26 mai 2008
Vous ne voulez pas un peu de Guronzan ?
Deneuve vs Amalric. C'est le combat qui est au coeur de Un conte de Noël, la nouvelle fable familliale d'Arnaud Desplechin. Si l'affiche est excitante, le résultat est ennuyeux.Arnaud Desplechin est un metteur en scène de talent. Comme aucun autre réalisateur, il sait dépeindre des personnages marginaux, à la limite de la folie, avec grace et élégance. Dans son Conte de Noël, il propose un portrait acerbe d'une famille qui règle ses comptes. Le marginal Henri (Mathieu Amalric), banni de sa famille suite à divers abus, revient fêter Noël chez les siens, à la demande expresse de sa mère (Catherine Deneuve). Non pas par plaisir mais par besoin vital : elle a besoin d'une greffe de la moele épinière de son fils. Le retour d'Henri le maudit va faire resurgir toutes les lésions enfouies de la famille. Un scénario 100% Desplechin.
Le réalisateur filme les allez-venus de ses personnages comme un balai. Il offre des scènes extrèmement réussies. Comme dans Rois et Reines et La Sentinelle, ses acteurs (tous excellents) virevoltent à l'écran et débitent des dialogues comme de diabloliques joutes verbales. Mais ce travail d'orfévre est gaché par un rythme pesant. Sans raison particulière, le film dure 2h38. Le récit s'enlise dans des scènes sans queue ni tête. Le spectateur perd vite le fil et se demande où on l'enmènne et ce que l'on exactement veut lui raconter.
On reprochera aussi un film d'être très parisien. Dur de s'indentifier à ces bourgeois adeptes de psychotropes. D'autant plus dur que ces personnages surexcités sont ternis par le rythme très lent. Dommage que Desplechin ne soit pas un conteur aussi frénétique que ces personnages.
09:02 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de cannes, critique
08 octobre 2007
Le Roi Lion fait rugir de plaisir
Après son triomphe à Broadway, le Roi Lion envahit Paris depuis le 4 octobre. L’univers du film des studios Disney est remarquablement restitué par Julie Taylor. Une comédie musicale très réussie qui plaira aux petits et aux grands.
Tout le monde connaît Le Roi Lion, l’un des meilleurs dessins animés sorti des studios Disney. Les aventures de Simba, le lionceau qui doit affronter son destin pour s’asseoir sur le trône, ont fait le tour du monde. Le spectacle qui vient de débuter au théâtre Mogador à Paris est l’exacte transposition du film sur scène. Séquence après séquence, on retrouve tous les personnages (Mufasa, Scar, Zazu, Timon, Pumba, Nala). À la totalité des chansons du film, composées par Elton John et Tim Rice, viennent s’ajouter des chants typiques écrits par Lebo M, un musicien sud-africain. Ces morceaux, inconnus du grand public, accompagnent parfaitement les grands moments du spectacle, servis par un chœur et un orchestre impeccables. On déplore cependant la nouvelle traduction de la bande originale. Les plus petits regretteront sûrement la disparition de leurs refrains préférés pour des périphrases sans intérêt.
Coller au film au plus près est le point fort de la mise en scène de Julie Taylor. Les spectateurs se référant en permanence aux dessins qu’ils ont en tête, elle a stylisé décors et costumes. Pour donner des corps de bêtes à ses chanteurs, le metteur en scène a misé sur les masques. Plus de 200 pièces donnent vie à des lions, des hyènes, des singes ou des gnous. Avec un minimum d’effets, le public plonge dans le monde merveilleux de la savane. Usant d’artifices pour contourner chaque difficulté, Julie Taylor se sert aussi des moyens techniques du théâtre Mogador pour prolonger l’émerveillement. En quelques secondes, un majestueux décor surgit du sol...
La production du Roi Lion n’a pas lésiné sur les moyens, allant même jusqu’à rénover du sol au plafond le théâtre Mogador. En revanche, elle a eu du mal à trouver des comédiens à la hauteur de ses ambitions. Le singe Rafiki est le seul personnage qui sorte du lot grâce à la voix magnétique de son interprète, Zama Magudulela.
