« Sea, sex and sun | Page d'accueil | L'ensemble de la presse titre sur Outreau »

06 février 2006

Alexandre Devoise : "Animer des débats, ça me plairait !"


Depuis 4 ans maintenant, Alexandre Devoise réveille la France. Avec énergie, il présente tous les matins «Le grand bazar», la matinale de RTL2, accompagné depuis la rentrée par Sophie Coste. L'animateur qui a marqué les esprits avec l'apprécié «Nulle part ailleurs, première partie», présente également tous les mardis «Choc l'émission» sur NT1. Un matin, avant de partir pour Troyes pour y présenter sa matinale, il prend le temps de répondre à nos questions. Entretien autour d'un café.

Imédias : Qu'est-ce que vous prenez pour avoir une telle pêche tous les matins pendant 3 heures ?
Alexandre Devoise : Je me couche surtout très tôt, aux alentours de 20 heures, pour être bien en forme le matin. Mais je ne «prends» rien, ce n'est pas mon truc. Je suis naturellement dynamique.

Depuis la rentrée, la formule de votre matinale a changé. C'était une idée de Sam Z et Denac, les nouveaux patrons de RTL2 ?
Ils voulaient une émission plus rythmée avec moins de blabla et plus de musique tout simplement. Ils avaient envie d'une matinale qui soit plus en adéquation avec une station musicale, qu'avec une station de radio-libre. On a fait évoluer «Le grand bazar». Les filles qui m'accompagnaient la saison dernière avaient envie d'autre chose, de sortir, d'aller au théâtre, enfin de reprendre une vie normale! Il a fallu remonter une nouvelle équipe. J'ai cherché une co-animatrice avec un style d'animation moins lisse.

Pourquoi avoir choisi Sophie Coste ? C'est son style dans les jeux matinaux de TF1 qui vous a séduit ?
Je la connais depuis un petit moment. Elle a du caractère. Son petit côté « rentre-dedans » passe bien à l'antenne. Elle me booste et j'avais besoin d'avoir quelqu'un à côté de moi pour me bousculer un peu.

Quel a été l'apport de Sam Z et de Denac ?
On parle avec eux régulièrement du programme. On était d'accord sur les modifications à apporter. Après, ils nous ont laissé faire. Ils ont confiance en nous car ça fait maintenant 4 ans que l'émission tient la route et qu'elle marche !

Justement, toutes les stations de la bande FM ont vu leurs audiences baisser en novembre-décembre. Quelles sont les audiences de votre émission ?
On dépasse le million et demi d'auditeurs quotidien. Et sur le dernier sondage, on a gagné 14% d'audience en plus sur un an. Tout va bien pour nous.

Vos ex-co-animatrices ont eu envie de passer à autre chose. Vous n'êtes pas intéressé par une autre case moins contraignante en terme d'horaire ?
Ecoutez, la case 6 heures - 9 heures est le «prime time» de la radio ! C'est assez excitant. Je suis bien payé donc tout va bien. Je ne vais pas vous mentir en vous disant que je veux me lever tous les jours de ma vie à 4 heures car c'est assez physique. La saison des transferts n'a pas encore commencé, je ne sais pas ce que la direction de RTL2 veut mettre en place pour la saison prochaine. Nous verrons si je fais partie des plans. Mais si cette case ne me plaisait pas, je l'aurais quittée depuis longtemps. Il faut avoir envie pour se lever aux aurores tous les matins.

Dans l'idéal, vous n'avez pas envie d'un talk-show ?
Franchement, non. Ce n'est pas mon truc. Cauet le fait très bien. En revanche, animer des débats, ça me plairait.

Toutes les semaines, vous animez sur NT1, « Choc l'émission», une sorte de «Vidéo gag» en plus trash...
Non ce n'est pas «Vidéo gag» car il n'y a pas d'extraits avec des bébés qui tombent des tables ! On veut faire diffuser des images insolites, étonnantes et amusantes en provenance du monde entier. On est en partenariat avec le magazine Choc, qui ne fournit que quelques images. C'est une émission festive, avec un public à 20h50 !

Sans langue de bois, Alexandre, vous avez envie d'autre chose en télévision ?
C'est une obsession chez vous ! (rires) Mais non, cette émission m'amuse ! J'aime bien l'exercice. Tous les éléments qui me plaisent dans une émission sont dans «Choc» : le ton me plait, il y a de l'interaction avec le public, un côté sérieux mélangé à un côté déconnant... Ma préoccupation n'est pas de présenter un prime time sur TF1 mais de faire des choses qui me plaisent.

