30 juin 2008
Télé : Ce qui va changer à la rentrée
TF1 révolutionne son info
Sans doute le changement le plus marquant de la saison. Après 21 années aux commandes du JT, Patrick Poivre d'Arvor a été débarqué du 20 heures de la Une. Pour remplacer PPDA, la chaîne a rappelé Laurence Ferrari. A 42 ans, la jolie journaliste devient nouvelle reine de l'info de TF1 en semaine. Les éditions du week-end seront toujours assurées par Claire Chazal.
Pour remplacer Laurence Ferrari pendant ses congés, la première chaîne a confirmé Harry Roselmack. Le "joker" continuera à présenter 7 à 8, mais seul, puisque Anne-Sophie Lapix, son ex-collègue, part vers Canal+. Le joker des JT du week-end se nomme Julien Arnaud. Nouvelle tête également à la direction de l'information de TF1 : Jean-Claude Dassier (de LCI) remplace Robert Namias.
Deux nouveautés pour finir. Jean-Pierre Pernault présentera Combien ça coûte chaque samedi à 18 heures. Aux manettes du Droit de Savoir, la remplaçante de Charles Villeneuve (parti au PSG) s'appelle Magalie Lunel.
Courbet sur France 2
Suite au départ prévu depuis plus d'un an de Laurent Ruquier, une grosse bataille a secoué le PAF. De nombreux animateurs lorgnaient sur la case quotidienne d'access prime time. C'est Julien Courbet qui a emporté les suffrages de la direction de France Télévisions. Le Zorro de la télé présentera un magazine de service du lundi au jeudi, Service Maximum.
Le vendredi, il laissera sa place à Christophe Hondelatte qui animera une émission culturelle, Vendredi si ça me dit.
Daniel Picouly prendra le relais le vendredi en deuxième partie de soirée avec un magazine littéraire. Le projet de Nicolas Demorand, le journaliste de France Inter, a finalement été abandonné en raison d'un nébuleux désaccord financier.
Un nouveau Soir 3
Marie Drucker passe sur France 2 pour devenir le joker de Laurent Delahousse le week-end. Du coup, c'est Carole Gaessler qui récupère le journal du Soir. Sinon, rien de nouveau. Julien Lepers et Georges Pernoud seront toujours au rendez-vous !
M6 perd ses têtes
Gros gadin pour la petite chaîne qui monte. Ses deux animateurs-phares ont choisi de tourner une page dans leur carrière. Virginie Efira, la pétillante animatrice de Nouvelle Star, veut se concentrer sur la comédie. Elle va tourner une grande émission d'humour (genre Les Nuls, l'émission) avec les délirants Omar et Fred pour Canal+. Marc-Olivier Fogiel arrête tout simplement la télé pour se consacrer à la matinale d'Europe 1. M6 ne leur a pas encore trouvé de remplaçants.
Autre départ : celui de Véronique Mounier (L'Amour est dans le pré).
Deux blondes à Canal + !
En plus de Virginie Efira, Anne-Sophie Lapix rejoint Canal+. Sur la chaîne cryptée, la journaliste y présentera le magazine politique Dimanche+. Grand jeu de chaises musicales en interne : Samuel Etienne quitte L'Edition Spéciale qui échoie à Bruce Toussaint. Maïtena Biraben reprend La Matinale.
Ils ont raté le mercato
PPDA, qui quitte le plus prestigieux poste du PAF pour ... rien. Mais sa marionnette sera toujours aux commandes des Guignols .
Samuel Etienne, qui a postulé partout. En vain.
Olivier Minne, complétement absent de la grille de rentrée de France 2.
08:36 Publié dans Focus | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : télé, mercato, animateurs, tranferts, radio
11 juillet 2007
Incertitude sur l'avenir de la régie publicitaire de La Tribune
Alors que le groupe LVMH est en "négociations exclusives" pour racheter Les Echos, le groupe de luxe devra vendre La Tribune afin de ne pas se retrouver dans une situation de monopole. Les salariés de La Tribune s'inquiètent du sort de la régie du quotidien qui pourrait rester dans le giron de Bernard Arnault.
"Nous sommes dans une situation où le futur numéro un du secteur de la presse économique doit vendre son unique concurrent" a expliqué mardi Marie-Caroline Lopez, secrétaire du CE de La Tribune, lors d'une rencontre avec la presse. En effet, Bernard Arnault, le propriétaire de LVMH, devra vendre le quotidien économique si le rachat des Echos abouti. En revanche, il devrait conserver les autres titres du groupe DI (Investir, Connaissance des Arts, etc.).