De la grandiose procession qui précède le baptême de Simba - la meilleure scène d’exposition qu’ait connu Broadway – jusqu’à la dernière, la troupe du Roi Lion offre 3 heures d’un spectacle réjouissant qui plaira aux petits et aux grands. La grosse production, très maîtrisée, est une succession de moments de grand art comme lors des délires totalitaires de Scar. Elle laisse tout de même des moments de poésie comme, par exemple, lors du départ de Nala sur Lea Halaléa.
Chaque soir, depuis les premières représentations, la salle acclame debout la troupe. Un triomphe mérité pour ce très bon Roi lion qui est le spectacle le plus abouti qui ait été donné à Paris depuis bien longtemps.
Cette critique accompagne un dossier spécial Roi Lion réalisé avec Claire Fenez et Bixente Barnetche. A lire sur isubway.
08:35 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : theatre, comedie musicale, roi lion, musique
24 mai 2007
Touchantes "chansons d'amour"
Hier soir, je suis allé voir "Les Chansons d'amour" de Christophe Honoré et je suis encore sous le charme. Cette comédie musicale parle d'amour, de mort, de deuil avec une infinie légèreté mais surtout beaucoup de profondeur. La bande originale, une pop tantôt sucrée tantôt sombre, contribue largement à cette ambiance générale. Et puis, il y a Louis Garrel bien sûr. Il ne tombe jamais pathétique dans la peau d'Ismaël. Une grande prestation. Bref, un excellent film. A voir. J'espère que dimanche le jury du festival de Cannes n'oubliera pas ce film de son palmarès.
Voici la bande-annonce et un extrait :
08:00 Publié dans Critiques de film, La vidéo du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de Cannes
24 février 2007
Critique : Mika, Life in cartoon motion
Il s’appelle Mika et signe « Life In Cartoon Motion », un excellent premier album aux sonorités ultra-kitchs. Une des bonnes surprises musicales de ce début d’année.
Hyper rythmés et bourrés d’humour, ses singles, « Relax, Take it easy » et « Grace Kelly » devraient devenir des tubes - cinq jours après sa sortie, « Relax » se place deuxième des ventes sur Internet. Et tout l’album est dans la même lignée. Du sucré « Big Girl » aux totals foutraques « Stuck In The Middle » et « Lollipop », on passe 40 minutes plus jouissive qu’une bouteille de champagne.
Plus qu’un disque, une friandise !
Sa voix aigue, totalement assumée, qui se joue des décalages avec les mélodies très rythmées, contribue pour beaucoup à l’humour de l’album. Mais quand il propose une magnifique ballade piano-voix, cette même voix devient déchirante. Depuis la première écoute de « Life In Cartoon Motion », nous sommes complètement dingues de Mika. A vous de vous laisser envahir !
+ La vidéo de Grace Kelly, le premier single est à voir sur ce blog.
08:00 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, mika
26 septembre 2006
Un film en guise de réparations
Comme le dit leur chant, les Indigènes sont venus des colonies pour libérer leur Patrie. La reconnaissance de cette Patrie s'est arrêtée après la Décolonisation. Dans la lignée des cinéastes engagés, Rachid Bouchareb dénonce l'oubli.
Dans son film, Rachid Bouchareb suit cinq d’entre eux : Abdelkader (Sami Bouajila), Saïd (Jamel Debbouze), Messaoud (Roschdy Zem), Yassir (Samy Naceri) et Martinez (Bernard Blancan). De leurs villages natales où ils s’engagent dans l’armée jusqu’à leur arrivée en Métropole en 1943. Un parcours militaire semé de désillusions. Bouchareb dénonce le "régime de défaveur" de ces "indigènes" tant pendant les combats, dans la vie de tous les jours de l'armée qu’à la Libération.
Du cinéma engagé classique
Rachid Bouchareb a choisi de faire un film à thèse et l'assume. Non, il n’est pas sur les traces de Kubrick (Les Sentiers de la gloire) ou de Mickael Cimino (Voyage au bout de l’enfer) mais plutôt dans celles, tout aussi respectables, de Bertrand Tavernier. Avec un ton ostensiblement incisif, Bouchareb veut marquer les esprits. Il n'a pour seul but de dénoncer une injustice et le réussit. Et si un débat est ouvert autour d'Indigènes c’est indéniablement dû à ce parti pris de mise en scène. Cinéma militant ? Par certains cotés, oui. Mais le passé colonial de notre beau pays est un sujet tellement sensible que le simple fait de l’évoquer provoque une polémique.
