoir de décision à un allié de référence ou à une grande organisation internationale. D’autre part, nous devons confirmer le choix qu’a fait notre pays de rester une puissance militaire crédible, qui possède la panoplie complète des capacités militaires.
J’indiquerai quelques grandes lignes. D’abord, contribuer activement au développement de la stabilité et de la sécurité hors de nos frontières, avec deux priorités : la lutte contre le terrorisme et la sécurisation de nos approvisionnements énergétiques. Ensuite, privilégier la prévention des crises, par des actions précoces et pertinentes, menées entre alliés. Enfin, assurer l’indispensable continuité entre défense et sécurité pour la protection de tous les Français. Il me paraît indispensable de poursuivre la modernisation et la rationalisation de notre outil de défense, mais aussi de préserver un outil industriel de défense puissant.
Qu’en est-il du projet de second porte-avion ?
Nous y travaillons. La décision finale sera prise en fonction des travaux du livre Blanc et de la revue des programmes.
Jeudi 20 septembre Nicolas Sarkozy s’est exprimé dans les 20 Heures de TF1 et France 2. Il a dit que vous aviez été « imprudent » d’avoir évoqué un possible remaniement ministériel en janvier prochain…
Dans le cadre de la préparation d’un portrait au mois de juillet, j’ai fait part d’une discussion qui avait eu lieu entre Nicolas Sarkozy et moi, cela avait été publié dans Le Figaro mais personne n’en avait parlé. C’était de l’ordre de l’anecdote. Deux mois plus tard, elle a été reprise, car elle venait alors donner corps à une rumeur médiatique.
En cas de remaniement, vous a-t-il dit que vous quitteriez le ministère de la Défense ?
Nous n’avons pas évoqué la question un seul instant, cette discussion a eu lieu en juillet et nous n’en avons pas reparlé.
Vous répétez souvent qu’il y a une vie après la politique et que vous pourriez ouvrir un hôtel restaurant en Normandie. Ca se précise ?
(rires) Non !
Il semble difficile pour les ministres d’exister aux cotés d’un Nicolas Sarkozy omniprésent…
C’est votre sentiment, ce n’est pas le mien. Je n’ai pas le sentiment de souffrir de l’omniprésence de Nicolas Sarkozy.
Comment se sentent les troupes du Nouveau Centre en ‘Sarkozie’ ?
Posez-leur la question mais j’ai le sentiment que les députés se sentent bien. Nous avons clairement un objectif : arriver à recréer une formation qui reprenne le flambeau de l’UDF. Créer un nouveau parti est un objectif lourd mais enthousiasmant ! Ca ne va pas être compliqué de recruter les militants, nous avons beaucoup d’élus, il faut juste avoir l’énergie et la capacité de s’organiser. Les municipales vont nous aider car tous les anciens élus UDF qui sont dans des majorités UMP ne se sont pas retrouvés dans la démarche du MoDem.
Avez-vous repris contact avec François Bayrou ?
Absolument pas. Nous avons pris des chemins différents, les retrouvailles ne sont vraiment pas envisageables pour le moment.
Aux municipales, présenterez-vous des listes indépendantes ?
Sauf impossibilité de trouver des accords, nous chercherons à établir des listes communes avec l’UMP.
En tant que ministre lié par la solidarité gouvernementale, êtes-vous vraiment le mieux placé pour présider le Nouveau Centre et y êtes-vous candidat ? Il se murmure que Christian Blanc pourrait l’être…
Je suis Président du Nouveau Centre. Lors d’un congrès constitutif, probablement en janvier 2008, les militants éliront le président du Nouveau Centre. Je ne sais pas si Christian Blanc sera candidat mais pour ma part, nous verrons bien où nous en serons début 2008. Nicolas Sarkozy a dirigé l’UMP tout en étant ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Borloo préside le Parti Radical tout en étant membre du gouvernement. Je n’ai pas le sentiment que cela soit gênant…
La Journée Parlementaire du Nouveau Centre se tient le 27 septembre, qu’en attendez-vous ?
Nous allons exprimer nos priorités et notre axe politique pour les mois qui viennent. On doit être capable de proposer, voire de s’opposer. Mais on ne va pas s’opposer par principe ! On va défendre nos idées et nos valeurs. Par exemple, dans le débat institutionnel qui va avoir lieu, nous proposerons toute une série de mesures auxquelles nous tenons.
Avez-vous justement négocié votre ralliement à Nicolas Sarkozy contre l’institution d’une dose de proportionnelle lors des législatives ?
