28 février 2005
Stéphane Bern : "Dès que ça marche, je n’ai qu’une envie, c’est de changer"
En ce lundi 28 février, Stéphane Bern fête les 5 ans du Fou du Roi, son émission quotidienne diffusée en fin de matinée sur France Inter. A 40 ans, l'animateur serait sur « la voie de la consécration » selon le quotidien 20 minutes. Entre la télé, la radio et la presse, Stéphane Bern enchaîne les succès tout en se préparant de nouveaux défis. Pour cet anniversaire, le spécialiste du gotha nous a reçus pour un long entretien, sans langue de bois. Et avec gentillesse et simplicité. Entretien inédit.
Imédias : Vous n'avez pas été très bien accueilli à votre arrivée à France Inter. Beaucoup pensait que vous alliez vous planter en reprenant la case de 11h. Aujourd'hui, vous fêtez les 5 ans du Fou du Roi, qu'est-ce que cela signifie pour vous?
Stéphane Bern : En fait, je n'ai jamais été là où on m'attendait et on m'a souvent condamné ou jugé avant même de m'entendre. J'ai résisté dans l'adversité alors je vais rester modeste. Je suis bien sûr heureux d'avoir tenu cinq ans alors que la plupart ne croyaient pas en moi. Aujourd'hui, ils crient tous au génie. C'est trop d'honneur aujourd'hui et trop d'indignité hier. Je suis content d'avoir fait une émission reconnue pour ses qualités tant par les auditeurs (2 millions en moyenne) que par les invités qui aiment bien venir et revenir.
Vous comprenez ces critiques lancées il y a cinq ans?
Oui ! Parce malheureusement certaines personnes vivent avec des œillères. Elles ne peuvent pas imaginer qu'on ait, dans la vie, le désir de faire plein de choses, d'être une chose et son contraire. J'ai comme tout le monde des contradictions mais je les assume. La presse dite « populaire » a plutôt été sympathique, mais c'était plutôt le triangle Le Monde/Le Nouvel Obs/Télérama qui m'a « tapé » dessus. Cela m'a fait plutôt plaisir d'essayer de les convaincre. Mais je devrais peut-être m'inquiéter car je commence à avoir d'excellents papiers sur le Fou du Roi dans les mêmes titres, je me dis que la roche Tarpéienne n'est jamais bien loin du Capitol. Restons prudents!
Justement, pour éviter de vous reposer sur vos lauriers, avez-vous prévu des modifications dans l'émission?
Oui, car il y a une forme d'érosion naturelle, de routine à faire la même émission pendant cinq ans. Je ne dis pas qu'il faut tout changer, mais il faut juste aménager des choses. Je suis à l'écoute des attentes du public, quand j'arrive le matin à Inter, je lis tous les mails, les courriers. J'essaie d'être réactif. Aujourd'hui je pense que les gens « vivent » beaucoup plus autour de la télévision et j'ai envie que l'émission soit un peu plus tournée vers la télévision, sans forcément se limiter au seul son de cloche de Guy Carlier. On a aussi tous le droit d'avoir regardé la télé la veille et d'en parler.
Une des critiques que je faisais à l'émission, c'est que l'on n'entendait pas l'invité principal dans la deuxième heure. Cela donnait l'impression qu'il y avait deux émissions en une. J'ai cassé ce conducteur un peu rigide qui faisait qu'il y avait peu de place pour l'invité de deuxième heure au milieu des chroniques. Maintenant le deuxième invité passe de 11h45 à midi. Je veux qu'il ne soit pas noyé, qu'il y ait plus d'échanges et qu'au final, les gens le découvrent mieux.
Durant la deuxième heure, je veux vraiment que l'émission soit recentrée autour de l'invité principal pour qu'il réagisse sur l'actualité, la télé, ses coups de cœur, sa vie.
Un autre aménagement que j'apporte à l'émission, je trouvais que la famille du Fou du Roi était trop étendue, trop vaste : il manquait de rendez-vous réguliers. On ne savait plus qui était là le matin ou pas. Je veux m'appuyer sur des maillons forts tous les jours.