Les cinq comédiens ont été justement primés lors du dernier Festival de Cannes. Ils donnent chair à des personnages taillés sur mesure sans qu'aucun ne tire la couverture à lui. Jamel fait du bon Debbouze comme il sait en faire dans ce genre de rôle (comme dans Zonzon de Laurent Bouhnik). Mais on remarque surtout les excellents Sami Bouajila, Roschdy Zem et le trop rare Bernard Blancan. Trois comédiens qui s’imposent comme les meilleurs de leurs générations. Un peu plus en retrait, Sami Nacéri surprendra cependant ceux qui l'avait catalogué au chauffeur de Taxi. Ce quintet de comédiens est l'autre raison d'aller voir Indigènes.
16:35 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21 août 2006
Un « petit » film qui rêve de devenir grand
Justin Cobb ressemble à bon nombre d'ados. Il a 17 ans, est timide, vit ses premières déceptions amoureuses, ses premières cuites, a du mal à communiquer avec ses parents, etc. Mais le truc qui empoisonne la vie de Justin, c'est qu'il suce son pouce ! "Age difficile obscur" raconte l'histoire de ce pouce dont il faut se séparer, métaphore du passage de l'âge enfant à l'âge adulte. On retrouve forcément un peu de nous dans cet adolescent qui craint de quitter son enfance et son insouciance tout en souhaitant son émancipation.
Pour enrichir le scénario, Mike Mills a crée une série de personnages attachants tout aussi paumés que Justin. De sa maman (Tilda Swinton, excellente), à son père (Vincent d'Onofrio) en passant par sa copine (Kelli Garner), son professeur de débats (Vince Vaughn) et son dentiste (Keanu Reeves, dont je me demande encore ce qu'il fait dans ce film). Cette galerie contribue à donner une ambiance au film et à le rythmer (on ne dira jamais assez qu'une heure trente-six est la durée idéale pour un film).
Plein de charme
La réussite d'Age difficile obscur est de retransmettre avec humour et pudeur un univers pas forcément rose dans le fond. Mills filme avec tendresse, sans condescendance, ses personnages, leurs doutes, leurs craintes et leurs failles. Pour son premier film, Mike Mills s'impose comme un cinéaste indépendant à suivre. L'autre qualité du film est son jeune interprète. Loin des prestations hollywoodiennes et loin des critères physiques des comédiens à la mode, Lou Taylor Pucci est étonnant. Jamais il ne faiblit devant ce rôle imposant. Il mérite largement ses deux prix d'interprétation récoltés pour ce film (lors du Festival de Berlin 2005 et du Festival de Sundance 2005). En résumé, Age difficile obscur est un petit film indépendant américain plein de charme. Tout simplement.
23:45 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juin 2006
Vol au dessus d’un nid de girouettes
Dans «Changement d'adresse», Emmanuel Mouret met en scène avec finesse quatre personnages perdus entre histoires d'amour bidon et déménagements éclairs. Une comédie très appréciée par la critique. Mais pourquoi tant d'éloges ?
Pour son troisième long-métrage, Emmanuel Mouret propose un portrait croisé de quatre personnages en quête d'affection ... et d'appartement. Il y a David (Emmanuel Mouret), un professeur de cor lunaire, Anne (Frédérique Bel) une «photocopieuse» romantique un peu nympho, Julia (Fanny Valette) une ado paumée et enfin Julien (Dany Brillant) une petite frappe qui joue les tombeurs. Tout commence par l'emménagement en colocation de David chez Anne. Tous les deux sont à la recherche du grand amour : ils veulent s'installer, comme on dit.
Emmanuel Mouret a signé le scénario, a assuré la réalisation et interprète également le rôle principal de «Changement d'adresse». De cette triple casquette sort une comédie qui met en scène des personnages tendres. Ceux-ci sont servis par des comédiens qui jouent juste. La distribution, qui étonne sur le papier, fonctionne. On trouve dans «Changement d'adresse» tous les ingrédients du film d'auteur (humour guindé, rythme chic, charme désuet, ambiance intimiste due notamment aux plans fixes...).
Sceptique
Cependant quelque chose gène dans le ton de «Changement d'adresse». Les personnages sont si naïfs qu'ils apparaissent «neu-neu». On ne peut s'empêcher de sourire mais nous sommes gênés par les rires des autres spectateurs. On n'a pas envie d'être condescendant avec les personnages, mais le regard l'impose. La bienveillance avec laquelle Mouret les filme crée ainsi une distance qui ne permet pas de s'attacher, de se retrouver dans David, Anne ou Julia.