Depuis l'arrêt de «Nulle part ailleurs», votre nom a circulé à propos de plusieurs projets d'émission. Vous avez enchaîné les pilotes ?
Non, j'en ai tourné qu'un seul ! A ma sortie de Canal+, j'ai fait un pilote pour TF1, ça s'appelait «Shocking» et l'idée était déjà de diffuser des images insolites et rigolotes. Vous voyez ! (rires) L'émission ne s'est pas faite et j'ai finalement présenté «Coté vacances», l'émission estivale de France 3 que j'avais pris beaucoup de plaisir à faire.

La presse people trash marche bien. Vous en êtes lecteur ?
Comme tout le monde. Je ne les achète pas mais quand Voici, Entrevue ou Choc traînent au bureau je me précipite !

Cette presse fonctionne avec des peoples qui en France sont protégés par un strict droit à l'image. Ces règles vous imposent de ne diffuser que des images de vedettes américaines ?
De toute façon la ligne éditoriale, si ligne éditoriale il y a, est de diffuser des images insolites. Or, les choses les plus dingues se passent à l'étranger ! Donc, on diffuse surtout des images des personnalités américaines. On a ainsi pu voir Janet Jackson allongée dans son transat ou Cameron Diaz dans un film amateur assez chaud qu'elle avait tourné au début de sa carrière.

Pensez-vous que votre côté décalé est plus difficile à exploiter en télé ?
Non je ne crois pas que mon côté festif soit un problème en télé. «Choc» est l'émission de la TNT qui marche le mieux aujourd'hui. Il y a probablement une raison même si c'est le concept en lui-même qui séduit.

Quels programmes regardez-vous ?
Je suis un gros fan des documentaires animaliers. Sinon je regarde les chaînes infos, les chaînes de sport et les chaînes de clips. Je ne regarde jamais les programmes de variétés.

«NPA» a profondément marqué les esprits. On vous en parle souvent ?
Oui, on m'en parle souvent...

Ca vous ennuie ?
Non, pas du tout. Je ne suis absolument pas nostalgique de la période passée à Canal+. J'ai eu la chance d'y passer 12 ans au moment où ça allait bien pour tout le monde. J'ai appris mon métier dans des conditions que l'on ne retrouvera jamais. On avait une totale liberté. La direction nous avait posé les clés de «NPA» sur la table en nous disant que nos seules obligations étaient de diffuser le zapping et de rendre l'antenne pour «les Guignols». Autour nous pouvions faire ce que nous voulions sans aucune contrainte d'audience et on gagnait très bien notre vie! Travailler dans ces conditions c'est rare ! Comme les gens, j'en garde un excellent souvenir et c'est toujours sympa d'en reparler.

Et aujourd'hui, quand vous regardez la grille de Canal+, vous la trouvez sage ?
Non, c'est un éternel recommencement. Ils se sont cherchés pendant quelques années et là c'est reparti. Mais qu'on ne nous raconte pas d'histoire, «Le grand journal» que présente à merveille Michel Denisot, c'est une sorte de «NPA». Il y a des invités, des pastilles, des chroniqueurs ciné et mode, un groupe de musique qui vient jouer des morceaux en live ... C'est le même créneau horaire, il y a des têtes qu'on revoit alors en tant que spectateur on se dit que ce n'est pas très éloigné.

Vous vous couchez tôt. Votre dernier concert c'était quand ?
Ola ! (il réfléchit) Je ne sors pas beaucoup... C'était un concert que j'ai présenté pour RTL2, en juin dernier. Ah non, en juin ce n'était pas moi... Alors ça remonte à janvier 2005.

Vous n'avez pas envie de «reprendre une activité normale» comme dit la marionnette de PPDA ?
Quand j'étais sur Canal+, j'ai eu ma période fête. On ne peut pas faire la bamboula et tenir une émission en direct de 6 heures à 9 heures. Il y a un temps pour tout. C'est vrai que, quand les beaux jours reviennent, sur les coups de 19 heures tu préférerais aller boire un pastis avec tes copains que de te coucher ! Mais enfin tes amis, tu les peux les voir le week-end.

Dernier album coup de cœur ?
Le dernier de 50 Cent. Mais il ne remplace pas NTM, mon groupe préféré qui n'existe plus à mon grand désespoir...

Interview publiée le 6 février 2006 sur le site imedias.biz.

Les commentaires sont fermés.