Le démantèlement du groupe DI devrait avoir raison de la régie du quotidien, qui assure 55% des revenus du journal. La direction a proposé que l'équipe commerciale qui s'occupe spécifiquement du quotidien puisse suivre la cession. "Mais cela reste une faculté sur la base du volontariat", déplore Mme Lopez. La disparition de l'offre de couplage La Tribune/Investir, qui fait du quotidien économique le leader de la publicité financière, est au centre des inquiétudes.
Les salariés de La Tribune ont déclenché un droit d'alerte. Ils souhaitent que le Conseil de la Concurrence soit saisi et qu'il puisse contrôler les modalités de la cession. "Nous ne nous opposons pas à la vente, mais nous voulons être associés au processus pour que La Tribune continue à vivre", a précisé Marie-Caroline Lopez. "Nous voulons un repreneur avec un projet industriel et des moyens. […] Il est fondamental pour le respect de la diversité que La tribune reste un quotidien économique payant afin qu'il y ait deux titres concurrents".
Selon la direction de LVMH, il y aurait "pléthore de candidats" au rachat. Parmi les noms cités dans la presse : Vincent Bolloré, Alain Weill, Francis Larue ainsi que des groupes étrangers.
Le CE et la SDJ du journal doivent rencontrer ce matin Laurence Parisot, la présidente du MEDEF et, dans les prochains jours par Nicolas Bazire, conseiller de Bernard Arnault. Ils ont également demandé à être reçus par Nicolas Sarkozy.
11:35 Publié dans Focus, L'info du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, presse, revente les echos/la tribune
05 juin 2007
France Télévisions mise sur l'inédit pour sa grille d'été
Face à TF1, qui a décidé de faire rimer été avec télé-réalité, France Télévisions proposera cet été une grille de programmes, majoritairement inédits, mélangeant culture, découverte, environnement et sport.
"Plus que jamais, chacune de nos antennes doit innover et bousculer les recettes traditionnelles", a expliqué Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions, lors de la présentation à la presse des grilles d’été du groupe public. Face à la poussée des chaînes de la TNT et à l’arrivée de Secret Story sur TF1, France Télévisions mise sur l’inédit, seul moyen selon Patrice Duhamel de prouver son "respect des téléspectateurs".
Les équipes de Patrick de Carolis ont décliné les programmes autour de plusieurs thématiques : les voyages, le spectacle vivant, la découverte, le développement durable, le sport… Misant sur la "complémentarité des cinq chaînes du groupe", Patrice Duhamel a souligné qu’en matière de culture ses grilles étaient "ambitieuses, très ambitieuses".
Le groupe sera très présent sur les festivals d’été, avec des émissions spéciales sur toutes les chaînes, mais également sur les terrains de sport avec le Tour de France et les championnats du monde d’athlétisme d’Osaka.
France 2 entre incontournables et découvertes
Pourquoi les manchots n'ont pas froid aux pieds ? C'est l'une des questions auxquelles Stéphane Bern et sa bande de chroniqueurs tenteront de répondre chaque soir entre 19h00 et 20h00. Le week-end, l'animateur sera remplacé par La part du lion, un nouveau jeu signé Nagui.
En première partie de soirée, France 2 diffusera des fictions inédites, dont l'incontournable saga estivale, La prophétie d'Avignon. Cette série, de 8x52 minutes, est annoncée comme un mélange de thriller fantastique et de quête romanesque. A côté de la nouvelle série The Nine et de la treizième saison d'Urgences, de nombreux magazines (Vu du ciel, Immersion totale, Rendez-vous en terre inconnue, etc.), des documentaires et des divertissements (Tenue de soirée suivra l’itinéraire du Tour de France) se succéderont à l’antenne.
Les animateurs de la chaîne sont assez présents dans cette grille : Stéphane Bern, qui proposera également un magazine d’évasion, Un autre monde, Laurent Delahousse, un magazine d’actualité Un jour / un destin, Olivier Minne et Anne-Gaëlle Riccio aux commandes de Fort Boyard.
France 3, un été classique
Côté divertissement, France 3 va prendre la route cet été avec ses traditionnels programmes d'été itinérants Intervilles et La Carte aux trésors. Ces jeux seront animés respectivement par le duo Julien Lepers et Tex et par Nathalie Simon.
