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22 août 2006
Byebye imédias
Dans le paf le mercato a eu lieu en mai-juin. Sur imédias il s'est joué en quelques soirées d'août. Au moment même où le site est en pleine mutation et où ses perspectives de développement sont alléchantes, je dois quitter une rédaction de gens bénévoles après deux années de bons et loyaux services. Deux années à monter ce site internet aujourd'hui premier portail d'info médias avec ce que cela implique de travail, d'audace, de mobilisation, de sacrifices...
J'emporte dans mes cartons virtuels le souvenir de jolies rencontres et de bon travail accompli.
Je suis en train de mettre en place de nouveaux projets et ma future vie professionnelle prend tournure. Je vais donc rester connecté bande de web-adicts ;-)
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21 août 2006
Un « petit » film qui rêve de devenir grand
Justin Cobb ressemble à bon nombre d'ados. Il a 17 ans, est timide, vit ses premières déceptions amoureuses, ses premières cuites, a du mal à communiquer avec ses parents, etc. Mais le truc qui empoisonne la vie de Justin, c'est qu'il suce son pouce ! "Age difficile obscur" raconte l'histoire de ce pouce dont il faut se séparer, métaphore du passage de l'âge enfant à l'âge adulte. On retrouve forcément un peu de nous dans cet adolescent qui craint de quitter son enfance et son insouciance tout en souhaitant son émancipation.
Pour enrichir le scénario, Mike Mills a crée une série de personnages attachants tout aussi paumés que Justin. De sa maman (Tilda Swinton, excellente), à son père (Vincent d'Onofrio) en passant par sa copine (Kelli Garner), son professeur de débats (Vince Vaughn) et son dentiste (Keanu Reeves, dont je me demande encore ce qu'il fait dans ce film). Cette galerie contribue à donner une ambiance au film et à le rythmer (on ne dira jamais assez qu'une heure trente-six est la durée idéale pour un film).
Plein de charme
La réussite d'Age difficile obscur est de retransmettre avec humour et pudeur un univers pas forcément rose dans le fond. Mills filme avec tendresse, sans condescendance, ses personnages, leurs doutes, leurs craintes et leurs failles. Pour son premier film, Mike Mills s'impose comme un cinéaste indépendant à suivre. L'autre qualité du film est son jeune interprète. Loin des prestations hollywoodiennes et loin des critères physiques des comédiens à la mode, Lou Taylor Pucci est étonnant. Jamais il ne faiblit devant ce rôle imposant. Il mérite largement ses deux prix d'interprétation récoltés pour ce film (lors du Festival de Berlin 2005 et du Festival de Sundance 2005). En résumé, Age difficile obscur est un petit film indépendant américain plein de charme. Tout simplement.
23:45 Publié dans Critiques de film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








