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26 septembre 2006
Un film en guise de réparations
Comme le dit leur chant, les Indigènes sont venus des colonies pour libérer leur Patrie. La reconnaissance de cette Patrie s'est arrêtée après la Décolonisation. Dans la lignée des cinéastes engagés, Rachid Bouchareb dénonce l'oubli.
Dans son film, Rachid Bouchareb suit cinq d’entre eux : Abdelkader (Sami Bouajila), Saïd (Jamel Debbouze), Messaoud (Roschdy Zem), Yassir (Samy Naceri) et Martinez (Bernard Blancan). De leurs villages natales où ils s’engagent dans l’armée jusqu’à leur arrivée en Métropole en 1943. Un parcours militaire semé de désillusions. Bouchareb dénonce le "régime de défaveur" de ces "indigènes" tant pendant les combats, dans la vie de tous les jours de l'armée qu’à la Libération.
Du cinéma engagé classique
Rachid Bouchareb a choisi de faire un film à thèse et l'assume. Non, il n’est pas sur les traces de Kubrick (Les Sentiers de la gloire) ou de Mickael Cimino (Voyage au bout de l’enfer) mais plutôt dans celles, tout aussi respectables, de Bertrand Tavernier. Avec un ton ostensiblement incisif, Bouchareb veut marquer les esprits. Il n'a pour seul but de dénoncer une injustice et le réussit. Et si un débat est ouvert autour d'Indigènes c’est indéniablement dû à ce parti pris de mise en scène. Cinéma militant ? Par certains cotés, oui. Mais le passé colonial de notre beau pays est un sujet tellement sensible que le simple fait de l’évoquer provoque une polémique.
Les cinq comédiens ont été justement primés lors du dernier Festival de Cannes. Ils donnent chair à des personnages taillés sur mesure sans qu'aucun ne tire la couverture à lui. Jamel fait du bon Debbouze comme il sait en faire dans ce genre de rôle (comme dans Zonzon de Laurent Bouhnik). Mais on remarque surtout les excellents Sami Bouajila, Roschdy Zem et le trop rare Bernard Blancan. Trois comédiens qui s’imposent comme les meilleurs de leurs générations. Un peu plus en retrait, Sami Nacéri surprendra cependant ceux qui l'avait catalogué au chauffeur de Taxi. Ce quintet de comédiens est l'autre raison d'aller voir Indigènes.
16:35 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









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Le Gouvernement répare les Indigènes
Aujourd’hui sort sur les écrans Indigènes de Rachid Bouchareb. Ce film, primé lors du dernier Festival de Cannes, dénonce le sort des soldats issus des colonies qui se sont engagés en 1940 dans l’armée française pour libérer la Métropole et qui ont été...
Trackback par : Cap sur les Présidentielles | 27 septembre 2006
Commentaires
Salut,
J'entends tout et le contraire sur les Bienveillantes de J. Litell.
Qu'en penses-tu?
A plus
Ecrit par : madelin | 29 septembre 2006
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