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30 novembre 2006

Bolloré/Le Monde : lancement du gratuit News Plus le 11 décembre

medium_bolore.jpgLa décision est prise ! Le quotidien gratuit publié par les groupes Bolloré et Le Monde s'appellera finalement News Plus et son coup d'envoi sera donné le 11 décembre, nous a confirmé ce matin le groupe Bolloré. Diffusé à 250 000 exemplaires, le gratuit interrompra sa parution à partir du 22 décembre pour au moins une semaine.

 

Hier, Les Échos affirmaient que la rédaction du gratuit francilien du matin serait dirigée par Christian Struder (rédacteur en chef de Direct Soir) et Pascal Galinier (chef de la rubrique médias du Monde).

 

Le conseil de surveillance du groupe Le Monde doit encore avaliser le projet. Celui-ci possèdera 30% du futur titre et sera chargé de son impression. Le Monde et Courrier International apporteront chaque jour 4 pages de contenu.

 

Pour son lancement, le prix d'une page quadri est de 35 000 € H.T. Des offres de couplage seront proposées avec Direct Soir, l'autre titre du groupe Bolloré.

 

Article publié le 30 novembre 2006 sur TarifMedia.

28 novembre 2006

En 2007, Arte tente une cure de rajeunissement

medium_ARTE-Logo.2.jpgPour "élargir [son] public et séduire plus particulièrement les jeunes actifs", Arte lance le 1e janvier une nouvelle grille "plus culturelle, plus européenne et plus engagée" a annoncé son président, Jérôme Clément, hier matin, à Paris, lors d'une conférence de presse. Pour fidéliser les jeunes, la chaîne franco-allemande compte sur les séries et sur de nouvelles signatures.

 

"Face à une concurrence de plus en plus vive", Arte doit proposer des programmes inédits. Après le succès de la minie-série Vénus et Apollon, dont une deuxième saison est à l'étude, la chaîne mise à nouveau sur les séries. Elle s'apprête à diffuser, dès janvier, en prime time, les deux premières saisons de ReGenesis, un thriller made in Canada en 26 épisodes sur fond de bioterrorisme.

 

Pour "promouvoir toutes les cultures et lutter contre l'harmonisation qui gagne", la chaîne franco-allemande renforce son offre de programmes culturels. Par exemple, le magazine Metropolis est repris en main par Rebecca Manzoni. Arte espère que l'animatrice d'Eclectik sur France Inter apportera au magazine culturel européen "du rythme, un ton plus engagé et de l'interactivité".

 

Arte n'oublie pas les spectacles vivants et a demandé à une "signature" de présenter une émission musicale mensuelle. Manu Katché, batteur bien connu pour son siège de juré de la Nouvelle Star sur M6, proposera, à partir de mars, One shot not, un magazine où il accompagne, à la batterie, des musiciens dans un bœuf enflammé. Dans Pièces montées, Frédéric Ferney (présentateur du Bateau livre sur France 5) proposera, lui, un regard personnel sur la création scénique.

 

À travers ses rendez-vous d'actualité, Arte veut réaffirmer une nationalité européenne "présente dans ses gènes". Chaque semaine, dans Zoom Europa, Bruno Duvic reviendra sur l'actualité européenne. Une nouvelle émission de reportages complétée par Visages d'Europe, une série de portraits diffusés tous les jours à 18h30. Parallèlement, les traditionnelles Thema s'intéresseront une fois par mois, dans Thema du futur, aux défis scientifiques, environnementaux et démographiques de demain.

 

La chaîne franco-allemande conserve ses trois soirées cinéma du lundi, du dimanche et du jeudi afin de rester "la chaîne hertzienne qui diffuse le plus de films en première partie de soirée avec 130 films par an environ". Pour diversifier son offre ciné, Arte dédie ses troisièmes parties de soirée du jeudi au "cinéma trash". Un nouveau rendez-vous "ponctué d'hémoglobine et d'érotisme kitsch", dont Christoph Hauser, le directeur des programmes d'Arte, prédit "qu'il deviendra culte".

 

Par ailleurs, Arte rendra hommage, en début d'année, à Francis Girod, Robert Altman, et Philippe Noiret récemment disparus. Des cycles seront également consacrés à David Lynch, à Stephen Frears et au Festival de Cannes.

