« Yves Decaens : "La formule du 13/14 d'Inter avait vieilli" | Page d'accueil | Mais que diable allait-il faire dans cette misère ? »
17 octobre 2005
Laurence Boccolini : "On n'a pas besoin d'une belle gueule pour bousculer les tabous"
«C'est un pilote», insiste Laurence Boccolini. Le lundi 24 octobre, l'animatrice endossera le costume de « Mademoiselle Joubert », une nouvelle série dans laquelle elle interprète une institutrice. Si l'épisode fait une bonne audience, il y en aura d'autres. Devenir un personnage récurrent, le pari est gonflé. Ca lui plait et l'angoisse. Retrouvant sa plume, celle-là même qui faisait les belles heures de France Inter, elle a osé se lancer dans la comédie. imédias aime cette animatrice faussement méchante et haute en couleur. Une rencontre s'imposait.Imedias : Vous vous lancez dans le drame, Laurence ?
Laurence Boccolini : Ce n'était pas mon souhait. Au départ, Takis Candilis (le directeur de la fiction de TF1, ndlr) et moi avions parler d'une série que je devais écrire. J'avais très envie de reprendre l'écriture. Même si je n'ai pas signé le scénario du pilote, le personnage de Mademoiselle Joubert, c'est moi. Je voulais une comédie avec des histoires un peu « sociales », de la tendresse et pas de drame.
Ce premier épisode est pourtant dramatique et un peu dégoulinant par moment...
C'est un pilote ! Il faut prendre nos marques. S'il fait une bonne audience, il y en aura d'autres que j'écrirai moi-même. Les retours que nous avons de «Mademoiselle Joubert», c'est que le personnage, les scènes de comédie et les séquences plus tendres fonctionnent bien. La série se tient et c'est plutôt rassurant. Il va falloir trouver le bon dosage et ne pas tomber dans le drame car je n'en ai pas envie. Dès le début, je souhaitais un ton léger et tendre. Par exemple, je voulais que cette institutrice ait des défauts et que surtout elle ne fasse la morale à personne. Les personnages parfaits, donneurs de leçon, m'énervent.
Dans le ton, ça ne ressemble pas trop à du Laurence Boccolini !
Si, car ce n'est pas mièvre et j'espère drôle. On retrouve mon style dans la série, il est évidemment entouré par la structure de ce type de fictions diffusées à 20h50. Je ne peux pas faire ce que je faisais chez Ruquier à France Inter, en prime time sur TF1. Ce n'est le même humour. Je rêverais aussi de faire une série comme «Sex in the City» à cette heure là mais ce n'est pas possible...
Du «Maillon Faible» à la «Première Compagnie», il y a toujours une part de jeu dans votre manière d'animer une émission.
Oui, il y a effectivement des automatismes et des mécaniques de comédien. Mais ça n'a pas grand-chose à voir avec l'interprétation d'un rôle. Je ne me sens pas du tout comédienne. Quand on se retrouve avec son texte face à un acteur, ça n'a rien de commun avec l'animation.
Sincèrement, avez-vous accepté d'animer la «Première Compagnie» pour pouvoir faire «Mademoiselle Joubert» ?
Oh ! Pas du tout ! Ce sont des pratiques qui ont court dans le milieu des affaires mais pas à la télé. TF1 ne prend aucun risque et ne donne pas des programmes en guise de remerciements. Penser cela, c'est mal connaître le monde de la télévision.
En jouant «Mademoiselle Joubert», vous devenez la consoeur de Corinne Touzet, Ingrid Chauvin et compagnie.
Je n'ai pas l'impression d'être leur collègue ! Je ne les connais pas et une fois encore je ne suis pas comédienne, j'essaie juste d'écrire.
Comment vous sentez-vous au milieu de ses comédiennes à la taille mannequin et sans un gramme de trop, voire refaites ?
(Rires) C'est amusant en effet à remarquer. Je remercie Takis de n'avoir pas hésité à mettre une héroïne qui n'est pas conforme à ce que l'on voit par ailleurs. On n'a pas besoin d'une belle gueule pour bousculer les tabous.
N'avez-vous pas peur de vous enfermer dans un personnage récurrent ?
Non ! On m'a posé exactement la même question quand j'ai commencé le «Maillon faible». Ca ne me fait pas peur.
Malgré le personnage odieux du «Maillon Faible», vous avez une image sympathique. Comment l'expliquez-vous ?
Parce que ce n'est un personnage et que de la télévision. Les gens savent que c'est un jeu et qu'il faut relativiser. Je suis gentille dans la vie.
Un dernier mot Laurence. Vous êtes pensionnaire des «Grosses Têtes» sur RTL. Pourquoi participez-vous à une émission aussi machiste ?
Parce qu'il faut bien que quelqu'un aille défendre les femmes ! On s'amuse beaucoup dans cette émission. Le public est sympa et nous apporte à manger et à boire. Philippe Bouvard est un homme charmant, cultivé et drôle ! Il m'a beaucoup appris. A l'âge de 17 ans, je travaillais aux «Grosses Têtes». A l'époque, je servais à boire à Olivier de Kersauson. Aujourd'hui je bois avec lui !
Interview publiée le 17 octobre 2005 sur le site Imedias.biz
01:15 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









Les commentaires sont fermés.