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26 mai 2008
Vous ne voulez pas un peu de Guronzan ?
Deneuve vs Amalric. C'est le combat qui est au coeur de Un conte de Noël, la nouvelle fable familliale d'Arnaud Desplechin. Si l'affiche est excitante, le résultat est ennuyeux.Arnaud Desplechin est un metteur en scène de talent. Comme aucun autre réalisateur, il sait dépeindre des personnages marginaux, à la limite de la folie, avec grace et élégance. Dans son Conte de Noël, il propose un portrait acerbe d'une famille qui règle ses comptes. Le marginal Henri (Mathieu Amalric), banni de sa famille suite à divers abus, revient fêter Noël chez les siens, à la demande expresse de sa mère (Catherine Deneuve). Non pas par plaisir mais par besoin vital : elle a besoin d'une greffe de la moele épinière de son fils. Le retour d'Henri le maudit va faire resurgir toutes les lésions enfouies de la famille. Un scénario 100% Desplechin.
Le réalisateur filme les allez-venus de ses personnages comme un balai. Il offre des scènes extrèmement réussies. Comme dans Rois et Reines et La Sentinelle, ses acteurs (tous excellents) virevoltent à l'écran et débitent des dialogues comme de diabloliques joutes verbales. Mais ce travail d'orfévre est gaché par un rythme pesant. Sans raison particulière, le film dure 2h38. Le récit s'enlise dans des scènes sans queue ni tête. Le spectateur perd vite le fil et se demande où on l'enmènne et ce que l'on exactement veut lui raconter.
On reprochera aussi un film d'être très parisien. Dur de s'indentifier à ces bourgeois adeptes de psychotropes. D'autant plus dur que ces personnages surexcités sont ternis par le rythme très lent. Dommage que Desplechin ne soit pas un conteur aussi frénétique que ces personnages.
09:02 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de cannes, critique
Une Palme française !
21 ans après Maurice Pialat (et Sous le soleil de Satan), un Français a remporté "à l'unanimité" une Palme d'Or. Il s'agit de Laurent Cantet pour Entre les murs, un film sur l'éducation écrit et joué par François Bégaudeau. Ce film, dont la sortie est fixée au 15 octobre, s'arrête sur les relations entre des élèves et des professeurs d'un collège du 20e arrondissement de Paris. En voici la bande-annonce :
07:47 Publié dans La Palme du mois | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de cannes