Par ailleurs, la chaîne proposera des collections documentaires estivales. En plus du cultissime Strip-Tease, France 3 diffusera le vendredi soir, en deuxième partie de soirée, Affaires Classées, des documents sur des faits divers.
Outre une grande quantité de fictions inédites, le reste de la grille s’articule autour des rendez-vous habituels : informations régionales, Questions pour un champion, 30 millions d’amis, Plus belle la vie, etc.
Les magazines stars restent sur France 5
Sur France 5, on ne change pas une équipe qui gagne. C dans l'air, Madame Monsieur Bonsoir, Ripostes et Le Magazine de la santé au quotidien resteront à l'antenne cet été. Comme l'été dernier, Pierre Lescure et Dominique Besnehard, présenteront Graffiti 90.
La chaîne laissera une place importante au voyage et à l'écologie avec des magazines (Les Routes mythiques d'échappées belles) ou des documentaires (Demain, un monde sans glace de Jean-Louis Etienne, ou Mondovino, la série). Par ailleurs, une programmation spéciale Inde sera proposée à l'occasion du soixantième anniversaire du pays.
Festivals pour France 4 !
La dernière née du groupe public arpentera les festivals musicaux, notamment celui de La Rochelle. La chaîne ira également en Avignon pour témoigner, en direct, de l'effervescence et des découvertes de ces manifestations.
Le reste de la grille sera partagé entre des films (deux par semaine), des retransmissions de pièces de théâtre, de one-man-show et de concerts, et des séries. Vénus et Apollon et les saisons 1 et 2 de FBI : portés disparus sont annoncées.
Des notes et de la sueur sur France Ô
La grille d'été de France Ô oscillera entre programmes musicaux et sportifs. La chaîne de l'Outre-Mer diffusera toute une série de festivals (Heiva de Tahiti, le Carnaval tropical de Paris,…) ainsi que différentes manifestations sportives (Jeux du Pacifique sud, tours cyclistes…).
10:20 Publié dans Focus, L'info du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : médias, télévision
20 avril 2007
Les campagnes d'affichages "auto-mobiles" ont la côte
Ces derniers jours, vous avez sûrement croisé, lors de promenades ensoleillées dans le centre des grandes villes, des Smarts entièrement couvertes de publicités. Un type d'affichage original qui séduit de plus en plus d'annonceurs. Focus sur Carlogo, société qui dispose d'un vaste réseau de véhicules opérationnels.
Un détail ne trompe pas : Olivier Maschino, le P.-D.G. de Carlogo, recrute. Sept ans après sa création, cette société spécialisée dans les campagnes "auto-mobiles" affiche une croissance d'environ 50% par an (chiffre d'affaires proche de 3 millions d'euros en 2006) et une bonne rentabilité. Elle profite de l'attractivité d'un média encore jeune qui semble plaire par son efficacité.
"Sympa", c'est ainsi que 86%* des citadins jugent l'idée de placarder des campagnes sur les voitures. Dans les rues, la nouveauté du support, les couleurs des voitures et le côté "gadget" de ces campagnes roulantes interpellent les passants. Tous les ingrédients pour qu'ils enregistrent un message publicitaire sont réunis ! Ce concept tout simple permet, selon Olivier Maschino, aux campagnes "non pas d'être vues mais d'être regardées". "C'est un support ludique mais surtout très impactant, explique-t-il. Les voitures permettent de capter un large public plutôt urbain et CSP+". Selon une étude Ipsos-Affimétrie, une campagne 300 Smarts à Paris et petite couronne (environ 360 000 km parcourus) créerait une audience de 39 millions de contacts avec un impact supérieur à 35%.
Les campagnes peuvent être associées à des opérations de street marketing pour encore accentuer l'aspect ludique. Les démonstrations ou distributions proposées "gagnent en visibilité et en efficacité quand elles sont accompagnées de véhicules interactifs". Du simple segway au bus à deux étages en passant pas le minivan, tout véhicule, éventuellement équipé d'ordinateurs ou de la technologie bluetooth, participe à l'opération de rue. "La fréquentation des points de vente augmente alors de 55 % dès le 2e jour de l'opération. Les ventes grimpent de 45%", affirme-t-il.