Qui sont ces maillons forts?
Isabelle Giordano, Joëlle Goron, Muriel Cousin François Reynaert, Eric Neuhoff, Nicolas Rey. Ce sont des gens jeunes, ils sortent, font la fête, vont en boîte... Ils vivent leur époque tout en ayant une culture et un mental qui correspond au ton France-Inter que les auditeurs attendent.
Pour schématiser, il y a trois catégories d'intervenants :
- Les journalistes dont je vous ai parlé auxquels on peut ajouter Damien Thévenot que j'aime beaucoup et qui est sur France 2, Nathalie Corré qui est une jeune comédienne avec un vrai tempérament sans oublier Guy Carlier un pilier de l'émission et Bruno Masure.
- Les humoristes. François Morel, Vincent Roca, Didier Porte, Dau et Catella, Trinidad, Willy, Stéphane Guillon. Là, il n'y a pas vraiment de changement mis à part la suppression du deuxième portrait de l'invité : si c'est pour en avoir un bon et un mauvais, il vaut mieux qu'il n'y en ait qu'un seul. Le portrait sera donc plutôt une chronique humoristique.
- Les chroniqueurs, dont bien sûr Guy Carlier avec sa chronique TV le mardi et le vendredi, la chronique tendance de Gilles Tessier le mercredi, la chronique people d'Alix Girod de l'Ain le jeudi, et le lundi les Européens qui viennent nous raconter ce qui anime l'opinion publique de leur pays, David Lowe le Britannique, Alessandro di Sarno l'Italien, Annette Burgdof l'Allemande et Maria Martin l'Espagnole.
On nous a parlé d'un changement de titre pour l'émission.
Non. Ni changement de titre, ni de générique, ni de réalisateur. Il y a une équipe qui bosse et je ne compte pas la changer. Il y a une bonne ambiance, ils sont tous jeunes et branchés. Ils sont tous plus jeunes que moi donc je suis content (rires).
Même Guy Carlier ?
Non. C'est celui qui date le plus, dont l'humour est le plus daté. En même temps, c'est un peu un talisman, quelqu'un sur qui je peux vraiment m'appuyer. Il a un cœur d'or et je trouve en même temps qu'il reste toujours meilleur à la radio qu'à la télé.
En centrant plus l'émission sur la télé, son rôle à lui ne risque-t-il pas d'être modulé ?
Vous avez raison de poser la question. Je trouve effectivement que ce n'est pas un territoire réservé et tout le monde doit pouvoir parler de télévision et Guy, en dehors de sa chronique, va renouer avec une lettre quotidienne.
Comme il faisait le matin il y a quelques années.
Oui. Dans le domaine de la télé, il ne peut pas regarder 36 programmes à la fois. Et, parler de la 1ère Compagnie deux fois par semaine ne me satisfait pas forcément ! Ainsi l'autre jour, je n'étais pas très content car j'ai regardé un programme où il y avait vraiment de quoi se marrer : On a échangé nos mamans sur M6.
Produit par votre ami Marc-Olivier Fogiel d'ailleurs...
Non. C'est pas possible. Comment ose-t-il faire ce genre de conneries ? (rires) L'argent n'a pas d'odeur (rires). C'est pitoyable : il y avait un type qui devait choisir entre sa femme et Johnny et il choisissait Johnny.
C'est peut être pour cela que Guy Carlier n'en a pas fait de chronique ?
Je ne sais pas. Il n'était pas bien, malade. Il a toujours de bonnes raisons. Il parle de ce qu'il veut en fait, voilà. J'ai envie qu'on parle aussi de ce dont j'ai envie. Tout le monde pourra parler de sa soirée télé.
Vous suivez un peu la mode, qui est de parler télé un peu partout ?
La société parle de télé. Tout le monde ne parle que de ça. Au bureau, le matin, les gens ne parlent que du programme télévision de la veille. Outre l'émission excellente de MOF le samedi sur Inter, je trouve qu'on a besoin d'avoir des réactions à chaud. On a la chance d'être en direct et c'est le seul espace sur la grille d'Inter où l'on peut se le permettre.