Oui, cela fait partie des éléments du contrat de législature, avec la réduction de la dette ou le small business act, en discussion à Bruxelles. Ces deux derniers points ont été fixés comme des priorités par Nicolas Sarkozy. Je suis favorable au renforcement du pouvoir du Président, nous étions pour la fusion de l’article 5 et de l’article 20 : on ne fait pas élire un président par 43 millions de Français pour qu’il se cache derrière les rideaux ! Comme dans toutes les démocraties modernes, le chef de l’Etat est là pour fixer constamment le cap, montrer dans quelle direction il souhaite orienter la politique menée. J’ai toujours pensé que le Premier Ministre devait être un coordinateur de l’action gouvernementale. Par contre, à un exécutif fort doit correspondre un législatif fort. Aujourd’hui, le Parlement a démissionné d’une grande partie de ses attributions depuis longtemps ! Nous sommes favorables à l’interdiction du cumul des mandats, qui est la règle dans la quasi totalité des pays européens, pour que le député se consacre totalement à sa fonction.
Le député Thierry Mariani avait justement déposé un amendement sur les tests ADN qui a été adopté mercredi à l’Assemblée Nationale. Les députés du Nouveau Centre se sont abstenus, dénoncez-vous cet amendement ?
Nous sommes sur un sujet de conscience et d’éthique, il est logique que chaque parlementaire vote comme il l’entend. Douze pays européens ont adopté des procédures similaires, même ceux chez qui les libertés individuelles sont aussi sacrées que chez nous sinon plus (en Grande Bretagne, ou en Allemagne par exemple). La phase d’expérimentation pour voir comment cet amendement pourra effectivement être mis en oeuvre me paraît très utile.
Et la loi sur l’immigration, en tant que telle, vous l’approuvez ?
Oui, il y a des choses qui sont de toute évidence positives comme le contrat d’intégration. Exiger l’apprentissage du français me plaît. Il est assez cohérent d’imposer aux candidats à l’immigration de connaître la langue du pays dans lequel ils veulent vivre. Par ailleurs, l’idée de regrouper l’ensemble des administrations sous une même tutelle me semble enfin une bonne chose, cela faisait des années que nous le réclamions.
La défense du co-développement, que vous affichiez pendant la campagne, n’a-t-elle pas été oubliée ?
Le co-développement fait partie des discussions que nous avons avec les Etats. Cela ne relève pas de la loi, et devrait faire partie des discussions au niveau européen. Car l’Europe est clairement l’ensemble politique qui consacre le plus d’argent pour le co-développement.. Nous avons un rôle majeur à jouer !
Vous êtes très favorable à la réforme des régimes spéciaux…
Nous l’avons toujours été. En 2003, lors de la réforme des régimes de retraite, les députés centristes étaient les seuls à avoir défendu des amendements prônant l’extinction progressive des régimes spéciaux. A travers ceci, l’idée est que les français soient traités de la même façon à l’égard de la retraite. C’est pourquoi nous sommes partisans d’un régime unique par points. Les salariés seraient libres de cotiser plus ou moins longtemps, et ce système prendrait en compte la pénibilité du travail et l’espérance de vie. On sait bien par exemple, que les maçons ont une espérance de vie moins longue que les cadres.
Et approuvez-vous la méthode et le calendrier de Nicolas Sarkozy sur ce dossier ?
Oui. Il ne faut pas se focaliser sur les quinze jours. Il s’agit d’un délai pour définir les principes communs de l’harmonisation. Puis ceux-ci feront l’objet de négociations, entreprise par entreprise, pour tenir compte de la spécificité de chaque régime. La réforme se fait progressivement, par la concertation avec l’ensemble des organisations syndicales, et la représentation nationale durant trois mois et demi. Cette réforme doit être menée à terme, car les électeurs ne comprendraient pas que la majorité qu’ils ont choisie ne tienne pas cet engagement.
Propos receuillis par Bixente Barnetche & Benoît Daragon pour www.isubway.fr. Photos de la délicieuse Betty Jankowska.
16:05 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, défense, udf
16 juillet 2007
"Le terme de ministre faisait trop référence à un étatisme européen"
Angelica Schwall-Düren est vice-président du groupe SPD au Bundestag.
L’Allemagne a proposé de remplacer le ministre des affaires étrangères de l’Union par un haut représentant. Pourquoi ce changement de terminologie ?