Véhicules suivis par GPS
Carlogo s'est mis en 4 pour mieux contrôler le déploiement géographique des campagnes. Comme dans l'affichage classique, les annonceurs peuvent sélectionner les quartiers couverts. "Nous venons de mettre en place à Paris une offre ciblée uniquement sur les CSP+. Les véhicules mobilisés parcourent alors principalement l'ouest de Paris, plus riche", indique Olivier Maschino. Afin de rendre compte des déplacements de chaque particulier, les 6 300 véhicules, éparpillés dans 10 villes et leurs proches banlieues, sont en partie suivis par GPS.
Les particuliers qui souhaitent entrer dans le panel de Carlogo sont sélectionnés selon un cahier des charges rigoureux. Leur véhicule doit être visible, ils doivent rouler tous les jours et parcourir environ 1 300 kilomètres par mois, utiliser le stationnement public et extérieur, fréquenter des endroits "stratégiques" et être des automobilistes prudents.
Difficile de tarifer une campagne de Carlogo car les déploiements sont adaptés en fonction des campagnes. Mais, par exemple, pour déployer 450 Smarts dans Paris et sa région aux couleurs d'une marque (ce qui correspond au dispositif parisien de la dernière campagne nationale de Samsung), il faut compter 180 000 € H.T. plus les frais techniques (impression des visuels autocollants entre 73 000 et 97 000 € H.T.). Pour le street marketing, le déploiement de 30 Smarts (et autant d'hôtesses) pendant 12 jours dans 3 villes, est évalué à 129 000 € H.T.
* selon une étude IPSOS
+ Pour illustrer ce focus, voici aperçu de différentes campagnes réalisées par Carlogo.
10:05 Publié dans Focus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, affichage
11 mars 2007
L’INA expérimente la commercialisation de l’ina.fr
Alors que l'Ina prépare la deuxième version de son site internet ina.fr, le portail d'archives audiovisuelles s'ouvre doucement à la publicité. Dernière étape en date : l'insertion de spots vidéos avant certains documents.
Internet a fait émerger un service public. Il y a presque un an, l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) lançait ina.fr, une plateforme de VoD sur le net permettant de consulter nos archives audiovisuelles. Fort d'un catalogue de 100 000 émissions de radio ou de télévision en accès payant ou gratuit, le portail connaît un vif succès. Chaque mois, plus de 600 000 visiteurs uniques viennent consulter cette offre unique au monde.
"Les contenus de l'ina.fr sont éditorialisés", martèle Roei Amit, le responsable des éditions de l'INA, qui dirige quotidiennement une équipe de 12 personnes. Les vidéos figurant à la une du site évoluent en fonction de l'actualité. Un portail entièrement consacré à la Présidentielle a été lancé, un autre sur le festival de Cannes sera ouvert à l’occasion du 60e anniversaire de la manifestation. "L'ensemble des documents de notre catalogue présente un intérêt. On a ainsi le plus grand bouquet premium du monde", explique Roei Amit.
"Le catalogue s'enrichit en permanence puisque 120 heures de programmes sont ajoutées chaque semaine", indique-t-il. Respectueux des droits d'auteur - chose rare sur Internet -, le site s'enrichit au gré des accords signés avec les ayants droit. Cette semaine, l'INA a passé, par exemple, un accord avec Universal permettant à l'Institut de diffuser les émissions de variétés avec des chansons du catalogue de la major. Par ailleurs, des démarches sont en cours avec les producteurs de programmes de flux afin de pouvoir diffuser divertissements et autres émissions de plateaux. Des négociations qui avancent "très positivement".
Nouvelles opportunités
Avant de lancer une nouvelle version du site "fin avril, début mai", l’équipe de l’ina.fr teste le potentiel publicitaire du portail. Le site faisant partie du service public audiovisuel, son budget annuel (de 1 million d'euros) est principalement financé par la redevance, le reste vient des téléchargements payants et des publicités. "Le chiffre d’affaires global de l’ina.fr devrait être en 2007 légèrement inférieur à 700 000 euros", indique Roei Amit. Mais contrairement aux télévisions et radios publiques, le site n’a pas de législation restrictive en matière de publicité.
En plus de bannières classiques, France Télévisions Publicité, qui commercialise l'ina.fr, teste actuellement un nouveau format : les vidéos. Elle propose d’accoler des spots aux archives les plus récentes, les plus positives et les plus longues. Au total les écrans pub peuvent précéder un catalogue de 40 000 documents. Une offre qui va se généraliser avec la nouvelle version du portail.
16:30 Publié dans Focus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, télévision, internet