Les critiques sur «Changement d'adresse» sont dithyrambiques. Nous avons quand même du mal à conseiller un film qui, bien que maîtrisé, a un côté intello indéniable...
Les + :
La distribution étonnante
La réalisation
Les – :
Comédie intello
Critique publiée le 24 juin 2006 sur le site imédias.biz
19:20 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinema
22 mai 2006
Une certaine idée de l'engagement politique
Nanni Moretti a fait l'événement avec son «Caïman» sorti quelques jours avant les élections législatives italiennes. On pensait assister à un brûlot anti-Berlusconi, mais subtilement le réalisateur signe un portrait, cruel et percutant, d'un producteur dans l'Italie d'aujourd'hui (d'hier ?), l'Italie des années Berlusconi.
Ceux qui s'attendent à un pamphlet, dans la lignée de ceux de Michael Moore, vont être déçus. En effet, Nanni Morreti, le célèbre réalisateur italien de gauche, ne parle pas directement de Berlusconi dans «Le Caïman». Ce film est avant tout l'histoire de Bruno Bonomo, un bavard producteur en chute libre, qui n'accepte pas de devoir divorcer. Ruiné, il accepte sans enthousiasme de produire «Le Caïman», le premier film de Teresa, une jeune réalisatrice qui souhaite raconter les manoeuvres pour échapper à la justice d'un homme d'affaires devenu président du Conseil.
Moretti fait donc un portrait, à la fois sévère et tendre, du producteur Bruno Bonomo (joué par Silvio Orlando, juste du début à la fin). Paumé, le personnage aditionne les déconvenues financières, fiscales et conjugales. Entre tendresse et sévérité, Moretti le suit se lancer, d'abord sans s'en rendre compte, dans un film politique. On sourit de l'ironie des obstacles qui se dresse devant le projet et du regard cruel porté sur le milieu du cinéma. Mais Bruno Bonomo va se reconstruire dans l'ombre du «Caïman». Alors qu'il prend conscience de la médiocrité du président du Conseil, le personnage va reprendre espoir et sortir de la léthargie dans laquelle il végète depuis le début des années Berlusconi.
L'ombre de Berlusconi
La réussite de Moretti est de partout faire planer l'ombre de Berlusconi. Bien sûr on suit la construction d'un film engagé (qui émet de sérieux doutes quant à l'origine de la fortune de l'homme le plus riche d'Italie) ; bien sûr, il y a quelques images d'archives montrant les tristement célèbres réparties populistes de Silvio Berlusconi ; mais au final Moretti parle surtout du peuple italien qui renaît dans l'espoir de la fin de règne de son dirigeant. On ne peut pas s'empêcher de penser que ce second souffle est aussi celui du cinéaste lui-même (qui interprète «himself» le «Caïman» du film de Teresa dans un final très engagé). Après plusieurs films personnels («La chambre du fils», «Journal intime»), la fin de règne de Berlusconi a poussé Moretti à revenir à un cinéma politique. En pleine campagne électorale, Berlusconi se serait bien passé de ce réveil tardif.
Les + :
Un discours subtile et implacable
De très bons comédiens
Les – :
Des longueurs
Un indéniable côté « intello »
Critique publiée le 22 mai 2006 sur le site imédias.biz
22:00 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 mai 2006
Il faudrait p’être arrêter de décoder !
Après avoir lu le «Da Vinci code» (qu'on l'ait aimé ou non), on s'était dit que le livre de Dan Brown ferait facilement un bon film. C'est probablement aussi ce que s'est dit Ron Howard. Mais le réalisateur aurait du revoir son code de metteur en scène, il aurait ainsi éviter de signer un bon gros navet !40 millions d'exemplaires du «Da Vinci code» ont été vendus à travers le monde. C'est autant de lecteurs qui se souviennent de la course poursuite effrénée entre Paris et Londres de la jeune Sophie Neveu et du Professeur Robert Langdon. Ces deux spécialistes des symboles qui se retrouvent bien malgré eux dans un jeu de piste qui les mène sur les traces du Graal avec aux fesses, une bande de flics enervés et une armée d'ecclésiastiques prêts à tout pour que le nom du Christ ne soit pas sali.