Angelica Schwall-Düren : Nous voulions sauver l’idée d’un représentant de la diplomatie commun aux 27 états mais, pour les Britanniques, mais aussi pour les Polonais ou pour les Néerlandais, le terme de ministre n’était pas acceptable. Ces pays veulent que l’Union Européenne soit une union d’états souverains or le terme de ministre faisait trop référence à un étatisme européen. En guise de compromis, nous avons proposé le terme de haut représentant pour qu’ils puissent vendre l’idée dans leur pays. Mais le principal est sauvé, car le haut représentant sera aussi vice-président de la commission, chargé des affaires étrangères.
Ce compromis a-t-il réduit ses compétences ?
A S-D : Non. Il faut attendre le texte définitif mais les compétences de cette institution ne devraient pas changer. Il n’y aura pas d’unanimité dans ce domaine donc les états seront libres de gérer leur propre politique étrangère : ils restent souverains. Mais il est important qu’une institution chargée de présenter une politique commune en matière diplomatique soit créée. C’est une condition pour que cette politique voie le jour.
L’institution va donc naître avant l’idée de diplomatie commune ?
A S-D : Ah non ! Il y a une volonté exprimée par les 27 de la voir naître une telle politique commune en matière d’affaires étrangères. Mais, aujourd’hui, c’est avant tout une nécessité dans les relations internationales. Il reste à établir la confiance qu’une telle politique commune est déjà possible malgré des expériences différentes…
… et des prises de positions souvent opposées !
A S-D : La réalité ce sont les divergences. Mais sur de nombreux dossiers il est possible de trouver des accords. En matière de sécurité, de développement, de moyens à déployer sur des conflits, nous avons les moyens de faire quelque chose.
10:50 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe
21 mai 2007
Patrick Roger : "En septembre, France Info aura un nouveau ton"
Emploi du temps chargé. Deux mois à peine après avoir été nommé à la tête de France Info, Patrick Roger s’attaque à la relance de la station d’information du groupe Radio France. Alors que France Info s’apprête à fêter ses 20 ans, Patrick Roger lui concocte un nouveau visage pour la rentrée. Il s’explique dans imédias.
imédias : Etrange anniversaire. France Info fête ses 20 ans et vous appelez à sa "rénovation". C’est paradoxal…
Patrick Roger : Non. Quand arrive votre anniversaire, vous vous fixez des objectifs pour l'année ou la décennie qui commence. Et bien nous, c'est pareil ! Notre résolution est de relancer France Info et de redonner du dynamisme à son antenne. France Info a connu une petite érosion de son audience, nous voulons l’endiguer.
Vous parlez de dynamisme. Vous voulez « événementialiser » la grille de France Info à grand coup de breaking news ?
On fera des éditions spéciales quand des événements exigent de casser l’antenne. Ca n’arrive pas tous les jours. Le reste du temps, on souhaite faire vivre davantage l’actualité en direct. A partir de la rentrée, il y aura toujours quelque chose d'intéressant à vivre ou à écouter en direct. Il ne faut pas que les auditeurs aient l'impression qu'on leur réchauffe le même plat congelé tous les quarts d’heure. Je veux que l'on raconte l'actualité en direct. Notre avantage par rapport à toutes les autres stations, c’est que nous avons la possibilité de faire du direct 24h/24. Mais nous n’oublierons pas d’approfondir l'actualité en donnant des éclairages sur les grands enjeux de notre société.
Pour cela, allez-vous toucher à la structure de l'antenne ?
Oui. On va tout de même garder les quatre rendez-vous d'info par heure (un journal ou un flash tous les quarts d'heure, ndlr) car c'est la carte d'identité de France Info. Mais dès la rentrée, un auditeur aura tout de suite les grands titres de l'info. Après cela il pourra avoir un premier développement de ces mêmes infos et, ensuite, il restera pour avoir des approfondissements.
Cette différence sera audible ?
Oui oui ! A l'antenne, la différence sera marquante …
Il faut nous expliquer. C'est un peu vague…
Non, malheureusement (rires). Nous présenterons toutes les nouveautés de France Info lors d’une conférence de presse de rentrée. Elle se tiendra fin août et vous y êtes chaleureusement convié !
Quel teasing !
Oui (rires). Mais toute la refonte de la grille est en cours. Il y a encore beaucoup de décisions à prendre. Ce que je peux vous dire, c’est que France Info sera articulée autour de 3 « i ». L'information, qui impose de la réactivité, des éclairages et des approfondissements. Je veux que France Info redevienne une source d'information et qu’elle sorte des infos. Ensuite, l'innovation. On doit redevenir une chaîne novatrice dans le fond et dans la forme. On travaille sur des formats différents. Et, troisième point, nous laisserons beaucoup de place à l’interactivité. On va créer davantage d'interconnexion entre notre antenne et notre site web. Celui-ci va être retravaillé pour redevenir un portail d'information de référence.