En plus, à 11H, c'est le pic d'audience donc autant aborder ce sujet qui concerne tout le monde! Chacun pourra se lâcher, j'ai trouvé par exemple que D'Artagnan était une « crétinerie ». L'inverse du Père Goriot dont nous avons visionné les cassettes avant de recevoir Aznavour. J'aimerais que l'on ait cet esprit de liberté de ton. Et je ne pense pas copier ce que font les autres, ni Morandini qui est encore face à moi à cette horaire là, ni Morini-Bosc. C'est un autre regard, plus moqueur que nous voulons apporter. Au bout de cinq ans, vous voyez les invités tourner. Charles Aznavour est passé trois fois pourtant c'est une star. Le seul que je n'ai pas eu, c'est Johnny. Sinon, toutes les grandes stars sont venues.
Pourquoi Johnny ?
Une des raisons est qu'il ne vient pas en direct. Et le matin à 11H ! (rires)
Presse, Radio, TV, Edition... Vous êtes un éternel indécis ?
Je ne suis pas indécis, on ne demande pas à choisir entre son père et sa mère !
Non mais entre son père, sa mère, son beau-père, son grand-père...
Je prends toute la famille ! Vous raffinez autrement une même information. Pourquoi se priver d'un média ? Historiquement, mon premier bureau est là, au Figaro. J'y suis depuis vingt ans. Je suis affectivement attaché à cette maison. Je suis rédacteur en chef adjoint pour l'ensemble des titres du Figaro. Plus tard, on m'a appelé à la radio, je les ai toutes faites. J'étais sur Europe 1 : Bellay m'a viré car il ne supportait pas que je fasse les Grosses Têtes, j'ai aussi fait des chroniques sur RTL et c'est à cette période qu'on m'a proposé de venir à France Inter. Parallèlement, il y avait l'expérience à la télé.
Internet, les livres aussi.
J'ai un peu arrêté internet. Et pour les livres, j'aime l'écriture et j'y consacre mes étés que je passe sans radio et sans télé. Et puis si vous voulez tout savoir, j'ai encore de nouveaux projets en octobre. On va me voir ici ou là faire autre chose que ce que pourquoi on me connaît.
Du cinéma ?
J'ai commencé au cinéma. Pourquoi ne pas continuer.
Pourquoi pas une pièce de Ruquier alors ?
Laurent a un talent fou. Mais d'autres auteurs m'ont approché, rendez-vous en octobre. Et puis je trouvais que mes soirées n'étaient parfois pas assez remplies (rires) !
À force de trop en faire, vous allez brouiller votre image.
Mais quelle image ? Vous avez pu constater que je me suis toujours « moqué » des étiquettes et des clichés. Rappelez-vous le ridicule de la situation autour de ma « révolution capillaire » (rires). Quand je suis arrivé à Canal, on a dit « Il est à Canal, il a changé de coupe de cheveux ». Je m'en suis amusé, j'ai pris à leur propre piège les « étiqueteurs ». Car outre les cheveux, j'ai décidé de poser nu dans Paris-Match. Je trouvais ça pas mal de pouvoir se le permettre à 40 ans sans être ridicule.
Si l'image qu'a de moi le microcosme me souciait, cela ferait longtemps que j'aurais arrêté. Je viens de lire les derniers articles qui titrent « Bern n'est plus une tête à claques » dans Le Soir de Bruxelles. C'est très gentil, mais c'est trop (rires). Qu'est-ce qui a changé ? Ah oui, j'ai des bouclettes...
Expliquez-nous alors une journée type.