 

Papier publié sur TarifMedia le 28 noveambre 2006. 

16 novembre 2006

Les télés indépendantes se sentent "oubliées" de la loi sur l’audiovisuel du futur

medium_sirti.gif« Les Indépendants ont été oubliés du projet de loi sur la télévision de demain », déploraient hier matin les membres du syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti). Lors d'une conférence de presse, le syndicat a appelé solennellement les parlementaires à refuser le monopole des grands groupes audiovisuels dans la télévision de demain. Le Sirti veut que le texte fasse « clairement référence aux notions de pluralisme et de diversité ».

 
Le projet de loi, qui prévoit l'extinction du mode de diffusion analogique d'ici 2011, organise l'attribution des nouvelles fréquences libérées par le passage au numérique. Pour compenser la mise en place du tout numérique, le texte offre une « chaîne bonus » sur la TNT aux chaînes historiques (TF1, Canal+, M6, ...). Les indépendants estiment que ce statut privilégié les handicape et compense de façon disproportionnée les 5 millions d'euros que coûteront le passage au numérique aux chaînes hertziennes.

 
Pour garantir l'accès à tous à la TNT, le Sirti souhaite que le CSA soit libre d'attribuer ses fréquences aux différents candidats selon leur expérience en matière de télévision. « Le CSA doit réguler le marché or le texte prévoit qu'il se contente de le régulariser », fustige Mathieu Quétel, directeur général de Voltage.

 
Le Sirti a une semaine pour se faire entendre. Le texte projet sera examiné les 20, 21 et 22 novembre prochains au Sénat selon la procédure d'urgence. Il passera devant l'Assemblée Nationale en février.

06 novembre 2006

Atterrissage réussi d’Ardisson sur la planète Canal+

medium_image_format.php.jpegNouvelle chaîne, nouvelle émission, nouvelle tranche horaire pour Ardisson qui a fait sa rentrée tardivement sur Canal +.  Que ses fans se rassurent, l’homme en noir, lui, n’a pas changé.

 
Avec un nom pareil, "Salut les Terriens", nous, téléspectateurs avisés, nous pensions benoîtement que l’ex-publicitaire devenu animateur allait nous proposer un concept venu d’ailleurs... Raté, Ardisson invite simplement sur son plateau des invités choisis pour commenter l’actualité de la semaine, grave comme légère. Sur le fond, "Salut les Terriens" ne ressemble en rien à "Tout le monde en parle" : finie l’empilage de peoples en promo qui avait fait le succès de son émission sur France 2 et copiée partout depuis. Avec trois invités seulement et quelques reportages pour rythmer le tout, Ardisson parle de l’actu, des banlieues à la présidentielle. Et pour la première, il s’est fait plaisir avec Jamel Debbouze, le philosophe Pascal Bruckner et la chanteuse Anggun.

 
« Magnéto Ferraro »

 
Mais le vieux briscard du PAF sait que tous les talk-show se ressemblent et que seul l’animateur fait la différence. Dans son médiatique transfert, Ardisson a amené sur Canal + tous les trucs qui font sa marque de fabrique : les jingles (désormais joués par un orchestre), les questionnaires décalés et un public, comme toujours acquis à l’extra-terrien. Pour ce premier numéro, Jamel, client idéal, s’est amusé de certains nouveaux gimmicks qui tombent à plat. Faisant référence en permanence à "Tout le monde en parle", il a feint d’être perdu dans cette nouvelle émission. Son très spontané « Magnéto Ferraro » a ravi le public qui n’en demandait pas tant.

 

La bonne place

 
La bonne nouvelle c’est qu’Ardisson avait le fameux "esprit canal" avant même d’y être. Les questionnaires ahurissants écrits avec Kader Aoun rappellent le "Burger Quizz" et le verbe acerbe de Stéphane Guillon, valeur sûre de la chaîne cryptée, ont toute sa place dans l’émission. Avec ce savant cocktail qui séduira les inconditionnels de chaîne et de l’animateur, "Salut les terriens" devrait vite trouver sa place dans la nouvelle vie de Canal. Première étape franchie avec brio, le talk show a rassemblé un tout petit moins d’un million de téléspectateurs, un score largement au-dessus de la case à cet horaire.

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