Vous allez faire le ménage dans les chroniques ?
Je vais en garder un certain nombre. Celles qui ne fonctionnent plus seront revues. Je remarque que toutes nos chroniques ont le même format, on va innover sur la forme ! Par ailleurs, je ne suis pas sûr qu'il soit encore pertinent de diffuser des chroniques trop spécialisées. On a la place pour faire des chroniques pointues et d’autres plus grand public mais il faut repenser l'équilibre entre elles. Le matin, par exemple, on va avoir de nouveaux rendez-vous Economie.
Histoire de concurrencer BFM…
Non. Il y a déjà beaucoup d’économie sur France Info mais, chez nous, aucune thématique ne domine les autres. Les gens qui s’intéressent à l'économie, sont très attentifs au reste de l'info. C’est notre atout par rapport à BFM.
Les revenus publicitaires de France Info proviennent principalement des partenariats pour la météo, la bourse, les chroniques… En changeant vos chroniques ne prenez-vous pas le risque de perturber vos recettes ?
On est en train de remettre à plat nos partenariats. La relance de la station suscite déjà les appétits. On constate qu’il y a un phénomène de curiosité énorme. Nous avons reçu spontanément des propositions de nouveaux partenariats. Je ne suis pas très inquiet.
Allez-vous procéder à des recrutements pour mettre en place cette relance ?
Oui on va embaucher quelques personnes. Pas beaucoup. France Info fonctionne à effectif constant mais il y aura quelques nouvelles voix à la rentrée.
Quels sont vos objectifs d'audiences ?
Je n'en ai pas eu de la part de la direction du groupe et je ne m'en suis pas fixé. Ma seule ambition est de relancer la machine, de lui donner un nouveau ton, une nouvelle écriture, tout en gardant une information de qualité.
La radio va bientôt passer en numérique. Radio France est le groupe radiophonique qui possède la meilleure couverture géographique. Avec le numérique, ces différences géographiques vont s'estomper. Craigniez-vous l'arrivée d'autres radios d'information dans des villes où France Info n'a pas de concurrence ?
Non. Le groupe Radio France bénéficie certes d’une bonne couverture territoriale mais pas France Info. Contrairement à France Inter ou France Culture, Info a une couverture semblable à celles des radios privées comme RTL. On a tout à gagner de l'extension géographique. De plus, on travaille déjà sur les données associées. Nous ne raterons pas le train numérique.
Entre 2001 et 2006, vous avez réveillé pas mal de gens avec le "bonjour" qui ouvrait le journal de 8 heures que vous présentiez sur France Inter. L'antenne ne vous manque pas ?
Si si, un petit peu… A chaque fois qu'on me parle de l'antenne, je réalise que le micro me manque et qu'il va me manquer… Pour l'instant, toute mon énergie passe dans la relance de France Info. Pour l'instant, cet excitant projet arrive à combler le manque. Je n'ai pas non plus de nostalgie car j'aime beaucoup France Info. J'y ai travaillé pendant dix ans au début de ma carrière.
Le costume de directeur de station vous convient ?
Oui. La seule chose compliquée, c’est qu’il faut que je me réadapte physiologiquement. Pendant six années, je me suis levé tous les jours à 2 heures du matin pour assurer la matinale. Mon corps est habitué à vivre en décalage. J'ai encore des problèmes d'adaptation et j'ai souvent une envie de sieste en fin de matinée ! (rires)
Avez-vous hésité avant d’accepter de reprendre les rênes de la station ?
Non. Il y a un défi ici qui m’intéresse. J'ai dit à la direction que j'étais prêt à condition d’avoir les mains libres pour mettre les choses en place.
Vous avez carte blanche ?
J’ai un cahier des charges assez précis à respecter. Il convient de ne pas toucher au modèle de France Info qui existe et fonctionne depuis vingt ans maintenant. A part ça, je peux faire ce que je veux.
Puisque c'est l'anniversaire de France Info, dites-nous quel est votre premier souvenir de cette station ?
Ola ! (il réfléchit) Je me souviens avoir beaucoup écouté France Info lors de la chute du mur de Berlin. Le ton était vraiment nouveau.
Et, en tant que journaliste, quel a été le premier sujet que vous avez fait pour France Info ?
Euh… (silence) Ah oui… c’était un reportage sur les départs en vacances !
Un beau marronnier !
Oui. Il faut passer par là !
Interview publiée le 21 mai 2007 sur Imédias.
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