Hier par exemple, je me suis levé à 6h30. J'ai retrouvé Ariel Wizman à 8H pour l'enregistrement de + Clair où nous étions invités. Dans ma loge, j'ai préparé Le Fou du roi. Je suis allé faire mon direct à France-Inter de 11H à 12H45. Je suis repassé au Figaro car j'avais un papier à finir, des pages à signer et un pot de départ car beaucoup de gens quittent Le Figaro en ce moment. Ensuite, j'avais un rendez-vous de 14H à 15H puis une interview pour Le Figaro de 15H à 16H puis pour le JDD. Ensuite, je suis allé à Inter car j'avais une réunion avec la Présidence pour évoquer l'image du Fou du roi : on m'a transmis des chiffres. J'étais très heureux de voir que 2 millions d'auditeurs nous écoutent chaque jour. Puis, j'avais rendez-vous avec un agent de cinéma et de théâtre. Enfin, j'avais un dîner avec des amis comédiens. Je suis rentré à 0H30 et j'ai visionné le Père Goriot jusqu'à 2H30 du matin.
Que pensez-vous de ces départs au Figaro ?
Certains ont demandé leur clause de cession. C'est leur droit. Moi, je ne l'ai pas fait. Je ne me sens pas atteint, au contraire, je suis très bien ici.
Si RTL vous contacte, iriez-vous rejoindre Pascale Clark ?
Drôle de question alors nous fêtons les cinq ans du Fou du Roi ! Mais, dans tous les cas, ce n'est pas l'argent qui m'attirera. Avant de partir pour Canal, Etienne Mougeotte m'a reçu dans son bureau et m'a dit « Tu veux combien pour rester ? » Je lui ai dit que ça ne m'intéressait pas, ce n'est pas un discours que je peux entendre. On reste pour un projet. Je fais ce métier par passion. Et je n'ai pas de gros besoins dans la vie, ni des goûts de luxe. Mon vrai métier est ici, je vis avec mon salaire du Figaro.
Et celui de Canal, vous en faites quoi ?
J'investis pour me loger. Je ne suis pas producteur, je suis juste salarié.
Fogiel dit gagner 1200 euros par Vous écoutez la télé, et vous ?
C'est beaucoup moins. Ça doit être de l'ordre de 300/400 euros par émission. Il faut payer tout le monde : vous avez vu le nombre de personnes qu'il y a autour de la table. Les budgets ne sont pas extensibles. Il y a une chose très motivante, mais très dure sur France Inter c'est que le public est extrêmement exigeant avec nous. Il ne nous pardonne rien. Je vous fais cette confidence mais parfois j'ai envie de lâcher car je me dis que rien ne leur plaît.
Comme à chaque intervention de Carlier par exemple.
Oui. Dès que Carlier dit quelque chose, certains distillent leur haine : « Mais comment ose-t-il ?! »... Je suis toujours surpris de voir que les gens perdent autant de temps à envoyer des lettres d'insultes pour des bêtises. C'est rarement pour dire « Merci de nous faire rire ». Même s'il y en a bien sûr des très positifs mais j'ai plus souvent « le nez » dans celles où les critiques sont injustifiées.
Vous êtes donc plus sensible à la critique du public que de la presse, contrairement à Hondelatte par exemple.
C'est normal, c'est le public qui me fait vivre. Pour Hondelatte, je veux croire que c'était simplement une excuse pour partir. Je n'imagine pas qu'on puisse partir sur un article. Reprenez tout ce qui a été écrit sur moi, y compris sur ma vie sans que je ne fasse un seul commentaire. Je n'ai ni démenti, ni attaqué. Je laisse dire, je m'en fiche. Mais je n'oublie pas, j'ai tous les noms.
Mais vous le vivez bien quand même ?
Bien sûr. Les gens sont libres. Mais la liberté implique une responsabilité. Je mets ceux qui écrivent face à leur responsabilité.
En les laissant faire quand même.
Je ne vais pas attaquer. Je suis parfois attaqué, mais ce sont des procès ridicules ! La seule chose qui pourrait me donner l'envie de lâcher prise, c'est quand la critique est trop injuste et systématique et ce serait plutôt des lettres d'auditeurs que je pourrais lire à 7H30 du matin en arrivant à Inter. Mais les agressions gratuites de certains journalistes me laissent heureusement souvent complètement indifférent. Sinon, je n'aurais même pas commencé l'émission. Il y a cinq ans, on me comparait à Ophélie Winter : on disait « Pourquoi pas elle ? »
Que pensez-vous des prestations de Guy Carlier dans ONPP ?