On remarque dès les premiers plans que le film est l'adaptation littérale du roman de Dan Brown. Aucun écart à la trame n'est à attendre du côté du scénario. Ron Howard a fait un copier/coller du livre de Brown. Logiquement, les mêmes signes sont dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. L'impression de déjà-vu enlève toute jubilation lors de la découverte du secret autour duquel le film est construit. Du coup le manque total de surprise rend le film long, long, long... Ron Howard a, hélas, également gardé les dialogues originaux, d'une mièvrerie affligeante.
Film raté
Si on est déçu par le scénario, le pire reste la mise en scène. Là où Dan Brown faisait sourire, Ron Howard fait carrément marrer (dans la salle les rires fusent lors de la dernière scène du film). Les mouvements de caméra frisent l'overdose et l'atroce et omniprésente musique rend le film insupportable. Reste le casting me direz-vous ? Et bien même pas ! Les acteurs ont l'air de s'ennuyer autant que le spectateur. Alors le seul atout de ce film, diffusé en ouverture du festival de Cannes, est le fait qu'il donne lieu à une montée des marches glamour à souhait. Mais, c'est un peu léger, quand même !
Les + :
Un film drôle (mais ce n’est pas voulu)
Les – :
Tout (de la mise en scène déplorable à l’adaptation navrante en passant par les acteurs qui s’emmerdent)
Un film long, long, long
Critique publiée le 17 mai 2006, sur le site imédias.biz
18:50 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 avril 2006
Luchini et Johnny allument le feeeeuuuuuu !!
Avec un scénario qui repose sur une idée tout simplement géniale, Laurent Tuel signe une comédie gentiment allumée servie par un duo improbable : Johnny Hallyday et Fabrice Luchini. Un film réussi qui plaira même à ceux qui ne sont pas aficionados de notre Jojo national !
Vous êtes-vous déjà demandé comment tournerait la France sans Johnny Hallyday, le chanteur classé monument national, au même titre que la Tour Eiffel ? C'est une question que Fabrice, fan absolu du rockeur, aurait aimé ne jamais se poser. La vie de cet employé de bureau est rythmée par toute la musique qu'il aime, celle de l'Idole des jeunes devenus vieux. Fabrice était de tous ses concerts, écoute ses albums en boucle et entasse dans son grenier une collection de Johnny Hallyday, «la plus grosse du département !». Suite à un abus de boisson et de blues, il se retrouve dans un monde où Johnny n'a jamais existé. Pour terminer ce cauchemar et retrouver l'envie d'avoir envie, il part alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, le vrai Johnny qui n'a jamais fait carrière et qui est devenu un tenancier de bowling un peu looser, en espérant lui faire remplir les stades comme il le mérite.
Rock and roll attitude
Cette comédie repose sur une bonne idée, toute simple, signée Christophe Turpin. Un scénario malin et un peu décalé dans lequel les deux comédiens se jouent du second degré. Le film invite Hallyday et Luchini à se regarder dans un miroir. Grâce aux innombrables clins d'œil, ils se cessent de se moquer de leurs images. Jubilatoire ! Le duo, improbable sur le papier, fonctionne à merveille. Luchini a l'oeil qui pétille quand il doit chanter du Johnny tandis qu'Hallyday jubile à ignorer ses 40 années de carrière. Avec un jeu minimaliste (qui n'a d'égal que la folie douce de Luchini), Johnny est plutôt bon à l'écran et prouve qu'il a de l'humour.
Ce film cumule ce qu'on fait de mieux dans ce qu'on appelle péjorativement les comédies à la française. Même si les ficelles sont voyantes, le film se tient, notamment grâce à son rythme. Les chansons compilées permettent de ne pas saouler ceux qui ne sont pas fans de Johnny. Comme dans «Podium», auquel le réalisateur rend hommage, le second degré permet de prendre du recul face à la carrière chanteur. Bref, «Jean-Philippe», une juste une bonne comédie familiale à conseiller pour tous, qu'on eai ou pas quelque chose en soit de Johnny !
Les + :
Le duo Luchini/Hallyday
Un scénario malin
Des clins d’oeil amusants
Les - :
Les gosses ficelles vers la fin
Critique publiée le 5 avril 2006 sur le site imedias.biz
19:00 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