Je n'ai pas à juger ses prestations. Il me fait rire et je trouve que c'est assez bien vu. Mais jusqu'à présent il était un procureur utile pour la télévision car il avait un Magistère moral depuis lequel il pouvait juger les autres et moi le premier. À partir du moment où il devient juge et partie à la fois c'est plus complexe. Le public l'accepte moins et nous avons beaucoup de lettres en ce sens. Et chez nos auditeurs, Marc-O n'est pas non plus le plus populaire. Mais de ce que j'entends, ni lui, ni Fogiel, ni la chaîne n'ont envie de continuer après juin.
Pourtant vous aussi vous auriez bien aimé qu'il vous suive en télé ?
C'est vrai, mais en même temps il ne pouvait pas.
Donc vous lui avez proposé en sachant qu'il ne viendrait pas ?
Non, c'est mon producteur qui lui a proposé. J'aurais aimé évidemment car lui avait le désir de faire de la télé. Moi je pensais sincèrement que ce n'était pas excellent pour lui. Maintenant qu'il est descendu de son piédestal, j'ai moi aussi pris de l'assurance.
Je lui ai demandé qu'après avoir été aussi onctueux avec Bernadette Chirac, de ne plus jamais dire de mal d'elle à l'émission. Qu'est-ce que je n'avais pas dit. Il a été malade deux jours. Après il a fait son mea-culpa public etc. Mais c'est sans doute une des plumes les plus brillantes sur la télévision aujourd'hui.
Donc vous appréciez ce qu'il fait.
Bien sûr. En plus de ça, il y a une vraie affection entre lui et moi. On se comprend : on a nos démons, nos diables, nos passions donc on sait exactement comment on fonctionne. Moi, j'adore travailler avec lui et je trouve qu'il est brillant à la radio. À la télévision, c'est très dur d'être violent. Regardez ce que se prend Stéphane Guillon dans la figure alors qu'il est très fort.
En télé, vous venez de fêter la 300e de 20h10 pétantes, comment voyez vous l'avenir de votre talk show ?
Une ou deux nouvelles saisons sont annoncées. On vit au jour le jour à la télé, ça dépend du désir réciproque.
L'an dernier, la chaîne communiquait beaucoup sur vous en annonçant le retour de l'esprit Canal. Cette année, ils semblent beaucoup plus branchés sur Denisot et moins sur 20H10...
C'est une deuxième année ! Mais il y a eu des remises à niveau, notamment pour la 300ème. Aujourd'hui, tout va bien. Et les gens regardent les audiences. Tout le monde les regarde : il y a l'indice de qualité et les audiences, les deux sont excellents pour nous.
Vous êtes passé de 1 à 3 invités pour éviter l'essoufflement : comment renouveler l'émission ?
En trouvant d'autres comiques, d'autres humoristes, d'autres idées. Il ne faut jamais s'installer. J'aime bien le thème de l'intranquillité développé par un poète portugais que j'adore, Fernando Pessoa. Je ne me repose jamais sur des lauriers (rires) ! On me dit « Ca marche, tu veux continuer ? » : pourquoi pas ! Mais sous quelle forme? On a fêté la 300ème et maintenant on a des séminaires pour réfléchir à d'autres idées. Dès que ça marche, je n'ai qu'une envie, c'est de changer. Je suis toujours pressé de chercher à améliorer. Je ne comprends pas les gens qui vivent pétris de certitudes. Ma seule certitude est que tout cela est éphémère et qu'il faut toujours se remettre en question !
En télé et en radio, qu'aimeriez vous faire dans l'idéal ?
Je suis heureux de mon sort ! Mais il est vrai que j'aimerais aussi faire ce que fait Paul Amar par exemple qui met les gens en face de leur vie, face à des archives. Et en radio un entretien, je serais dans un studio, face à face avec un invité.
Interview réalisée avec J. Mielcarek, J. Lalande et G. Moreira Da Silva et publiée le 28 février 2005 sur imedias.biz
06:50 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, télévision, radio












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